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L'injustice monétaire

Dans un récent billet, je défendais l’idée d’un dividende universel. Je voudrais maintenant m’attarder sur le problème central à l’origine de cette proposition : le mécanisme actuel de la création monétaire.

EDIT 2016 : Bien que ce mécanisme de création monétaire par le crédit me dérange, je dois bien reconnaître que ma compréhension de la monnaie était (est) trop insuffisante pour soutenir les affirmations de ce billet. C’est plus compliqué que cela :

L’argent e(s)t la dette

On parle beaucoup d’une de ses conséquences (surtout en ce moment) : la dette publique.

Si nous n’avons aucune idée de son fonctionnement, nous pouvons penser que nous dépensons trop, et qu’il serait bon de songer à rembourser cette fichue dette. Sans explications, devant le compteur de la dette nationale défilant à toute allure en bas d’un écran de télévision pendant un JT, les téléspectateurs croient sans doute qu’une politique de rigueur est nécessaire, car après tout, il est bien naturel rembourser ses dettes. Quelle arnaque ! Si nous remboursions nos dettes, il n’y aurait plus d’argent : l’argent provient de la dette. Au seul bénéfice des banques.

Posez-vous la question : comment est-il possible que nous soyons tous (les ménages, les entreprises, les États) endettés en même temps ([certains jusqu’à la “faillite”][]), alors que nous créons toujours plus de richesses ? Envers qui sommes-nous tous endettés, et pourquoi ?

Création d’argent ex nihilo

Voyons comment tout cela fonctionne.

Pour plus de détails, voir ce billet.

Lorsqu’une banque accorde un crédit à un client (par exemple pour acheter une maison), elle ne lui prête pas l’argent qu’elle a : elle le crée (par une opération comptable). Le client va ensuite lui rembourser, sur plusieurs années, grâce à sa dure labeur, l’argent qu’elle lui a “prêté”, avec des intérêts. Au fur et à mesure du remboursement du principal, l’argent est “détruit” (de la même manière qu’il a été “créé”, c’est la raison pour laquelle il n’y aurait plus d’argent si nous remboursions nos dettes), mais il reste les intérêts, qui eux, sont au seul profit de la banque (qui sont des intérêts sur de l’argent qu’elle n’avait pas !). Il n’est d’ailleurs possible de lui payer qu’en récupérant, grâce à son travail, l’argent issu d’autres prêts effectués (indirectement), puisque (presque) tout l’argent vient de la dette. Déjà, l’injustice est flagrante : une banque privée crée de l’argent à son profit à partir du travail des autres, sans rien faire (à part manipuler une base de données).

Mais ce n’est pas tout, en créant de l’argent, la banque augmente la masse monétaire, donc dévalue la monnaie déjà en circulation. L’important, ce n’est pas la valeur que l’on possède en €, c’est la part que cette valeur par rapport à tout l’argent en circulation. Ainsi, augmenter la masse monétaire à son seul profit équivaut à “voler” une (toute petite) part de l’argent que possède chacun. La population, qui ne profite pas de cette création monétaire, doit donc travailler toujours plus pour “récupérer” cet argent et payer des intérêts toujours plus importants à ceux qui le leur prend.

Et globalement, cela pose un problème de remboursement : le total prêté à tous vaut P (le principal), et il faudra rembourser P+I (avec les intérêts). Sauf que lorsque tout l’argent provient du crédit, l’argent des intérêts n’existe pas, il serait impossible de les rembourser maintenant. Ce qui le permet, c’est simplement le décalage dans le temps du remboursement, rendu possible grâce à la croissance (c’est-à-dire lorsqu’il y a plus de nouveaux prêts effectués pour rembourser les anciens). Sans croissance ce système inique s’écroule. Il faut donc une production toujours plus importante uniquement pour “rembourser” (en fait, “donner” serait plus juste) les richesses créées aux banquiers. Ainsi, ceux qui créent les richesses sont endettés envers ceux qui créent l’argent.

Beaucoup s’étonnent des inégalités qui augmentent, et s’en prennent soit aux patrons, soit aux “assistés”. Mais la cause des inégalités, c’est le mécanisme de création monétaire. Il faut que la création monétaire soit distribuée à chacun.

La dette publique

Depuis la réforme de 1973 et son article 25, la France a l’interdiction d’emprunter son argent directement auprès de la banque centrale, sans intérêts. Elle doit donc l’emprunter, avec intérêts, aux banques privées, qui elles, ont le droit de “créer l’argent”.

En 1992, cette règle est inscrite au niveau européen dans l’article 104 du traité de Maastricht (qui est repris par l’article 123 du traité de Lisbonne en 2007) :

Article 104 :

  1. Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales”, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
  2. Le paragraphe 1 ne s’applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la BCE, du même traitement que les établissements privés de crédit.

Voilà d’où vient la dette qui augmente inexorablement : l’État est obligé d’emprunter son propre argent avec intérêts auprès d’acteurs privés.

Constatez l’évolution de la dette publique avec et sans intérêts depuis 1979 (source) :

dette-publique

Réformes d’austérité

Des réformes sont prévues pour lutter contre les déficits, sans remettre en cause ce système inique.

En France, la réforme constitutionnelle contre les déficits a pour but de parvenir à l’équilibre budgétaire (heureusement, elle ne devrait pas passer, l’UMP ne devrait pas réunir une majorité de 3/5e). Cela paraît pourtant presque naturel de ne pas dépenser plus que ce que nous avons. Mais à la lumière de l’injustice de la création monétaire, nous pouvons sans peine imaginer les impacts pour les finances de l’État et de la Sécurité sociale si le principe d’équilibre budgétaire avait une valeur constitutionnelle.

Au niveau européen, le “Pacte pour l’Euro” annonce une grande braderie sur les droits sociaux.

Commentaires sur le revenu de base

Je profite de ce billet pour vous livrer quelques commentaires sur le revenu de base et son financement.

Présentation

Le revenu de base désigne le versement d’un revenu inconditionnel à chaque citoyen pour satisfaire ses besoins primaires.

Ce concept peut paraître étrange, selon la manière dont on le présente. J’ai l’impression que, face à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler, si je dis :

Je suis favorable à un revenu de base, un revenu versé tous les mois permettant de vivre sans emploi rémunéré.

l’idée sera difficilement acceptée, tellement elle semble illogique lorsque nous avons intégré la fameuse “valeur travail” (ou plutôt “valeur emploi”) : pourquoi gagnerait-on de l’argent sans travailler ?

Par contre, si je dis :

Lorsqu’on augmente la masse monétaire (“on crée de l’argent”), comment cela doit-il se passer : on donne tout cet argent créé à quelques acteurs privés et rien aux autres, qui devront le gagner et l’emprunter avec intérêts à ceux qui en bénéficient, ou alors on distribue cette augmentation à tout le monde équitablement ?

je pense que la personne prendra plus facilement conscience qu’un revenu non-issu du travail est naturel, que ce n’est pas une aumône (demander de l’argent sans rien faire simplement parce qu’on en a envie), mais un dû, dont actuellement nous sommes privés injustement.

Financement

Je suis très étonné que certains proposent un financement du revenu de base sans remettre en cause la création monétaire privée.

J’ai peut-être manqué quelque chose, mais je trouve absurde d’uniquement redistribuer les richesses au sein de la population, si nous laissons en place l’énorme redistribution de toute la population vers les banques. Je ne dis pas que le dividende universel suffirait à financer un revenu de base (je n’en sais rien), mais financer un revenu de base sans dividende universel me paraît aberrant.

J’aime beaucoup l’analogie d’[Étienne Chouard][] (vers 8mn30) :

C’est comme si on avait une inondation, un robinet qui coule à fond, il y a de l’eau partout. On est tous là avec des serpillères à éponger, et personne ne ferme le robinet.

Conclusion

Le système monétaire actuel est injuste. Il explique à mon avis une grande partie des problèmes de société (dette publique, inégalités, précarité, retraites…), et les personnalités politiques se disputent entre eux sur certaines conséquences sans jamais s’attaquer à la cause.

Je pense que les choix politiques sont trop importants pour être confiés à des politiciens.

Commentaires

Excellent billet, vraiment excellent, parfaitement bien compris et bien expliqué.

Concernant le lien entre monnaie et dette je te propose pour compléter de jeter un oeil sur ce post : http://www.creationmonetaire.info/2011/01/creation-monetaire-et-dette-des-etats.html

Ainsi la dette cumulée des Etats de la zone euro représente environ apparemment 60% de la masse monétaire. Sans doute un peu plus si l’on compte des agrégats moins connus M4 - M7… Le reste étant la dette privée.

Scandaleux en effet. Je suppose que tu ne participes pas à l’accroissement de la dette et n’as contracté aucun crédit?

Salut Romain,

Billet très intéressant. Cependant, j’ai un peu de mal à suivre la logique sous-jacente du système : Pourquoi le système se perpétue-t’il, s’il fonctionne vraiment comme cela ? Pourquoi n’en a t’on pas encore changé ? Car la croissance le soutient ? Au niveau politique, pourquoi rien n’aurait été fait jusqu’à maintenant ?

Je manque de sources et de connaissances pour bien appréhender la question. As-tu des sources qui t’on aidé à comprendre le système ?

Merci d’avance !

Ce billet est excellent. En effet, le lien entre revenu de base et création monétaire est indispensable. Le revenu de base sera bien mieux présenté et compris quand on dira que c’est d’abord un nouvel outil de création monétaire équitable.

les personnalités politiques se disputent entre eux sur certaines conséquences sans jamais s’attaquer à la cause.

Parce qu’on les a convaincu que le système s’auto-regule naturellement, en y injectant de la confusion entre les termes “Libéralisme” et “Liberté”.

Ca s’appele de la “com” il me semble. ;)

Rien de bien méchant, si on a une population libre, cultivée et ayant accès a l’information… ce qui nous renvoit a la destruction de l’Enseignement et du musèlement de l’information. lol

@Speredenn

Pourquoi le système se perpétue-t’il, s’il fonctionne vraiment comme cela ?

AMHA, c’est parce que c’est une forme d’esclavage moderne.

Le terme est fort, mais lorsqu’on rembourse un crédit, n’avez-vous pas l’impression qu’on devient un affranchi , tel un esclave qui se achete sa Liberté.

Libéré de tout credit, on est libre : on peut travailler juste pour subvenir a ses besoins et a sa famille.

Je pense aussi a de l’esclavage lorsqu’on calcule le temps de travail pour se loger (a Paris!)… pour moi, c’est autour de la moité de mon salaire ! je trouve que c’est anormal. On ne devrait pas avoir besoin de travailler 4 h par jour pour se loger.

A+

®om

@Nikoals

Scandaleux en effet. Je suppose que tu ne participes pas à l’accroissement de la dette et n’as contracté aucun crédit?

Tout le monde participe au système, car il n’est pas possible de faire autrement : tout l’argent provient de la dette. L’argent, c’est la dette. Ton salaire et tout l’argent que tu possèdes est “à rendre” à la banque, avec des intérêts. Que ce soit par ton crédit immobilier, par les prix de tout ce que tu achètes, par ton salaire, par la dette nationale…

Tu pourrais me répondre que non, tu peux garder ton argent pour toi si tu en gagnes suffisamment, sans jamais le rendre. Mais dans ce cas-là quelqu’un d’autre devra le “rendre” à ta place… par de l’argent gagné à partir de nouveaux crédits. Qu’il faudra rendre avec des intérêts encore plus importants…

®om

@Speredenn

Pourquoi le système se perpétue-t’il, s’il fonctionne vraiment comme cela ?

Il ne se perpétue pas si bien que cela, il y a des crises cycliques (inéluctables).

@Speredenn

Pourquoi n’en a t’on pas encore changé ? Car la croissance le soutient ? Au niveau politique, pourquoi rien n’aurait été fait jusqu’à maintenant ?

Au niveau politique, justement, tout a été fait… pour l’aggraver (cf la section La dette publique de l’article).

Pourquoi ? Pour les mêmes raisons qu’il y a des lois HADOPI, LOPPSI, ACTA…

Sur ce sujet, Étienne Chouard avait conseillé les secrets de la Réserve Fédérale, qui décrit comment ce mécanisme a été mis en place en 1913 aux États-Unis…

EDIT: Je suis tombé sur ce commentaire, et je trouve qu’il répond bien à ta question (à propos de L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie. d’Hervé Kempf) :

*Aux USA, 93% des élus sont les candidats qui ont dépensé le plus d’argent en spot télévisés. Pour être député, il faut débourser 1 million de dollars aux industries des médias et le ticket d’entrée pour devenir sénateur, c’est 6,5 millions de dollars. Pour financer cela, ils se tournent vers les riches banquiers et industriels. Et sans que ce ne soit écrit ou dit nulle part, ce n’est pas sans contre-parties.

La récente aventure DSK et la Porsche [en est une] illustration. Ce sont les médias qui font l’élection, il n’y a pas de débat de société, pas de choix à faire. Le résultat de l’élection est une addition de spots télévisuels courts et percutants qui empêchent toute réflexion.

@Speredenn

Je manque de sources et de connaissances pour bien appréhender la question. As-tu des sources qui t’on aidé à comprendre le système ?

Je te conseille pour commencer L’Argent Dette puis L’Argent Dette 2, ainsi que l’émission d’Arrêt sur Images consacrée à ces vidéos.

Les vidéos d’Étienne Chouard sont très intéressantes également :

Entretien avec Étienne Chouard – l’argent dette

Étienne Chouard: les enjeux de la création monétaire

Les vidéos de Stéphane Laborde :

4 vidéos explicatives

Vidéo de la conférence avec Richard Stallman

À lire aussi plusieurs billets de Stanislas Jourdan.

Ainsi qu’une petite fable qui fait comprendre les mystères de l’argent : L’Île des naufragés.

Et la page Wikipedia sur l’effet multiplicateur du crédit.

Si vous avez d’autres liens, n’hésitez pas.

PS: Tout ça, c’est pour des trucs intéressants à lire ou regarder. Si tu veux un truc plus formel, prend un bouquin de première année d’économie ;-)

@Logicos: Merci pour ton éclairage - l’image n’est pas dénuée de sens, je l’admets, et je la trouve justifiée.

Ceci dit, j’aimerais creusé un peu le sujet car je trouve cet éclairage cru intéressant et clair. Si le système marche vraiment comme cela, comment a-t’il pu se perpétrer jusqu’ici ? Pourrais-tu m’éclairer, Romain ?

Pourquoi est-ce une analyse que l’on ne retrouve qu’à quelques endroits du web ou en bibliothèque(?) ? Est-ce un point de vue que l’on retrouve aussi sur les bancs des fac d’éco ?

Ah, entre temps, tu avais répondu… Désolé, je n’avais pas rechargé la page :-/

Merci pour tes pistes Romain, je vais regarder ça :-)

®om

@Speredenn, je t’ai répondu dans le commentaire juste au-dessus. Cette vidéo d’Étienne Chouard répond à mon avis à ta question (étant lui-même prof d’éco).

EDIT: nos commentaires se sont croisés.

Zinyth

Suis-je le seul a être moyennement convaincu ?

Je n’ai pas de connaissances avancées en économie, mais le simple fait d’écrire que la banque crée de l’argent lorsqu’elle accorde un prêt me choque terriblement.

Pour moi, le prêt d’une banque ne crée pas d’argent, et ne provoque pas d’inflation. L’impression de planches de billets, oui.

Je pensais (mais je peux me tromper) qu’une banque pouvait prêter selon certaines règles, dépendant entre autre de la quantité de liquidités qu’elle possède. Ainsi, lorsqu’un client place des sous de côtes sur un compte bancaire, ces sous peuvent en partie servir à financer le prêt d’un autre client.

Ainsi, la banque ne crée par d’argent, mais se contente de prêter de l’argent de certains client à d’autres clients. Les intérêts permettent de rémunérer la banque.

Si tous les clients voulaient retirer la totalité de leurs économies en même temps, ce ne serait pas possible, et provoquerait un crise.

®om

@Zinyth

le simple fait d’écrire que la banque crée de l’argent lorsqu’elle accorde un prêt me choque terriblement

C’est pourtant comme cela que ça se passe. Regarde les liens de mon commentaire précédent. Mais oui, c’est choquant. La banque “crée” l’argent pour le prêter, et le “détruit” au fur et à mesure du remboursement (et récupère des intérêts sur cette “magie”, des intérêts qui proviendront de crédits futurs, qui demanderont également des intérêts, et ainsi de suite).

Ce n’est pas du tout un secret (c’est enseigné en première année d’économie), mais souvent le grand public ne connaît pas.

@Zinyth

Je pensais (mais je peux me tromper) qu’une banque pouvait prêter selon certaines règles

Tu as raison, elle ne peut pas créer indéfiniment de l’argent selon son bon vouloir (c’est la seule différence avec des faux-monnayeurs), elle doit respecter certaines limites. Mais ces limites ne justifient pas le système. Si on autorisait une poignée de privilégiés à voler les appartements de la population, mais avec comme limite de ne pas prendre plus de 80% des biens, ce ne serait pas pour autant légitime.

@Zinyth Je conseille fortement les deux vidéos sur l’argent dette mises en lien par Romain un peu plus haut !

@Rom1: Dire que je devais aller à cette conférence de Stallman, à Genève, mais j’ai dû annuler suite à un imprévu dans mon travail :-/…

Yoland Bresson est le président de l’Association pour l’Instauration du Revenu d’Existence et le co-fondateur du Basic Income Earth Network. Il est, avec Stéphane Laborde, l’un des meilleurs spécialistes français de ces questions. Sa conférence est un modèle du genre.

®om

@Gérard Foucher

Je me permets de donner le lien vers ta vidéo qui parle du sujet : Monnaie ! Monnaie !

(pour ceux qui comme moi n’utilisent pas Flash, vous pouvez utiliser clive en ligne de commande pour télécharger les vidéos de Dailymotion)

En cherchant un complément d’information, j’ai aussi trouvé ça, hier soir : Le Revenu de Base | Film version Française ; L’idée semble prendre plus à l’Est, on dirait :-).

®om

Discours coup-de-gueule très intéressant de Louis Even (trouvé dans la liste des vidéos postées par Gérard Foucher) : Les dettes publiques.

« Comment se fait-il que la population soit endettée pour des choses qu’elle a produites elle-même ? »

À votre connaissance, est-ce que certains des présidentiables pour 2012 sont sensibles aux arguments en faveur du revenu de base ? Est-ce un virage qui s’amorce aussi en France en ce moment ? Y-a-t’il des partis qui prônent ce type de projets ?

@Speredenn : Oui.

Villepin a une proposition, un peu bancale (voir le blog de Stéphane Laborde pour une analyse complète (faire recherche “Villepin” sur le blog) : http://www.creationmonetaire.info) ;

Je sors d’une conférence-débat avec Nicolas Hulot, qui prépare quelque chose.

Voir aussi le MLG (www.libgauche.fr).

Le revenu universel sera l’enjeu majeur de 2012. Il éclaire en effet et influence tout le reste : monopole de la création monétaire, diminution des inégalités, liberté d’entreprise, débat travail subi activité libre, création d’entreprise, croissance…

@Gérard: Merci pour tes éclairages :-). Je pense aussi que l’enjeu est majeur et que c’est (ou devrait être en tout cas, pour des raisons autant sociales qu’environnementales, en fait) définitivement un point central des programmes électoraux.

Sinon, j’ai entendu deux sons de cloches dans les diverses sources citées plus haut : Dans certaines, l’état récupère le monopole de la création monétaire et d’une certaine façon, il conviendrait alors aussi de nationaliser toutes les banques (afin de s’assurer que les intérets des prêts sont bien réinsérés dans l’environnement économique). Dans d’autres sources, les banques sont “partenaires” du changement et conservent ce pouvoir de créer de la monnaie scripturale.

Est-ce vraiment possible de ne pas réformer tout le système d’un coup sans dénaturer le revenu de base (aka: revenir à un monopole de l’état concernant la création/destruction de monnaie (création de devises vs impôts)) ? Bien entendu, nous sommes dans un monde “réel” et la “transition” est un problème important, mais je reste dubitatif quand à la conservation d’un système bancale qui compliquerait le changement. La vraie solution ne peut-elle pas être que radicale ? Quid aussi d’un changement dans certains pays seulement (quels rapports avec l’extérieur? inchangés, vraiment?) ? Qu’en pensez-vous ?

Dire qu’avant mon premier commentaire sur cette note de blog, je n’avais jamais entendu quoi que ce soit sur le sujet : Je commence à m’intéresser à la question !

P.S. Bien entendu, dans le cas de la France, il y a l’Europe qui prévient ce “retour en arrière”, par les différents traités concernant l’économie et la monnaie… Ainsi, ne seraient-ce pas des réformes à faire au niveau de l’Europe, dans tous les pays en même temps (oui, ok, idéalement?) ?

@Speredenn

Il est erronné de penser que l’Etat ne crée pas de monnaie. L’accord de création monétair est Etatico - Bancaire. Les Etats via leurs Banques Centrales, se voient eux aussi renfloués quand le système est en fin de cycle de ponzi, comme maintenant, comme en 1971, comme en 1929. Il faut pour le comprendre voir par exemple :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_centrale_européenne#Capital_actionnariat_et_réserves

http://chutefinale.wordpress.com/2010/01/11/la-fed-a-achete-80-des-t-bonds-en-2009/

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/02/la-bce-poursuit-son-programme-de-rachat-d-obligations-publiques_1447768_3234.html

Confondre donc l’Etat avec les citoyens c’est se foutre la poutre dans l’oeil !

Tant que le Dividende Universel n’aura pas été établi, dans la monnaie officielle, ainsi que dans tout système local ou translocal qui veut s’appeler “monnaie” les utilisateurs seront bernés, de la même façon qu’ils sont bernés en utilisant Facebook ou Windows, sans faire la différence avec Diaspora ou Linux.

Il est donc très important de comprendre la création incestueuse de monnaie, et en quoi elle ne permet aucunemement en réalité les libertés économiques individuelles.

@Galuel : Je parlais bien de récupérer le monopole, aussi, j’étais bien au courant que l’Etat crée aussi de l’argent (l’Etat et les banques créent de l’argent, donc si seulement l’Etat reprend le droit de créer de l’argent, il reprend le monopole). Merci pour les liens en tout cas :-). J’ai, de toute manière, besoin de plus d’infos sur le sujet :-). Par ailleurs, j’aime bien l’image d’un Etat qui créer de l’argent selon ses besoins et en détruit par le prélèvement d’impôts, selon une politique monétaire équilibrée. Cela peut-être d’ailleurs plus global que juste au niveau d’un Etat (Europe, idéalement, planète).

@Galuel

Confondre donc l’Etat avec les citoyens c’est se foutre la poutre dans l’oeil !

Tu entends quoi par là ?

@Galuel

les utilisateurs seront bernés, de la même façon qu’ils sont bernés en utilisant Facebook ou Windows, sans faire la différence avec Diaspora ou Linux.

Là aussi, j’aimerais que tu précises ta pensée, je ne suis pas sûr de bien comprendre ^_^’.

Merci !

Il s’agit de comprendre ça : http://www.creationmonetaire.info/2010/12/crise-monetaire-quel-debat.html

Tu peux regarder aussi ces vidéos (dont particulièrement celle de Crouzet : http://www.creationmonetaire.info/2010/11/video-de-la-conference-avec-richard.html ).

Internet fonctionne sur une base décentralisée et symétrique. Et ça fonctionne parce que le protocole est le même partout.

D’une façon semblable, la monnaie se doit de fonctionner sur la base d’un crédit symétrique = le dividende universel, avec comme condition de fonctionnement correct “partout et en tout temps”, ce qui implique un % de croissance de la masse monétaire en lien avec l’espérance de vie individuelle pour respecter la dimension temporelle “en tout temps”.

L’abolition de l’esclavage n’était au fond qu’une réforme, puisque ce que ramènent les impôts ne suffit pas à rembourser les intérêts annuels d’une dette étatique croissante et inremboursable organisée par les banquiers qui se sont accaparés le processus de création monétaire.

Les impôts que nous payons remplissent les poches des banquiers à travers le remboursement impossible de cette dette imaginée, au lieu de remplir les caisses de l’état et de financer les services publics.

Du coup il faut évidemment réduire (ou privatiser) les services publics et créer de nouvelles taxes pour financer le reste tant bien que mal.

Il faudrait faire cesser cela en reprenant le contrôle de la création monétaire.

La façon la plus radicale serait de nationaliser (voir ‘mondialiser’) toutes les banques pour que dans le même mouvement, toutes les autres formes d’usure (les bénéfices retirés de chaque transaction ou prêt bancaire qui ne consistent en fait qu’au changement d’état de quelques bits dans une mémoire de masse) puissent servir à financer les infrastructures et les services publics plutôt que de gros usuriers égoïstes dangereux pour la planète et ses habitants…

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux… ?

@esclave

Le problème de ton approche c’est de passer d’esclaves de banques à esclaves d’Etats.

Tu devrais lire la Théorie Relative de la Monnaie, et étudier la possibilité que les hommes soient libres, parties prenantes souveraines de leur système monétaire librement établi, et pas esclaves de quelque entité que ce soit.

@Galuel

Participer aux dépenses publiques en donnant un peu de ta sueur pour le bien de tous, ce n’est pas être un esclave.

@esclave

Un homme libre sait parfaitement définir ce qui est le bien de tous, il n’a pas besoin d’un maître qui le lui explique avec condescendance.

Les esclaves ont mis des siècles avant que d’accepter qu’ils avaient le droit d’être libre. Ils trouvaient juste de travailler pour la famille des maîtres, après tout ne le nourrissait-elle pas ?!

Le syndrome de Stockolm marche aussi à l’échelle des générations…

On trouve toujours toutes les excuses du monde à justifier ses chaînes.

@galuel

Donner UN PEU de ton travail pour financer les services publics (public dont tu fais partie) et abandonner UN PEU ton profit immédiat pour le bien de tous à long terme, c’est à mille lieues de l’esclavage, c’est de l’altruisme, un comportement citoyen.

En disant que esclaves “ont mis des siècles avant d’accepter qu’ils avaient le droit d’être libres” et qu’on “trouve toujours toutes les excuses du monde à justifier ses chaînes” tu te profiles pour marquer un point godwin.. Je n’ai en aucun cas fait l’éloge de l’esclavage…

@esclave7866283579782

Donner UN PEU de ton travail pour financer les services publics (public dont tu fais partie) et abandonner UN PEU ton profit immédiat pour le bien de tous à long terme, c’est à mille lieues de l’esclavage, c’est de l’altruisme, un comportement citoyen.

Sauf que l’altruisme est librement consenti, et que personne n’est digne de juger “ceci est de l’altruisme” ou “cela n’est pas de l’altruisme”.

En définissant de façon forcée que “ceci est de l’altruisme, et tu en feras un comportement citoyen” tu fais du constructivisme.

En forçant autrui à se plier à ta définition de ce qui est de l’altruisme et de ce qui ne l’est pas du contraints à un travail. C’est la définition de l’esclavage = le travail contraint.

En définissant de façon péremptoire ce que doivent faire les hommes “pour le bien de tous à long terme” tu te positionnes en moraliste, détenteur de la vérité, en prêtre du savoir. Tu nies la liberté de l’individu de juger ce qui est bon de ce qui ne l’est pas.

Les hommes naissent libres. Ils sont libres de juger de ce qui est bon ou pas.

Seul le droit définit ce qui est nuisance à autrui, déterminant ainsi de façon négative et non-construciviste ce qui n’est pas accepté, et ne doit pas être fait au sein de la société, mais ne définissant pas ce qui doit être fait.

Je recommande la lecture de ce blog : http://www.tetedequenelle.fr/

Vous ne serez pas dépaysés - les sujets sont similaires à ceux autour desquels nous discutons ici, et les points de vue exprimés sont vraiment dignes d’intérêt. Je conseille particulièrement “Manifeste pour une (vraie) #frenchrevolution” , “Pas de #frenchrevolution sans revenu de vie” et “La tentation de la dictature”.

Vous écrivez :

@®om

Ainsi qu’une petite fable qui fait comprendre les mystères de l’argent : L’Île des naufragés.

J’ai réfuté cette fable de Louis Even: http://gidmoz.wordpress.com/2011/05/29/lile-des-naufrages-refutation/

J’ai aussi expliqué plusieurs erreur importantes dans la vidéo de Grignon, “l’argent-dette”. http://gidmoz.wordpress.com/2011/05/17/erreurs-de-largent-dette/

®om

@gdm

J’ai réfuté cette fable de Louis Even: http://gidmoz.wordpress.com/2011/05/29/lile-des-naufrages-refutation/

J’ai répondu sous ton billet (je mets le lien ici pour garder une trace).

®om

Je suis tombé sur un ensemble de courtes fiches qui expliquent bien le fonctionnement de la monnaie :

Fiche N°1 : La monnaie, qu’est-ce que c’est ?

Fiche N°2 : La monnaie scripturale

Fiche N°3 : Crédit mutuel et crédit créateur de monnaie

Fiche N°4 : La banque centrale, banque des banques

Fiche N°5 : Le seigneuriage

Fiche N°6 : Monnaie permanente, monnaie d’endettement

et bien d’autres.

À lire également le dossier d’InternetActu :

L’innovation monétaire (1/5) : Monnaie, vous avez dit monnaie ?

L’innovation monétaire (2/5) : Comment se crée la monnaie ?

L’innovation monétaire (3/5) : Différentes monnaies pour différents objectifs

L’innovation monétaire (4/5) : Mettre en place une monnaie complémentaire aujourd’hui

L’innovation monétaire (5/5) : Vers des monnaies de l’innovation ?

Un extrait de la page L’innovation monétaire (2/5) :

3. La création de monnaie en échange d’une promesse

Comment se créent alors les plus de 90 % restants de monnaie qui circulent sur la planète ?

Cette part de monnaie est créée par un mécanisme peu connu et étonnant : par le simple fait que vous signiez une demande de prêt à la banque, vous reconnaissez que vous rembourserez cette somme (ou qu’à défaut vous serez saisis sur vos biens pour un montant équivalent à cette valeur). Les banques créent alors purement et simplement cette somme par une simple opération d’écriture, et elles le déposent sur votre compte. Cet argent est ensuite détruit au fur et à mesure du remboursement de la dette. L’argent créé est qualifié de monnaie scripturale : de l’argent créé par un jeu d’écriture…

Plus de 90 % de l’argent disponible sur la planète est ainsi constitué des dettes en cours auprès des banques. Les banques maîtrisent donc plus de 90 % des moyens de paiement qui permettent les échanges entre les hommes.

@Rom

La définition de la monnaie est un sujet qui fâche. En effet, un n’existe aujourdhui aucune définition légale de la monnaie. Or la monnaie est un monopole légal. La monnaie est ainsi un OJNI, un “Objet Juridique Non Identifié”. L’Etat est incapable de définir la nature de ce qu’il a créé. C’est la raison des différentes définition de la nature de la monnaie. Certains économistes pessimistes disent qu’il faudrait renoncer à savoir la nature de la monnaie. Et seulement savoir son fonctionnement. Ce n’est pas mon avis.

Jusqu’à la fin du 19e siècle, chaque billet de banque était une promesse de verser une certaine quantité d’or. On appellerait cela aujourdhui un “titre financier”. Ainsi, la nature profonde de la monnaie est, encore aujourdhui, d’être une promesse fait par la banque qui à créé le billet, ou l’unité monétaire.

J’ai écrit qq articles sur cette question:

http://gidmoz.wordpress.com/2011/04/12/enquete-sur-la-nature-de-la-monnaie-contemporaine/

http://gidmoz.wordpress.com/2011/03/31/nature-de-la-monnaie/

http://gidmoz.wordpress.com/2011/04/22/monnaie-forcee/

http://gidmoz.wordpress.com/2011/05/21/monnaie-coproduction-etat-banques/

@gdm

Et tu penses quoi de la définition physique de l’Espace-Temps @gdm ?

Tu penses que l’espace est un substrat dans lequel se mouvent les corps, et se propage la lumière ?

Sais-tu ce qu’est la définition d’un système formel ?

@Galuel

Vos questions font croire que vous feriez un lien de causalité entre la création monétaire et la théorie de la relativité. Un tel lien n’existe pas.

@gdm

Un “lien de causalité” ?

Un “tel lien n’existe pas” ?

Le Schtroumpf grognon a certainement pour caractéristique d’être vide de champignons…

Et puisque vous affirmez de façon péremptoire que “tout est matière” j’invite les membres de ce fil à ne pas s’épuiser à tenter de dialoguer avec un caillou.

Pour ceux qui pensent, en accord avec l’expérience, que ni l’espace, ni le temps, ni la matière, n’existent indépendamment l’un de l’autre, et que l’observateur n’est d’aucune de ces natures là non plus, alors on peut dialoguer entre personnes qui s’appuient sur des principes expérimentalement vérifiés.

Pourquoi s’échiner à vouloir enseigner la Relativité à un dogmatique ? Cela n’est pas utile. Cela n’est pas non plus efficace. Cela est une perte de temps manifeste.

@gdm a des croyances et des principes qui sont ses référents pour approcher sa propre réalité. Nous savons d’expérience et d’analyse que ces principes sont incohérents, qu’ils permettent d’affirmer A et non-A, permettant ainsi d’affirmer tout ce qui plaît à l’esprit confus, et d’infirmer tout ce qui ne plaît pas.

De sorte que nous ne devrions pas essayer d’expliquer nos conclusions à @gdm, puisqu’il reste bloqué sur ses croyances, et ne souhaite manifestement pas en sortir.

Nous devons respecter sa liberté de choix de sa propre religion, de son propre dogme, et en retour lui demander simplement de respecter nos propres conclusions. Que s’il s’avère qu’il consente un jour futur à vouloir respecter la liberté d’autrui, voire de tenter de comprendre les principes fondamentaux de la pensée d’autrui, alors il sera temps de lui fournir les éléments de base et de réflexion pouvant l’amener à cette connaissance.

@Galuel

Incrédule, je lis votre message sur la relativité. Vous semblez dire qu’un tel lien causal existerait entre la monnaie et la théorie de la relativité des sciences physiques. Est-ce une plaisanterie? Ou bien êtes-vous sérieux?

Pendant des millénaires, la monnaie était un bien qui avait une valeur pour ceux qui s’en servaient. Cette monnaie fut l’or, par exemple. Puis la monnaie fut un billet de banque, c’est à dire la promesse de la banque de verser un gramme d’or. Jusque là, je ne vois aucun rapport avec la relativité.

@gdm

Oui effectivement pendant des millénaires l’esclavage était de mise, et pendant des millénaires la croyance en la Science Aristocélienne était de mise.

Cela ne les justifie en rien. Ni l’un ni l’autre.

Quel est donc le sens de se référer aux millénaires devant la nécessaire définition de la Vérité ?

Savez-vous ce qu’est la Vérité @gdm ?

Cela a sensiblement évolué depuis “des millénaires”…

Savez-vous ce qu’est un Système Formel @gdm ?

Et enfin savez-vous ce qu’est le principe de Relativité, ou le principe de Covariance, ou encore le principe de Symétrie ?

Savez-vous que l’individu n’existe pas ? Qu’il n’existe que l’individu(t) dont l’espérance de Vie est limitée ?

Quel âge as-tu @gdm ?

Ne penses-tu pas que ton temps est passé, et que tu devrais lâcher prise, et entendre la liberté qui s’exprime au sein du nouveau monde qui vient, et qui ne retiendra pas les erreurs répétées au fil des “millénaires”, comme chaque évolution humaine se libère à chaque fois des chaînes que les “millénaires” ont forgées en vain ?

Va en paix @gdm. Là où tu vas respecte la liberté d’autrui comme la tienne.

@Galuel

Vous ne répondez pas à aucune de mes questions sur la monnaie. Souvent la monnaie fut l’or. Au 19e siècle, la monnaie fut le “billet de banque”, promesse commerciale de la banque de verser un gramme d’or. C’est du concret, de l’historique, du vécu. C’est la réalité historique. Que répondez vous à cela?

@gdm

J’ai déjà répondu.

xtbushido

Je suis tombé par hasard sur ton “billet” a priori

1° je ne suis pas tout seul a avoir compris que le systeme ne tourne pas rond.

2° que le systeme ne tourne pas rond

3° qu’on nous fais bien croire qu’il faut travailler “parce que c’est comme ça” nous faisant miroiter un model de vie que certains n’auront jamais faisant donc un credit pour etre comme tout le monde et devenir “normal” puisqu’on vit dans un monde de “normalité et d’apparence”

4° Qu’on nous fais travailler pour fabriquer de l’argent mais pas pour nous.

5° Pourquoi Kerviel n’a-t-il pas appuyé sur “entré” car on continu a nous faire croire qu’il y a une crise (volume 3 le retour du come back) et qu’il faut sauver le systeme economique et monetaire pour euh eh ben continuer a financer les groupes industriel monopolisant des richesse qui en fait n’existent pas .

Et ce sont des millier d’ouvrier a continuer a fabriquer de l’argent pour les actionnaires et ces actionnaires continu a jouer avec la vie des gens qui les enrichissent leur disant que c’est normal de ce faire chier pour des traitement de salaire de misere; et les ouvriers avec leur leit-motiv “je dois travailler pour rembourser l’apparente normalité de ma vie”

Alors on doit avoir l’impression qu’il y a repetition et c’est effectivement le cas c’est le serpent qui se mord la queue lorsque l’on suit la logique des financiers et des economiste et on peut finalament se dire “qu’est ce que j’en ai a branler de leur systeme economique qui ne m’avantage pas apres tout pourquoi continuer a bosser alors que si je repond moi même a mes besoin vitaux : manger je n’ai plus besoin de ce systeme” mais il faudrait que tout le monde s’y mettent.

J’ai bien peur qu’on tape au mauvais endroit…

Le probleme n’est pas la creation de monnaie….Il en faut et c’est normal.

La monnaie auparavant etait base sur l’or mais evidemment un tel systeme, en plus de ne pas etre tres equitable avait ces limites (Je n’ai pas beaucoup d’or, pourtant mon pays a bien besoin d’argent pour se developper)

La creation de la monnaie en soi n’est pas une mauvaise chose a condition qu’en effet elle soit annule a la fin. Cela ne cree donc pas d’inflation a long terme. (La planche a billet elle oui, car on cree de la monnaie mais sans la detruire a la fin)

Il existe different mecanisme pour limiter tout de meme la creation de monnaie pour diverses raisons mais pas parce que c’est MAUVAIS.

En revanche, le point que tu as marque, mais pas assez appuyer a mon avis, c’est bien les interets qui force a emprunter toujours plus sur le long terme.

L’economie est complique car il y a beaucoup de point a prendre en compte, mais les bases elles ne le sont pas.

Dans un contexte ultra simplifie mais pourtant similair, seul pays de la terre, je n’ai pas de monnaie pour mon pays, du coup j’en emprunte/cree moi meme.

On me donne 100 et me demande de rembourser 105…..Mais je n’ai que 100…..comment redonner 105 …!

Je peux donc creer de la monnaie sans la detruire a la fin, mais la valeur de mon pays est de 100…meme en creeant de la monnaie, rien derriere ne justifiera sa valeur.

Soit emprunter encore pour rembourser les 5.

C’est donc un cycle infernal.

Pourquoi ca n’a pas explose? C’est tres long et complexe comme fonctionnement. Pourtant beaucoup de personne travaillent dessus pour une meilleur solution.

®om

Très intéressant à lire (en faisant abstraction de la religion très présente chez l’auteur) : Du régime de dettes à la prospérité (ou en pdf) (James Crate Larkin, traduit par Louis Even).

Quelques extraits relatifs à ce billet :

La société ne devrait donc pas être forcée de payer des intérêts perpétuels aux créateurs de l’argent. Elle paie tribut à des comptables qui ne font qu’enregistrer une valeur de production qui lui appartient, à elle, la société.

De plus, la société est forcée de payer ce tribut, non pas en produits qu’elle peut faire, mais en argent qu’elle ne fait pas. Le banquier exige, comme tribut, une chose que lui seul a le droit de faire. Le banquier seul fait l’argent. Or il ne fabrique que le capital, mais il demande de lui rapporter le capital qu’il a créé, plus l’intérêt qu’il n’a pas fait et que personne autre n’a le droit de faire.

Ce paiement d’intérêt, par la société, au système bancaire, sur de la monnaie nouvellement créée et qui ne coûte rien, n’est pas du tout semblable ni comparable à l’intérêt qu’un prêteur ordinaire exige sur de l’argent déjà en existence, qu’il a gagné, épargné et prêté à l’industrie.

Ce crédit lui-même est créé ou détruit par les procédés de comptabilité des banques. Le système de chèque est, à bien des points de vue, une grande amélioration sur le système des gages, de la monnaie tangible. Mais son invention a eu pour résultat de faire des banques des manufactures de monnaie, non par la frappe de la monnaie, devenue tout à fait inutile, mais par la création de simple monnaie scripturale, dispensant même de billets imprimés.

Ingénieuse, la méthode par laquelle le banquier fabrique ainsi la monnaie. Simple procédé de comptabilité! Cette sorte de monnaie naît et meurt dans la banque, et la banque est responsable et de sa naissance et de sa mort. Le banquier crée de rien les moyens de payer.

Les banques créent et détruisent la monnaie par un simple procédé de comptabilité, par émission et annulation de crédits, comme le démontre bien le prêt bancaire ordinaire. Allez-vous à la banque pour emprunter 1000 $, le banquier s’informe de la valeur de votre crédit financier; s’il le juge bon, il accepte votre billet et vous accorde l’emprunt sollicité, en créditant votre compte de 1000 $, exactement comme si vous aviez déposé cette somme en monnaie. Vous voilà maintenant «en dette» avec votre ami le banquier. Vous lui devez le 1000 $ que vous avez emprunté, plus l’intérêt qu’il charge pour l’usage de ce 1000 $ fabriqué par lui, sur la base de votre richesse gagée. Vous pouvez maintenant tirer des chèques sur votre nouveau compte, ces chèques sont acceptables comme monnaie. Il y a dans le pays 1000 $ de plus qu’auparavant.

Mais quand arrive le temps de rembourser cette somme, vous retirez de la circulation le montant de 1000 $ plus l’intérêt et vous le remettez au banquier. Le compte du prêt est balancé, 1000 $ ont cessé de vivre. Et c’est promptement et fidèlement que vous devez rembourser le banquier, sous peine de perdre les garanties déposées chez lui comme collatérales.

Si vous ne pouvez pas payer, vos garanties passent entre ses mains et lui-même peut retirer l’argent de la circulation en vendant vos garanties, dont la valeur est toujours bien supérieure à celle du prêt.

Les banques ne prêtent pas, comme beaucoup de gens le supposent, les dépôts de leurs clients. En vertu de leur privilège de prêter jusque 10 fois leur réserve, les banques créent le Crédit Financier qui, dans leur comptabilité, devient une dette contre l’emprunteur.

Les banques peuvent, en effet, prêter jusqu’à dix fois le numéraire qu’elles ont en réserve, en vertu des chartes que le gouvernement leur a octroyées.

«Penser que les dépôts bancaires sont créés par le public, par des dépôts en espèces représentant des économies ou des sommes non nécessaires, c’est tout naturel pour le profane, mais faux: la plus grande partie des dépôts provient de l’action des banques elles-mêmes, car en accordant des prêts, en consentant des découverts et en achetant des titres, la banque crée, dans ses livres, des crédits qui équivalent à des dépôts.» (Rapport McMillan au Parlement anglais, juin 1931.)

Dettes impayables

Est-il étonnant que nous sombrions dans un déluge de dettes quand chaque article de richesse acheté doit être payé avec de la monnaie qui représente elle-même une dette ? Les dettes s’acharnent après nous dès notre berceau et nous accompagnent jusque dans la tombe. Impossible de s’arracher à l’empire des dettes alimentées par l’ingénieux dispositif financier qui ne crée de monnaie que moyennant intérêt.

La dette ne peut jamais s’éteindre sous un tel système, parce que tout argent mis en circulation l’est par des prêts bancaires et que l’emprunteur doit rembourser plus que le montant reçu. Il doit rembourser le principal, créé par le banquier, plus l’intérêt créé par personne ! … Le procédé est cumulatif — la dette grossit toujours, parce que, pour payer l’intérêt, il faut nécessairement quelque part une nouvelle alimentation de monnaie, et cette nouvelle émission est elle-même porteuse d’intérêt. Comment la dette serait-elle remboursable ?

Cet intérêt va en définitive nécessiter une nouvelle dette. Ce qui veut dire que plus la communauté travaille ou plus elle produit, plus elle est en dette avec les banques.

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La dette ne peut jamais s’éteindre sous un tel système, parce que tout argent mis en circulation l’est par des prêts bancaires et que l’emprunteur doit rembourser plus que le montant reçu. Il doit rembourser le principal, créé par le banquier, plus l’intérêt créé par personne ! … Le procédé est cumulatif — la dette grossit toujours, parce que, pour payer l’intérêt, il faut nécessairement quelque part une nouvelle alimentation de monnaie, et cette nouvelle émission est elle-même porteuse d’intérêt. Comment la dette serait-elle remboursable ?

Je suis bien d’accord avec cette partie la. Le probleme ne vient que les banques puissent creer de la monnaie, mais qu’il faille rembourser plus que ce qu’elles creent….C’est un cercle vicieux qui aura pour but d’emprunter toujours plus.

Autant il est “normal” de faire payer un interet aux consommateurs de credits tels que les particuliers, les societes, etc… (Qui permet de couvrir les frais, faire un profit sur un service donne, etc…), mais il est vraiment regrettable qu’un Etat ou qu’une banque mondiale soit aussi assujetti a cela…

[…] L’injustice monétaire […]

®om

Je vous conseille la lecture de La dette publique, une affaire rentable (amazon), d’André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, avec une préface d’Étienne Chouard.

Le livre commence ainsi :

« Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. »

Henry Ford (1863-1947)

®om

StanJourdan a publié un nouveau billet très intéressant : Comprendre l’argent-dette.

Dans ce billet, j’ai également découvert « L’argent, mode d’emploi » : un commentaire, par A-J Holbecq, vraiment éclairant.

EDIT : Dans la continuité : Il faut abolir le privilège de création monétaire des banques.

®om

Une nouvelle vidéo, très courte, qui résume bien le mécanisme : Comprendre la dette publique (en quelques minutes) (direct).

Et l’argumentaire qui va avec.

Une autre vidéo à voir : L’esclavage moderne.

Objectif

Une présentation du problème de la création monétaire par un jeu : Bancopoly : le jeu qui fait fureur !

®om

Encore un écrit très intéressant de Louis Even, que je vous incite à lire intégralement : Leçon 3 : les banques créent l’argent sous forme de dettes.

Quelques extraits :

L’emprunt fait naître l’argent. Le remboursement fait mourir l’argent. […] Et le système est tel que le remboursement doit dépasser l’emprunt; le chiffre des décès doit dépasser le chiffre des naissances; la destruction doit dépasser la fabrication.

Cela paraît impossible, et c’est collectivement impossible. Si je réussis, un autre fait banqueroute; parce que, tous ensemble, nous ne sommes pas capables de rapporter plus d’argent qu’il en a été fait. Le banquier fait le capital, rien que le capital. Personne ne fait l’intérêt, puisque personne autre ne fait l’argent. Mais le banquier demande quand même capital et intérêt. Un tel système ne peut tenir que moyennant un flot continuel et croissant d’emprunts. D’où un régime de dettes et la consolidation du pouvoir dominateur de la banque.

La situation se résume à cette chose inconcevable. Tout l’argent qui est en circulation n’y est venu que par la banque. Même l’argent de métal ou de papier ne vient en circulation que s’il est libéré par la banque.

Or la banque ne met l’argent en circulation qu’en le prêtant et en le grevant d’un intérêt. Ce qui veut dire que tout l’argent en circulation est venu de la banque et doit retourner à la banque un jour ou l’autre, mais y retourner grossi d’un intérêt.

La banque reste propriétaire de l’argent. Nous n’en sommes que les locataires. S’il y en a qui gardent l’argent plus longtemps, ou même toujours, d’autres sont nécessairement incapables de remplir leurs engagements de remboursements.

Multiplicité des banqueroutes de particuliers et de compagnies, hypothèques sur hypothèques, et croissance continuelle des dettes publiques, sont le fruit naturel d’un tel système.

L’intérêt sur l’argent à sa naissance est à la fois illégitime et absurde, anti-social et anti-arithmétique. Le vice monétaire est donc un vice technique autant qu’un vice social.

A mesure que le pays se développe, en production comme en population, il faut plus d’argent. Or on ne peut avoir d’argent nouveau qu’en s’endettant d’une dette collectivement impayable.

Il reste donc le choix entre arrêter le développement ou s’endetter; entre chômer ou contracter des emprunts impayables. C’est entre ces deux choses-là qu’on se débat justement dans tous les pays.

Soulignons aussi un point frappant: C’est la production qui donne de la valeur à l’argent. Une pile d’argent, sans produits pour y répondre, ne fait pas vivre. Or, ce sont les cultivateurs, les industriels, les ouvriers, les professionnels, le pays organisé, qui font les produits, marchandises ou services. Mais ce sont les banquiers qui font l’argent basé sur ces produits. Et cet argent, qui tire sa valeur des produits, les banquiers se l’approprient et le prêtent à ceux qui font les produits. C’est un vol légalisé.

Vous citez Louis Even qui affirme “L’emprunt fait naître l’argent. Le remboursement fait mourir l’argent. […] Et le système est tel que le remboursement doit dépasser l’emprunt; le chiffre des décès doit dépasser le chiffre des naissances; la destruction doit dépasser la fabrication.”

Chaque unité monétaire est une promesse de la banque envers l’utilisateur de cette unité monétaire. Ainsi un billet de banque est une unité monétaire. Chaque billet de banque est une promesse de la banque. Par exemple, la promesse de verser 1 gramme d’or.

Cette promesse de la banque a de la valeur entre les mains d’un tiers. Mais entre les mains de la banque, ce billet n’a aucune valeur. En effet, une promesse a soi-meme est sans valeur.

Il s’ensuit que l’emprunteur rend le billet de banque, ce billet de banque, entre les mains de la banque, a soudain une valeur nulle.

Il me semble nuisible de parler de “naître” et de “mourir” pour des contrats, pour des promesses.

poilsOdents

@gidmoz

Louis Evin parle d’argent dette. Il ne parle pas de monnaie gagée sur un bien matériel. Vous êtes hors sujet.

®om

J’étais passé à côté de ce document très intéressant : La création monétaire pour les nuls (pdf).

@poilsOdents

Un billet de banque est la promesse d’une banque de verser qq chose. un bien matériel ou un autre bien ayant de la valeur.

@®om

La création monétaire pour les nuls est encore plus simple. Un billet de banque est la promesse commerciale de la banque de verser 1 gramme d’or. Telle était la monnaie au 18e, 19e et 20e siècle(jusqu’en 1971).

Depuis 1971, chaque billet de banque de 10 euros est la promesse de la Banque Centrale de pouvoir acheter des marchandises ayant une certaine valeur, valeur de 10 euros.

Une unité monétaire est un billet de banque, ou une pièce, ou une écriture en banque. Ces formes de monnaies sont équivalentes. Ce sont des promesses de la banque.

poilsOdents

@gidmoz

Dans le cadre de la monnaie dette une banque n’est pas tenue de verser un bien en échange d’un billet. Mais si la banque a quelque chose à vendre par ailleurs alors il n’est pas interdit de le lui acheter.

@poilsOdents

La monnaie actuelle est une coproduction entre la banque centrale et les banques commerciales. La Banque Centrale émet des euro-BCE et chaque banque commerciale émet sa propre monnaie privée. Ce sont des monnaies différentes. Ainsi, la BNP émet des euro-BNP.

Un euro-BNP est ce qui apparaît au compte bancaire d’un client de la BNP. C’est une monnaie purement scripturale. (scripturale=écrite sur un compte bancaire). Chaque euro-BNP est la promesse de la BNP de fournir un euro-BCE. Un euro-BCE est un billet de banque, ou une pièce de monnaie, ou sur un compte bancaire de la Banque Centrale. Du moins, pour celui qui un compte bancaire à la Banque Centrale.

Vous dites que “une banque n’est pas tenue de verser un bien en échange d’un billet”. C’est vrai pour la Banque Centrale. En échange d’un euro-BCE, la banque Centrale ne peut vous remettre qu’un autre euro-BCE.

Pour les banques commerciales, c’est inexact. Ainsi la BNP est obligée de verser un euro-BCE en échange de tout euro-BNP. Du moins si le possesseur de l’euro-BNP le demande à la BNP.

La banque commerciale, ici, la BNP, vend uniquement des services. Un de ces services consiste à prêter de l’argent à son client. L’emprunteur donner une reconnaissance de dette à la BNP. La BNP lui remet des euro-BNP. C’est à dire échanger une créance à long terme(créance sur un emprunteur) contre ces créances à très court terme(des euro-BNP).

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