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	<title>®om&#039;s blog &#187; netneutrality</title>
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	<description>Un blog libre</description>
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		<title>L&#8217;abondance contre l&#8217;économie</title>
		<link>http://blog.rom1v.com/2011/06/labondance-contre-leconomie/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 08:42:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>®om</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
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		<description><![CDATA[Le droit d&#8217;auteur sur Internet Les lois répressives pour défendre le droit d&#8217;auteur sont justifiées par une règle que certains jugent incontestable&#160;: un auteur a le droit de décider la manière dont son œuvre sera diffusée. S&#8217;il ne souhaite pas rendre son œuvre disponible autrement que par les canaux de diffusion qu&#8217;il aura choisis, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/copying_is_not_theft.png"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/copying_is_not_theft.png" alt="" title="copying_is_not_theft" width="300" height="191" class="aligncenter size-full wp-image-2421" /></a></p>
<h3>Le droit d&#8217;auteur sur Internet</h3>
<p>Les lois répressives pour défendre le droit d&#8217;auteur sont justifiées par une règle que certains jugent incontestable&nbsp;: <strong>un auteur a le droit de décider la manière dont son œuvre sera diffusée</strong>. S&#8217;il ne souhaite pas rendre son œuvre disponible autrement que par les canaux de diffusion qu&#8217;il aura choisis, c&#8217;est son choix.</p>
<p>Pourtant, un auteur ne peut pas avoir <em>tous</em> les droits, certains droits sont nécessaires pour le public. Par exemple, ce n&#8217;est pas parce que c&#8217;est <em>son</em> œuvre (laissons ici de côté la part dont il redevable aux créateurs précédents) qu’il peut interdire à la population d&#8217;y penser, d&#8217;en parler, de la critiquer, etc. <strong>Pour quelle raison devrait-il pouvoir interdire son utilisation non-commerciale&nbsp;?</strong></p>
<p>La réponse qui vient à l&#8217;esprit est évidente, c&#8217;est le raisonnement de ceux qui sont favorables à l&#8217;interdiction du partage&nbsp;: un artiste, comme toute autre personne, <strong>a le droit de vivre de son travail</strong>. Si tout le monde peut accéder aux œuvres de manière illimitée et gratuite, alors, disent-ils, l&#8217;artiste ne pourra plus vendre son travail.</p>
<p>Ceux qui sont favorables à la légalisation du partage de fichiers leur répondront que <a href="http://www.laquadrature.net/wiki/Etudes_sur_le_partage_de_fichiers">ceux qui téléchargent le plus sont ceux qui achètent le plus</a>, que de nouveaux modèles économiques sont nécessaires, qu&#8217;une meilleure diffusion augmente la notoriété de l&#8217;artiste, qui pourra ainsi attirer plus de monde à ses concerts, etc. Mais surtout, bien avant les arguments économiques, <strong>ils défendent ce qu&#8217;ils jugent meilleur pour la société</strong>.</p>
<p>En effet, pour la société, la culture a tout à gagner à être abondante et accessible à tous. Le problème est que sa &laquo;&nbsp;valeur marchande&nbsp;&raquo; diminue lorsque son abondance augmente. La dématérialisation permet la surabondance&nbsp;: tout le monde peut <a href="http://blog.rom1v.com/2010/08/piratage-ou-usage-commun/">partager et copier</a> indéfiniment et gratuitement. Nous ne pouvons pas rêver mieux si nous défendons l&#8217;abondance.</p>
<p>Par contre, si nous nous concentrons sur la valeur marchande, nous en concluons que l&#8217;abondance ruine la culture, car alors il n&#8217;est pas possible de la faire payer. Ainsi nous nous lançons dans une guerre contre le partage <strong>pour restaurer une rareté propice à satisfaire une demande solvable</strong>, au nom des intérêts supposés des auteurs (et surtout <a href="http://www.numerama.com/magazine/18621-la-democratisation-de-la-culture-n-est-pas-dans-l-interet-de-la-mpaa.html">des ayant-droits</a>).</p>
<p>Il semble donc y avoir une opposition directe entre l&#8217;intérêt des auteurs et celui de la société. Si nous devions choisir entre les deux, nous pourrions nous inspirer de la pensée de Victor Hugo&nbsp;:</p>
<blockquote><p>Le livre, comme livre, appartient à l&#8217;auteur, mais comme pensée, il appartient – le mot n’est pas trop vaste – au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l&#8217;un des deux droits, le droit de l&#8217;écrivain et le droit de l&#8217;esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l&#8217;écrivain, car l&#8217;intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous.</p></blockquote>
<p>Mais ces intérêts sont-ils réellement en conflit&nbsp;? Et pourquoi&nbsp;?</p>
<h3>Une restriction étrange</h3>
<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/forbidden.png"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/forbidden.png" alt="" title="forbidden" width="128" height="128" class="alignleft size-full wp-image-2430" /></a><br />
La diffusion sans restriction de la culture et de la connaissance est sans conteste bénéfique pour la société.<br />
<strong>Mais est-elle bénéfique pour les auteurs&nbsp;?</strong> Sans aucun doute&nbsp;: rendre accessible à davantage de personnes leurs œuvres sans aucun coût ni travail supplémentaire leur est profitable. La seule condition pour eux est d&#8217;obtenir les moyens de leur subsistance (ce que de toute façon, pour la plupart, les droits d&#8217;auteur ne leur permettent pas dans le système actuel).</p>
<p>Nous sommes donc dans une situation très étonnante&nbsp;: <strong>le partage et la diffusion illimitée sont dans l&#8217;intérêt à la fois des auteurs et du public</strong>, mais les échanges sont volontairement restreints (par la loi) à cause d&#8217;un problème économique. C&#8217;est donc l&#8217;économie qui empêche des échanges, que rien ne limiterait par ailleurs. N&#8217;y voyez-vous pas un paradoxe&nbsp;?</p>
<h3>L&#8217;économie</h3>
<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/dollars.png"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/dollars.png" alt="" title="dollars" width="128" height="81" class="alignleft size-full wp-image-2432" /></a><br />
<strong>L&#8217;économie a pour objectif de résoudre les problèmes de rareté</strong> auxquels la société doit faire face. Pour cela, elle valorise ce qui est rare – c&#8217;est-à-dire un produit ou un service dont la demande est supérieure à l&#8217;offre – pour inciter les entreprises à mettre en œuvre des moyens de production répondant à ce besoin. A priori, c&#8217;est un mécanisme pertinent&nbsp;: les besoins de la population sont ainsi satisfaits au mieux, en privilégiant la production de ce qui est insuffisant.</p>
<p><strong>Mais que se passe-t-il lorsque les problèmes de rareté sont résolus dans un domaine&nbsp;?</strong> Tant mieux, pensons-nous, le but de l&#8217;économie est atteint, nous avons réussi. Nous pouvons alors augmenter la liberté de la population en réduisant leur dépendance vis-à-vis d&#8217;intermédiaires devenus inutiles, en rendant les moyens de production et de reproduction accessibles à tous. Mais paradoxalement, comme l&#8217;objectif est atteint, nous ne pouvons plus gagner d&#8217;argent. C&#8217;est simple&nbsp;: une demande limitée, une offre illimitée et un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Co%C3%BBt_marginal">coût marginal</a> nul impliquent <strong>un prix nul</strong>.</p>
<p><strong>Comment faire fonctionner l&#8217;économie dans ce cas&nbsp;?</strong> La demande est limitée, nous pouvons tenter de l&#8217;augmenter (éventuellement grâce à l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Obsolescence_programm%C3%A9e">obsolescence programmée</a>). Mais surtout nous devons empêcher que l&#8217;offre soit illimitée, en enlevant (par la loi ou par la technique) les moyens de (re)production des mains de la population, pour rendre le coût marginal non nul (obliger à faire payer chaque instance du produit en passant par un intermédiaire forcé). Il faut alors restreindre pour faire du bénéfice (cette règle est aussi valable pour <a href="http://www.numerama.com/magazine/15665-neutralite-du-net-voila-ce-qui-arrive-quand-on-ne-la-defend-pas.html">le réseau Internet lui-même</a>).</p>
<p>Pour gagner de l&#8217;argent, il nous faut donc lutter contre notre objectif&nbsp;: l&#8217;abondance. Et vu qu&#8217;il faut gagner de l&#8217;argent pour vivre, il est vital d&#8217;aller à l&#8217;encontre de ce qui est bénéfique pour la société. N&#8217;est-ce pas absurde&nbsp;?</p>
<p><strong>C&#8217;est la raison pour laquelle je suis convaincu qu&#8217;une partie des échanges doit être hors-marché.</strong> Je pense que nous devrions réserver l&#8217;économie aux domaines où elle fonctionne, lorsqu&#8217;elle améliore la société, c&#8217;est-à-dire quand nous devons gérer la rareté. Le reste des échanges – lorsqu&#8217;il y a abondance – doit être hors-marché, car sinon l&#8217;économie tenterait d&#8217;y restaurer une rareté artificielle. <em>Certains réfléchissent aussi à des <a href="http://www.webisteme.com/blog/?p=384">monnaies d&#8217;abondance</a>.</em></p>
<h3>Les domaines d&#8217;abondance</h3>
<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/internet.png"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/internet.png" alt="" title="internet" width="128" height="128" class="alignleft size-full wp-image-2435" /></a><br />
<strong>L&#8217;arrivée du numérique a <em>de facto</em> rendu tout ce qui est immatériel abondant.</strong> La musique est le premier domaine à avoir massivement profité de cette amélioration technologique, suivie par les films, les jeux vidéos, les livres, l&#8217;information, etc. Les industries travaillant dans ces domaines d&#8217;activité ont toutes un point commun&nbsp;: <strong>leurs modèles économiques sont en train de s&#8217;effondrer</strong>.</p>
<p><strong>Mais ce progrès ne devrait pas s&#8217;arrêter à l&#8217;immatériel</strong>&nbsp;: une seconde vague d&#8217;abondance pourrait bien accélérer le processus d&#8217;évolution de la société&nbsp;: l&#8217;<a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2011/05/26/fab-lab-education">autofabrication</a> à portée de tous (par exemple l&#8217;<a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2011/05/25/impression-3D-attention-danger">impression 3D</a>) permettra potentiellement à chaque foyer de posséder sa propre usine miniature à faible coût. Beaucoup d&#8217;entreprises pourront mettre la clé sous la porte&nbsp;: pourquoi j&#8217;irai acheter une chaise dans un magasin si je peux la télécharger et &laquo;&nbsp;l&#8217;imprimer&nbsp;&raquo; chez moi&nbsp;?</p>
<blockquote><p>Dans une génération, on sera bien en peine d&#8217;expliquer à nos petits-enfants comment on a pu vivre sans son <em>autofabricateur</em>, et qu&#8217;on devait commander des biens préfabriqués en ligne et attendre qu&#8217;ils nous arrivent dans notre boîte aux lettres livrés par la Poste.</p></blockquote>
<p>Cette prospérité est inéluctable. Mais surtout, et je voudrais insister là-dessus, elle est <strong>souhaitable</strong>. Comment en sommes-nous arrivé à croire le contraire&nbsp;? La question ne devrait pas être de savoir si oui ou non il faut <em>tolérer</em> le partage de fichiers, mais au contraire comment faire pour l&#8217;<strong>encourager</strong>.</p>
<h3>Corriger le problème économique</h3>
<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/chat.png"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/chat.png" alt="" title="chat" width="128" height="128" class="alignleft size-full wp-image-2440" /></a></p>
<p>L&#8217;équilibre entre l&#8217;abondance et la rareté évolue. Dans un monde de rareté, l&#8217;économie peut fonctionner. Dans un monde d&#8217;abondance absolue, l&#8217;économie telle que nous la connaissons serait contre-productive, et à la limite il n&#8217;y aurait pas besoin d&#8217;argent (aurions-nous inventé l&#8217;argent si rien n&#8217;était rare&nbsp;?). Mais le problème se pose lorsque le monde <a href="http://www.cornu.eu.org/news/introduction-de-internet-tome-2-services-et-usages-de-demain">est composé à la fois de domaines d&#8217;abondance et de rareté</a>&nbsp;: pourquoi les personnes travaillant dans un domaine d&#8217;abondance ne pourraient-elles pas gagner d&#8217;argent, alors que celles travaillant dans un domaine de rareté le pourraient&nbsp;?</p>
<p>Quelles sont les solutions envisagées pour le résoudre&nbsp;? En voici cinq (peut-être y en a-t-il d&#8217;autres).</p>
<h4>La rareté imposée</h4>
<p>La première, c&#8217;est d&#8217;imposer par la loi ou par la technique la rareté, pour lutter au maximum contre l&#8217;abondance des choses. C&#8217;est la solution envisagée par beaucoup de lois actuelles (<em>Hadopi</em> en France), souvent écrites par les lobbies des entreprises qui bénéficient de cette rareté. Sans commentaire.</p>
<h4>Les profits indirects</h4>
<p>La deuxième consiste à bénéficier de l&#8217;abondance pour atteindre un public plus important. Typiquement, un chanteur rend sa musique accessible à tous, cela contribuera à le faire connaître et lui permettra d&#8217;attirer plus de monde à ses concerts. L&#8217;idée est séduisante, mais elle ne s&#8217;applique pas à tous les domaines (il serait par exemple difficile pour un écrivain d&#8217;obtenir des profits indirects). Néanmoins, même si elle est insuffisante, cette solution est naturellement plébiscitée lorsque c&#8217;est possible.</p>
<h4>La contribution créative</h4>
<p>La troisième est une contribution forfaitaire, appelée <strong>contribution créative</strong> (plus connue sous le nom de <em>licence globale</em>), versée mensuellement par chaque internaute. Philippe Aigrain détaille cette proposition dans son livre <a href="http://www.laquadrature.net/fr/livre-internet-creation-de-philippe-aigrain">Internet &#038; Création</a>. Elle possède un atout majeur&nbsp;: <strong>autoriser et favoriser les échanges hors-marché.</strong></p>
<p>Néanmoins, j&#8217;émets quelques doutes&nbsp;: je la considère comme une solution temporaire. En effet, si le calcul prend en compte les médias (musique, films, livres…), toute forme de création (présente et future) n&#8217;est pas concernée, comme par exemple les logiciels libres. Sans parler de la future duplication des objets matériels évoquée plus haut.</p>
<p>De plus, elle ne prend pas en compte l&#8217;augmentation de la diversité&nbsp;: plus il y a d&#8217;auteurs, moins chaque auteur sera rémunéré.</p>
<p>Enfin, ce mécanisme induit nécessairement une centralisation&nbsp;: chaque auteur devrait adhérer à une gestion collective, et nous devrions mesurer la proportion des échanges pour redistribuer la cagnotte à chacun. Je suis a priori réticent face à une telle centralisation (mais pourquoi pas&nbsp;?).</p>
<h4>Le don</h4>
<p>Une autre solution est la rémunération par le don. Le principe est simple&nbsp;: chaque œuvre est accessible à tous, ceux qui ont apprécié peuvent rémunérer l&#8217;auteur. Ce mécanisme peut sembler bien limité&nbsp;: le montant récolté sera probablement insuffisant, et utilisé seul, l&#8217;incertitude de revenu ne favoriserait pas la pratique d&#8217;activités non marchandes.</p>
<p>Cependant, ce système de rémunération est intéressant, car il favorise les échanges hors-marché tout en permettant une rétribution de l&#8217;auteur, sans centralisation.</p>
<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/wallet.png"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/06/wallet.png" alt="" title="wallet" width="128" height="128" class="alignright size-full wp-image-2442" /></a></p>
<h4>Le revenu de base</h4>
<p>Enfin, la solution que je trouve la plus séduisante est le <a href="http://owni.fr/2011/03/17/revenu-minimum-garanti/">revenu de base</a>, un revenu versé inconditionnellement à chacun et suffisant pour vivre.</p>
<p>Une fois ce revenu garanti, certains ne s’épanouiraient-ils pas dans des domaines moins rémunérateurs, mais davantage bénéfiques pour tout le monde&nbsp;? D&#8217;autant que ce n&#8217;est pas l&#8217;argent <a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2010/08/25/motivation">qui nous motive vraiment dans le travail</a> (encore faut-il en avoir suffisamment pour vivre).</p>
<p>Ne croyez-vous pas qu&#8217;un frein majeur au développement des logiciels libres (par définition copiables, donc abondants) soit justement <strong>la nécessité de gagner de l&#8217;argent sur la rareté</strong>&nbsp;? Bien sûr, il est possible d&#8217;être rémunéré indirectement, par les services, le support… Mais est-ce suffisant&nbsp;? Les entreprises sont même parfois contraintes de <a href="http://philippe.scoffoni.net/logiciel-proprietaire-finance-logiciel-libre/">financer le logiciel libre par le logiciel propriétaire</a>…</p>
<p>Par ailleurs, dans le domaine de l&#8217;information où l&#8217;indépendance est capitale, ce revenu de base s&#8217;ajoutant aux autres sources de financement pourrait contribuer à <strong>réduire la dépendance économique des journalistes</strong>.</p>
<p><strong>Ce ne sont que quelques arguments en faveur du <em>revenu de base</em>.</strong> J&#8217;en développe d&#8217;autres dans mon billet consacré au <a href="http://blog.rom1v.com/2011/02/dividende-universel-un-enjeu-majeur-de-societe/">dividende universel</a>, et je détaille <a href="http://blog.rom1v.com/2011/05/linjustice-monetaire/">l&#8217;injustice monétaire</a>, un argument central justifiant sa mise en place.</p>
<p>À propos de la monnaie justement, <strong>le don est actuellement découragé à cause de la structure centralisée du système monétaire</strong>. Je pense qu&#8217;une monnaie à <em>dividende universel</em> permettrait de faciliter cette forme de rémunération supplémentaire…</p>
<p><strong>Je suis persuadé que cette proposition est au moins une partie de la solution au problème économique de l&#8217;abondance.</strong> Je regrette qu&#8217;elle soit si peu évoquée dans les débats sur le droit d&#8217;auteur. </p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Je souhaite que le libre partage de la culture, de la connaissance, et plus généralement de tous les biens <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biens_rivaux">non-rivaux</a> soit légalisé. Non pas pour quémander un droit qui serait illégitime, mais au contraire parce que je pense que c&#8217;est <strong>une évolution nécessaire et positive pour la société</strong>. En particulier, l&#8217;utilisation non-commerciale d&#8217;une œuvre devrait être un droit du public non contestable par l&#8217;auteur.</p>
<p>Nous ne pouvons accepter le seul argument économique pour justifier de lutter contre l&#8217;abondance, alors même que l&#8217;économie a pour objectif de résoudre des problèmes de rareté. <strong>Nous devons au contraire mettre en place un système qui assure la subsistance de chacun et qui favorise le partage et l&#8217;abondance.</strong></p>
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		<title>LOPPSI : la censure d&#8217;État est adoptée en France</title>
		<link>http://blog.rom1v.com/2011/01/loppsi-la-censure-detat-est-adoptee-en-france/</link>
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		<pubDate>Sat, 08 Jan 2011 10:45:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>®om</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Titre initial&#160;: LOPPSI &#160;: la censure d&#8217;État bientôt adoptée en France Censure d&#8217;État Le Sénat s&#8217;apprête à voter en seconde lecture (à partir du 18 janvier) le projet de loi LOPPSI, comportant un article 4 qui instaure la censure des sites web dictée par le ministère de l&#8217;intérieur. Cette censure d&#8217;État va être acceptée au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/01/loppsi_150px.png"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2011/01/loppsi_150px.png" alt="" title="loppsi_150px" width="150" height="110" class="alignright size-full wp-image-2062" /></a></p>
<p><em>Titre initial&nbsp;: <strong>LOPPSI &nbsp;: la censure d&#8217;État bientôt adoptée en France</strong></em></p>
<h3>Censure d&#8217;État</h3>
<p>Le Sénat s&#8217;apprête à voter en seconde lecture (à partir du 18 janvier) le projet de loi LOPPSI, comportant un article 4 qui instaure la <strong>censure des sites web dictée par le ministère de l&#8217;intérieur</strong>. Cette censure d&#8217;État va être acceptée au prétexte de la lutte contre la pédopornographie, contre laquelle elle est totalement inefficace.<br />
<ins datetime="2011-01-18T00:00:00+01:00"><em>(18/01/2011)</em> <a href="http://www.numerama.com/magazine/17848-loppsi-le-senat-confirme-un-filtrage-du-net-sans-controle-du-juge.html">Le Sénat vient de valider l&#8217;article 4 en l&#8217;état</a>.</ins><br />
<ins datetime="2011-03-10T00:00:00+01:00"><em>(10/03/201) <a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2011/2011-625-dc/decision-n-2011-625-dc-du-10-mars-2011.94924.html">Le Conseil Constitutionnel n&#8217;a pas censuré l&#8217;article 4</a> (il a censuré 13 autres articles), il a donc validé la censure gouvernementale d&#8217;Internet en France.</em></ins></p>
<p>L&#8217;association de protection de l&#8217;enfance <em>«&nbsp;L&#8217;Ange Bleu&nbsp;»</em>, luttant contre la pédophilie, ne s&#8217;y est pas trompée&nbsp;: elle considère que la LOPPSI utilise la protection de l&#8217;enfance comme <a href="http://www.ange-bleu.com/article.php?type=actualites&#038;origine=juriactu&#038;id=113">cheval de Troie du filtrage généralisé d&#8217;Internet</a>.</p>
<p>Dans le but de contourner la justice, le gouvernement a refusé tous les amendements obligeant l&#8217;intervention de l&#8217;autorité judiciaire. Ce refus a évidemment été très difficile à justifier, et les explications données ont valu un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Busiris">prix Busiris</a> à <a href="http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/12/30/Prix-Busiris-pour-Eric-Ciotti">Éric Ciotti</a>, rapporteur du projet de loi à l&#8217;Assemblée Nationale.</p>
<h3>Conseil Constitutionnel</h3>
<p>Plusieurs députés de droite comme de gauche ont rappelé dans l&#8217;hémicycle qu&#8217;un filtrage sans décision de l&#8217;autorité judiciaire serait anticonstitutionnel.</p>
<p>En effet, dans sa <a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-2009/2009-580-dc/decision-n-2009-580-dc-du-10-juin-2009.42666.html">décision historique du 10 juin 2009</a> (qui censure la loi Hadopi 1), le Conseil Constitutionnel a affirmé qu&#8217;une restriction de l&#8217;accès à Internet était une restriction de la liberté d&#8217;expression, et donc qu&#8217;elle ne pouvait être autorisée que par un juge (considérant 12)&nbsp;:</p>
<blockquote><p>« Considérant qu&#8217;aux termes de l&#8217;article 11 de la Déclaration des droits de l&#8217;homme et du citoyen de 1789 : &laquo;&nbsp;La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l&#8217;homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l&#8217;abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi&nbsp;&raquo; ; qu&#8217;en l&#8217;état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu&#8217;à l&#8217;importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l&#8217;expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d&#8217;accéder à ces services ; »</p></blockquote>
<p>Pour expliquer que la suppression du juge n&#8217;était pas, selon lui, anticonstitutionnelle, Éric Ciotti a tenté de faire croire que le filtrage proposé par l&#8217;article 4 de la LOPPSI ne restreignait pas la liberté d&#8217;expression, contrairement à la coupure d&#8217;accès de l&#8217;HADOPI. Voici <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2010-2011/20110083.asp">son discours à l&#8217;Assemblée Nationale</a>&nbsp;:</p>
<blockquote><p>«&nbsp;Vous avez fait référence à la jurisprudence du Conseil constitutionnel concernant la loi HADOPI, qui privilégie l’intervention du juge plutôt que celle de l’autorité administrative pour bloquer les accès à internet. Nous sommes ici dans une situation fondamentalement différente.</p>
<p>Que dit la jurisprudence HADOPI ? Le Conseil constitutionnel a estimé que bloquer l’accès global à internet d’un particulier était contraire aux libertés individuelles fondamentales. C’est la jurisprudence du Conseil constitutionnel.</p>
<p>À présent, nous sommes dans un cas totalement différent. Il ne s’agit pas de bloquer de façon systématique l’accès à internet d’un particulier, mais de bloquer des pages illégales dont la consultation est également illégale. La publication de ces pages constitue un délit, mais leur consultation aussi.</p>
<p>La mesure envisagée ne va donc pas priver l’internaute d’un espace de liberté, mais l’empêcher de commettre un acte illégal.&nbsp;»</p></blockquote>
<p>Cette démonstration est composée de deux arguments.</p>
<p>Le premier est que la LOPPSI ne met en place qu&#8217;un blocage d&#8217;un ou plusieurs sites, là où l&#8217;HADOPI demandait la coupure complète de l&#8217;accès. Ainsi, le filtrage serait bien moins important. Mais il faut bien voir que la restriction de la liberté d&#8217;expression et de communication concerne la personne à qui cette restriction s&#8217;applique (c&#8217;est évident, mais apparemment il est nécessaire de l&#8217;expliciter)&nbsp;: lorsqu&#8217;un site est bloqué, c&#8217;est la liberté d&#8217;expression de celui qui s&#8217;exprime sur le site qui est restreinte, pas celle des &laquo;&nbsp;lecteurs&nbsp;&raquo;. Ainsi, si <em>Mediapart.fr</em> (au hasard) se trouve bloqué, certes pour les internautes ce n&#8217;est qu&#8217;un seul site inaccessible, mais pour les auteurs de <em>Mediapart</em> c&#8217;est une restriction de leur liberté d&#8217;expression. <strong>Cette restriction doit donc être décidée par un juge.</strong></p>
<p>Avec la même logique fallacieuse, on parvient d&#8217;ailleurs à démontrer exactement le contraire&nbsp;: la coupure d&#8217;accès de l&#8217;HADOPI est beaucoup moins importante que le blocage d&#8217;un site par la LOPPSI. En effet, pour les auteurs de <em>Mediapart</em>, la coupure d&#8217;accès d&#8217;un internaute n&#8217;est pas une atteinte à leur liberté d&#8217;expression, puisque seul un internaute ne parviendra pas à accéder à leur site. Par contre le blocage de leur site est un blocage complet, qui empêchera à l&#8217;ensemble des internautes d&#8217;y accéder.</p>
<p>Le second argument avancé est qu&#8217;il ne s&#8217;agit que de bloquer des pages <em>illégales</em>, ce qui ne serait donc pas une restriction de la liberté d&#8217;expression. <strong>Mais c&#8217;est à un juge de décider de la légalité d&#8217;un contenu, pas au ministère de l&#8217;intérieur&nbsp;!</strong></p>
<p>Même si son argumentation est fausse, Éric Ciotti n&#8217;a fait aucune erreur. Son but n&#8217;est pas de parvenir à une solution réfléchie et équilibrée&nbsp;: il veut simplement éviter l&#8217;autorité judiciaire.</p>
<h3>Le juge dérange</h3>
<p>Ce n&#8217;est pas un hasard si le gouvernement s&#8217;obstine tant à supprimer l&#8217;autorité judiciaire. Notez que ce débat est très lié à celui de la neutralité du net, où les opposants veulent limiter la neutralité aux seuls <em>&laquo;&nbsp;contenus licites&nbsp;&raquo;</em>. Comprenez <em>&laquo;&nbsp;contenus dont la licéité aura été décidée par une entreprise privée ou par un gouvernement, pas par la justice&nbsp;&raquo;</em> (la justice n&#8217;est pas appliquée par des algorithmes dans les routeurs).</p>
<p>Il y a principalement deux raisons à cela&nbsp;: l&#8217;extension future du filtrage et la censure politique.</p>
<h4>Extension du filtrage</h4>
<p>La première raison est d&#8217;instaurer un filtrage administratif pour une raison quelconque (de préférence, quelque chose que tout le monde condamne, comme la pédopornographie), pour pouvoir l&#8217;étendre ensuite à d&#8217;autres domaines où l&#8217;intervention d&#8217;un juge poserait problème (car il n&#8217;autoriserait pas un tel filtrage).<br />
En particulier, le 7 janvier 2010, dans ses vœux au monde de la culture, <strong>Nicolas Sarkozy a promis le filtrage aux industries du divertissement</strong>&nbsp;:</p>
<blockquote><p>«&nbsp;Plus on pourra dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage, moins il sera nécessaire de recourir à des mesures pesant sur les internautes. […] <strong>Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage</strong>.&nbsp;»</p></blockquote>
<p>D&#8217;ailleurs, <a href="http://www.numerama.com/magazine/17655-loppsi-le-filtrage-limite-a-la-pedopornographie-aujourd-hui.html">Éric Ciotti lui-même ne dément pas l&#8217;extension future du filtrage</a>.</p>
<h4>Censure politique</h4>
<p>La seconde raison est de mettre en place une architecture permettant de censurer les contenus dérangeant le pouvoir en place.</p>
<p>C&#8217;est ce qui s&#8217;est passé en Australie, où la liste noire secrète (qui a fuité sur <em>Wikileaks</em>) ne contenait que 32% de sites effectivement pédopornographiques, ou en Thaïlande, où des sites bloqués portaient la mention <em>&laquo;&nbsp;lese majeste&nbsp;&raquo;</em>. Comme le dit <em>Wikileaks</em>&nbsp;:</p>
<blockquote><p>«&nbsp;History shows that secret censorship systems, whatever their original intent, are invariably corrupted into anti-democratic behavior&nbsp;»</p></blockquote>
<p><em>Les liens vers la source de ces informations n&#8217;existe plus sur Wikileaks.org (évidemment), ni sur ses miroirs.</em></p>
<p>Alors bien sûr, j&#8217;en entends déjà certains&nbsp;: <em>«&nbsp;mais tu es parano, nous sommes en France, pas en Australie ou en Thaïlande, nous sommes en démocratie, dans le pays des Droits de l&#8217;Homme&nbsp;»</em>. Au passage, un élément fondamental de la démocratie est la séparation des pouvoirs. Lorsque le ministère de l&#8217;intérieur a le pouvoir de limiter la liberté d&#8217;expression, il empiète sur le pouvoir judiciaire.</p>
<p>Mais plus concrètement, trois évènements récents nous rappellent les risques de dérives, même (les mauvaises langues diront <em>&laquo;&nbsp;surtout&nbsp;&raquo;</em>) de la part d&#8217;un gouvernement français.</p>
<p>Le premier concerne les propos de Brice Hortefeux qui lui ont valu une condamnation pour <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/04/brice-hortefeux-condamne-pour-injure-raciale_1367948_823448.html">injure raciale</a>, suivie de la violente <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/09/14/l-affaire-hortefeux-illustre-la-mefiance-de-l-ump-vis-a-vis-du-net_1240102_651865.html">réaction anti-Internet</a> de la part de l&#8217;UMP.</p>
<p>Le deuxième, c&#8217;est la diffusion des enregistrements dans l&#8217;affaire Woerth-Bettencourt, que le gouvernement s&#8217;est empressé de dénoncer (voir à ce sujet <a href="http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3174">l&#8217;émission d&#8217;Arrêt sur Images consacrée à l&#8217;affaire Bettencourt</a> si vous y êtes abonnés). <em>Mediapart.fr</em> aurait-il été censuré si la LOPPSI avait été opérationnelle&nbsp;? Je ne sais pas.</p>
<p>Le troisième, c&#8217;est la fuite des câbles diplomatiques par <em>Wikileaks</em>. Là au moins, c&#8217;est clair, <em>Wikileaks</em> aurait été censuré&nbsp;: <a href="http://www.laquadrature.net/fr/wikileaks-et-la-censure-politique-dinternet-nous-voila-prevenus">WikiLeaks et la censure politique d&#8217;Internet: nous voila prévenus !</a></p>
<p>Si ce texte de loi est validé en l&#8217;état, il est fort possible que nous vivions demain <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/01/05/la-tunisie-tente-de-reprendre-le-controle-du-web_1461205_651865.html">ce qui se passe en Tunisie aujourd&#8217;hui</a> (où <em>«&nbsp;officiellement, la censure ne concerne que le terrorisme et la pornographie&nbsp;»</em>).<br />
<em>[Ce billet a été rédigé avant la chute du dictateur tunisien Ben Ali.]</em></p>
<p><ins datetime="2011-01-17T00:00:00+01:00"><em>(17/01/2011)</em> Cette censure politique est à apprécier au regard des récentes déclarations du CSA, qui <a href="http://www.numerama.com/magazine/17833-le-csa-veut-imposer-le-filtrage-des-sites-non-labellises.html">veut imposer le filtrage des sites non labellisés</a>, comme l&#8217;<a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/18/a-la-une/video-internet-italie-censure/">a fait Berlusconi en Italie</a>.</ins><br />
<ins datetime="2011-04-06T00:00:00+01:00"><em>(06/04/2011)</em> <a href="http://www.numerama.com/magazine/18477-hadopi-une-deputee-ump-suggere-de-controler-les-videos-en-ligne.html">Une députée UMP soutient cette proposition</a>.</ins><br />
<ins datetime="2011-06-15T00:00:00+01:00"><em>(15/06/2011)</em> Un projet de décret veut <a href="http://www.laquadrature.net/fr/tout-internet-soumis-a-la-censure-gouvernementale">soumettre tout Internet à la censure gouvernementale</a>.</ins><br />
<ins datetime="2011-07-07T00:00:00+01:00"><em>(07/07/2011)</em> Un ancien ministre UMP veut carrément <a href="http://www.numerama.com/magazine/19292-une-haute-autorite-du-net-pour-le-blocage-des-sites-en-france.html">une Haute Autorité [de censure] du net</a>.</ins></p>
<h3>Information des citoyens</h3>
<p>Malgré l&#8217;extrême gravité de l&#8217;instauration d&#8217;une censure dictée par le ministère de l&#8217;intérieur, une majorité du citoyens n&#8217;a jamais entendu parler de ce projet de loi dans les médias traditionnels (TV et radio), qui sont restés bien silencieux.</p>
<p>Si les 20h de <em>TF1</em> et de <em>France 2</em> ont effectivement évoqué le projet de loi LOPPSI pendant les débats à l&#8217;Assemblée Nationale, c&#8217;était simplement pour mentionner qu&#8217;un article assouplit le permis de conduire à points. Bien maigre information par rapport aux enjeux de ce texte. Lors du vote en première lecture, TF1 a même été accusé de <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/02/15/loppsi-tf1-manque-a-lhonnetete-de-linformation/">manquement à l&#8217;honnêteté de l&#8217;information</a>.</p>
<p>Sur le web, en revanche, l&#8217;article 4 provoque un tollé. Bien évidemment de la part des associations comme <a href="http://www.laquadrature.net/fr/LOPPSI">La Quadrature du Net</a>, très en pointe pour défendre les libertés fondamentales sur Internet, <a href="http://fr.rsf.org/france-la-liberte-sur-le-net-victime-du-16-09-2010,38373.html">Reporters sans frontières</a> ou encore <a href="http://www.ange-bleu.com/article.php?type=actualites&#038;origine=juriactu&#038;id=113">L&#8217;Ange Bleu</a> (citée plus haut). Les critiques fusent également du côté des sites d&#8217;information spécialisés comme <a href="http://www.pcinpact.com/s/loppsi.htm">PC INpact</a> et <a href="http://loppsi.numerama.com">Numerama</a>, mais aussi sur <a href="http://fr.readwriteweb.com/tag/loppsi/">ReadWriteWeb</a> ainsi que sur les réseaux sociaux et sur les blogs de milliers de citoyens.</p>
<p>La presse en ligne a également publié quelques articles dénonçant cette censure&nbsp;:<br />
<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/loppsi-2-les-dictateurs-en-ont-reve-sarkozy-l-a-fait_917757.html">Loppsi 2: &laquo;&nbsp;Les dictateurs en ont rêvé, Sarkozy l&#8217;a fait&nbsp;&raquo;</a> <em>(LExpress.fr)</em><br />
<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100208.OBS6200/tout-le-monde-a-peur-de-la-loppsi.html">Tout le monde a peur de la LOPPSI</a> <em>(NouvelObs.com)</em><br />
<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20101216.OBS4857/l-assemblee-nationale-valide-le-filtrage-du-web.html">L&#8217;Assemblée nationale valide le filtrage du web</a> <em>(NouvelObs.com)</em><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/06/01/la-loi-loppsi-est-un-pied-dans-la-porte-vers-une-censure-gouvernementale-de-l-internet_1200939_651865.html">La loi LOPPSI est un pied dans la porte vers une censure gouvernementale de l&#8217;Internet</a> <em>(LeMonde.fr)</em><br />
<a href="http://www.20minutes.fr/article/642783/web-loppsi-2-donne-pleins-pouvoirs-ministere-interieur-censurer-net">LOPPSI 2 donne les pleins pouvoirs au ministère de l&#8217;Intérieur pour censurer le Net</a> <em>(20minutes.fr)</em><br />
<a href="http://www.liberation.fr/societe/01012309415-loppsi-2-une-loi-extremement-dangereuse-et-regressive">LOPPSI 2: une loi extrêmement dangereuse et régressive</a> <em>(Liberation.fr)</em></p>
<p>Le décalage entre les informations fournies par les médias traditionnels et les médias en ligne est flagrant. Les causes profondes de la volonté de contrôler et de censurer l&#8217;information sur le Net ne sont certainement pas à chercher bien loin.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>En conclusion, je souhaite faire passer 3 messages&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Aux membres du Sénat&nbsp;: <em>«&nbsp;Supprimez l&#8217;article 4, ou au moins rétablissez l&#8217;intervention du juge&nbsp;»</em>.</li>
<li>Aux membres du Conseil Constitutionnel&nbsp;: <em>«&nbsp;Déclarez l&#8217;article 4 non conforme à la Constitution&nbsp;»</em>.</li>
<li>Aux citoyens&nbsp;: <em>«&nbsp;Informez-vous sur le Net&nbsp;»</em>.</li>
</ul>
<h3>À lire également</h3>
<p>Je vous recommande ces billets d&#8217;Edwy Plenel&nbsp;:<br />
<a href="http://owni.fr/2011/01/03/en-defense-dinternet-et-de-wikileaks-1-nous-autres-barbares…/">En défense d’Internet et de WikiLeaks (1): nous autres, barbares…</a><br />
<a href="http://owni.fr/2011/01/04/en-defense-dinternet-et-de-wikileaks-2-la-question-democratique/">En défense d’Internet et de WikiLeaks (2): la question démocratique</a><br />
<a href="http://owni.fr/2011/01/10/en-defense-dinternet-et-de-wikileaks-3-la-revolution-numerique/">En défense d’Internet et de WikiLeaks (3): la révolution numérique</a><br />
<a href="http://owni.fr/2011/01/11/en-defense-dinternet-et-de-wikileaks-4-politique-de-la-relation/">En défense d’Internet et de WikiLeaks (4): politique de la relation</a></p>
<h3><ins datetime="2011-01-18T00:00:00+01:00">Remarque</ins></h3>
<p><ins datetime="2011-01-18T00:00:00+01:00"><em>(EDIT 18/01/2011)</em><br />
Je n&#8217;ai parlé ici que de l&#8217;article 4, mais beaucoup d&#8217;autres articles de la LOPPSI sont décriés. Dans ce projet, l&#8217;exécutif use de son influence sur le législatif pour affaiblir le judiciaire, ce qui remet violemment en cause la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9paration_des_pouvoirs">séparation des pouvoirs</a>.<br />
Lire par exemple la tribune d&#8217;Eva Joly et Sandrine Bélier sur <em>Rue89</em>&nbsp;: <a href="http://www.rue89.com/2011/01/17/la-loppsi-2-nest-pas-notre-france-186163">La Loppsi 2 n&#8217;est pas notre France</a>.</ins></p>
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		<title>Le logiciel HADOPI est impossible</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Aug 2010 01:03:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ça y&#8217;est, nous en savons plus sur les moyens de sécurisation HADOPI, après la diffusion (par Numerama) de leurs spécifications fonctionnelles (publiques mais secrètes), établies par M. Riguidel (soupçonné de conflits d&#8217;intérêts). Le document final est publié ici. Sémantique Ce document nous confirme que le logiciel de sécurisation est en fait un mouchard, un logiciel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2010/08/camera-surveillance.jpg"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2010/08/camera-surveillance.jpg" alt="" title="camera-surveillance" width="200" height="256" class="alignright size-full wp-image-1800" /></a></p>
<p>Ça y&#8217;est, nous en savons plus sur les moyens de sécurisation HADOPI, après la diffusion (par <a href="http://www.numerama.com/magazine/16363-exclusif-le-document-secret-de-l-hadopi-sur-les-moyens-de-securisation.html">Numerama</a>) de leurs spécifications fonctionnelles (<a href="http://www.numerama.com/magazine/16351-hadopi-une-consultation-publique-dont-les-questions-sont-secretes.html">publiques mais secrètes</a>), établies par M. Riguidel (<a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/56771-hadopi-brevet-securisation-filtrage-dpi.htm">soupçonné de conflits d&#8217;intérêts</a>).</p>
<p><ins>Le document final est publié <a href="http://hadopi.fr/download/sites/default/files/page/pdf/Consultation_sur_les%20specifications_fonctionnelles_des_moyens_de_securisation.pdf">ici</a>.</ins></p>
<h3>Sémantique</h3>
<p><a href="http://dl.rom1v.com/hadopi/logiciel-impossible/hadopi-sfh.pdf">Ce document</a> nous confirme que le logiciel de sécurisation est en fait un <strong>mouchard</strong>, un <strong>logiciel de surveillance et de contrôle des utilisateurs</strong>.</p>
<p>En effet, la sécurité permet de se prémunir d&#8217;attaques extérieures et d&#8217;espionnage. Au contraire, les spécifications présentées définissent un logiciel espion qui journalise les faits et gestes (du moins ceux qui l&#8217;intéressent) des internautes. Dans l&#8217;esprit des architectes de la loi, la surveillance des utilisateurs est un moyen de sécurisation de la forme actuelle de la propriété intellectuelle, de la même manière que la censure est un moyen de sécurisation de l&#8217;opinion publique. Mais <strong>il ne s&#8217;agit absolument pas de sécurisation informatique</strong>.</p>
<p>Il est d&#8217;ailleurs amusant d&#8217;avoir précisé que logiciel devait espionner mais sans trop se faire remarquer (page 13)&nbsp;:</p>
<blockquote><p>les moyens ne sont pas reconnus comme un « malware » par les antivirus du marché</p></blockquote>
<h3>Principe de fonctionnement</h3>
<p>Le principe de ce mouchard est d&#8217;enregistrer les actions de l&#8217;utilisateur dans deux fichiers (une version en clair et une version &laquo;&nbsp;sécurisée&nbsp;&raquo;). La version &laquo;&nbsp;sécurisée&nbsp;&raquo; doit être conservée un an, et servira au besoin à prouver que l&#8217;utilisateur a ou n&#8217;a pas fait telle ou telle action. C&#8217;est exactement comme proposer à la population l&#8217;installation d&#8217;une caméra de surveillance sur la tête qui conserverait les enregistrements pendant un an, dans le but de prouver son innocence lors d&#8217;une éventuelle accusation.</p>
<p><strong>Ces spécifications sont inquiétantes par leur logique de surveillance et de contrôle.</strong> Les objectifs sont assez clairs. De plus en plus de politiques prenant conscience des enjeux de la neutralité du net (<a href="http://www.numerama.com/magazine/16252-le-chili-vote-une-loi-sur-la-neutralite-du-net-une-premiere-mondiale.html">le Chili a même voté une loi pour la garantir</a>), il paraît difficile d&#8217;imposer un filtrage (par ailleurs inefficace) pour combattre le partage de fichiers (quoique l&#8217;idée pourrait encore resurgir). Il serait également délirant d&#8217;imposer à chacun l&#8217;installation d&#8217;un tel mouchard sur toutes ses machines (<a href="http://www.numerama.com/magazine/13351-logiciel-anti-porno-la-chine-n-a-fait-que-decaler-son-deploiement-maj.html">même la Chine a reculé</a>). La solution est donc de créer <strong>une insécurité juridique avec des accusations aléatoires</strong> (sans aucune preuve) et de proposer un outil de surveillance qui permettra de <em>prouver sa bonne foi</em>. S&#8217;ils ne peuvent pas prouver leur innocence, les utilisateurs risquent une amende de 1500€ et/ou une coupure d&#8217;accès Internet pendant un mois pour délit de <em>négligence caractérisée</em>. <strong>Une subtile manipulation de la présomption d&#8217;innocence.</strong></p>
<h3>L&#8217;arnaque technique</h3>
<p>Attention, on rentre dans la technique, c&#8217;est là que ça devient rigolo.</p>
<h4>Un journal… sécurisé</h4>
<p>Je disais que le logiciel devait journaliser les actions des utilisateurs dans deux fichiers, une version en clair et une version &laquo;&nbsp;sécurisée&nbsp;&raquo;. C&#8217;est la partie cruciale du fonctionnement du logiciel de sécurisation. Tout est détaillé pages 28 et 32&nbsp;:</p>
<blockquote><p>Il existe deux sortes de journaux qui sont produits en temps réel dans deux bases de données distinctes&nbsp;:</p>
<p>Un journal en clair que les utilisateurs et l’administrateur peuvent consulter.</p>
<p>Un journal sécurisé. Ce journal est confidentiel, authentique et infalsifiable. Toute tentative de falsification éventuelle est détectable. Pour des raisons de sécurité, cette seconde version du journal est en mode binaire, compressée, signée électroniquement, chiffrée, et archivée pendant une période d’au moins une année. Ce journal sera accessible en clair à la demande du titulaire de l’abonnement. Il permettra de vérifier, après déchiffrement avec la clé privée correspondant au logiciel, laquelle est détenue par le tiers de confiance, la mise en œuvre du logiciel de sécurisation à une date et heure donnée, et l’activité informatique de l’internaute concerné. Ce journal permet de refléter, sans interférence possible du titulaire de l’abonnement, les événements de l’accès Internet considéré.</p></blockquote>
<blockquote><p>Le chiffrement des journaux s’opère avec de la cryptographie asymétrique, en utilisant la clé publique fournie, avec le logiciel, par un tiers de confiance.</p></blockquote>
<p>On a donc un journal en clair, et une copie en <em>binaire-compressé-signé-chiffré-archivé-infalsifiable-incopiable</em>. Comment est chiffrée cette copie? Par une clé publique (fournie avec le logiciel). Comment est signée cette copie? Ce n&#8217;est pas dit, mais c&#8217;est forcément par une clé (privée), fournie elle-aussi avec le logiciel.</p>
<p>Le poste de l&#8217;utilisateur possède donc la clé de chiffrement et la clé de signature, mais attention, <em>abracadabra</em>, il ne doit pas pouvoir créer un &laquo;&nbsp;faux&nbsp;&raquo; journal chiffré et signé&nbsp;! Et s&#8217;il tente de créer un faux journal, le logiciel doit le détecter&nbsp;!</p>
<h4>Un logiciel impossible</h4>
<p>Le but du journal &laquo;&nbsp;sécurisé&nbsp;&raquo; est évidemment de s&#8217;assurer qu&#8217;il a bien été généré par le mouchard et qu&#8217;il n&#8217;a pas été modifié. On se demande alors l&#8217;intérêt de le chiffrer par une clé publique (vu que de toute façon le journal est accessible en clair). Ce qu&#8217;il faut, c&#8217;est le signer. Et pour signer, il faut une clé privée. Et une clé privée, on ne peut pas l&#8217;intégrer au logiciel, car alors elle serait rendue publique, et n&#8217;importe qui pourrait signer n&#8217;importe quoi. <strong>La clé privée du &laquo;&nbsp;tiers de confiance&nbsp;&raquo; ne peut donc pas être diffusée pour signer les journaux.</strong></p>
<p>Envoyer les journaux chez le &laquo;&nbsp;tiers de confiance&nbsp;&raquo; (ce qui est clairement exclu de toute façon) ne fonctionnerait pas mieux, car rien n&#8217;empêcherait l&#8217;utilisateur d&#8217;envoyer de faux journaux.</p>
<p><strong>Il n&#8217;est donc pas possible de réaliser un tel logiciel.</strong></p>
<p><em>Mesdames et messieurs de l&#8217;Hadopi, si une société vous propose un logiciel qui répond aux spécifications, méfiez-vous, il n&#8217;y répond pas. Mesdames et messieurs les commerciaux des sociétés informatiques, réfléchissez bien avant d&#8217;accepter un tel contrat, vos équipes projets ne pourront pas le réaliser.</em></p>
<h4>La cryptographie asymétrique</h4>
<p>Pourtant, la cryptographie, ça fonctionne bien et c&#8217;est <a href="http://blog.rom1v.com/2009/05/gnupg-chiffrer-et-signer-sous-ubuntu-pour-les-nuls/">accessible à tous très simplement</a>. Pourquoi donc un tel logiciel ne peut pas fonctionner&nbsp;?</p>
<p>La cryptographie asymétrique, ça permet à A d&#8217;écrire un message à B de telle manière que B soit sûr que le message provienne de A et que A soit sûr que seul B puisse le lire. A et B se font confiance.</p>
<p>Ici, par définition, le tiers de confiance vis-à-vis de l&#8217;Hadopi (B) ne fait pas confiance à l&#8217;internaute (A). Donc B veut écrire et signer le message (ici le journal) qui se trouve chez A. Pour cela, une partie de B (le mouchard) doit se trouver chez A&nbsp;: cette partie peut donc être contrôlée par A. On en déduit que <strong>A peut signer les messages qu&#8217;il veut en se faisant passer pour B</strong>.</p>
<p><strong>Il n&#8217;y a d&#8217;ailleurs rien d&#8217;étonnant à ce qu&#8217;un outil de sécurité et de protection ne réponde pas au besoin d&#8217;un logiciel de surveillance et de contrôle.</strong></p>
<h3>Cachez le code</h3>
<h4>Logiciels propriétaires</h4>
<p>Il reste une petite subtilité à détailler. J&#8217;ai dit que si la clé privée était intégrée au logiciel, alors elle était publique (accessible à tous), et que si le mouchard se trouvait chez un internaute, il pouvait être contrôlé par l&#8217;internaute.</p>
<p>En fait, certains logiciels ne permettent pas aux utilisateurs d&#8217;en étudier directement le fonctionnement, et donc <em>a fortiori</em> d&#8217;en modifier le comportement&nbsp;: ce sont les logiciels dits <em>propriétaires</em> ou <em>privateurs</em> (du moins ceux dont les sources ne sont pas fournies). Ces logiciels sont par définition une privation d&#8217;une partie du contrôle de sa propre machine&nbsp;: l&#8217;utilisateur doit faire confiance aveuglément aux actions du logiciel. C&#8217;est l&#8217;idéal pour un programme de surveillance.</p>
<p>Mais il ne s&#8217;agit en rien d&#8217;une sécurité, la clé se trouve quand même dans le programme, et sera un moment ou à un autre utilisée (pour signer le journal). Ne pas fournir les sources du programme ne fera que rendre la tâche un petit peu plus difficile (il faudra sans doute lire de l&#8217;assembleur), mais je n&#8217;ai aucun doute sur le fait que 48 heures après le programme diffusé, un outil permettant d&#8217;en extraire la clé sera disponible.</p>
<p>Bien loin d&#8217;une protection rendant le journal <strong>infalsifiable</strong> comme exigée.</p>
<h4>Logiciels libres</h4>
<p>Les rédacteurs du document ont bien compris que le <em>logiciel libre</em> ne devait pas être écarté du champ du mouchard, et qu&#8217;il fallait que l&#8217;expression &laquo;&nbsp;logiciel libre&nbsp;&raquo; apparaisse dans les spécifications (page 6)&nbsp;:</p>
<blockquote><p>Les moyens peuvent être réalisés à partir de logiciels libres et/ou fonctionner sur des systèmes d’exploitation libres.</p></blockquote>
<p>Ils peuvent être réalisés <em>&laquo;&nbsp;à partir&nbsp;&raquo;</em> ou <em>&laquo;&nbsp;fonctionner sur&nbsp;&raquo;</em> des logiciels libres. Mais fondamentalement, <strong>un mouchard ne peut pas être libre</strong>. Le logiciel libre permet à l&#8217;utilisateur d&#8217;avoir le contrôle de sa machine&nbsp;; le mouchard lui propose de perdre une partie de ce contrôle pour être surveillé. C&#8217;est forcément incompatible.</p>
<p>Concrètement, c&#8217;est très simple à comprendre&nbsp;: il suffit de modifier les sources du logiciel qui écrit le journal &laquo;&nbsp;sécurisé&nbsp;&raquo; pour qu&#8217;il n&#8217;écrive que ce que l&#8217;on décide.</p>
<h3>Droit de contrôle de son ordinateur</h3>
<p>On observe de nombreuses tentatives de s&#8217;emparer du contrôle d&#8217;au moins une partie des ordinateurs de la population. C&#8217;est le cas avec des systèmes de suppression d&#8217;applications ou de contenu à distance sans le consentement de l&#8217;utilisateur (je pense notamment à <em>Apple</em> et <em>Google</em> pour leur systèmes mobiles). C&#8217;est le cas maintenant avec des mouchards que la loi recommande.</p>
<p>Je pense qu&#8217;il serait intéressant de faire du <em>&laquo;&nbsp;droit de contrôle de son ordinateur&nbsp;&raquo;</em> (ou appelez ça comme vous voulez) un enjeu au même titre que la <strong>neutralité du net</strong>&nbsp;: si le filtrage est interdit au niveau du réseau, il va être chez l&#8217;utilisateur. Dans ce cas, la seule forme acceptable est qu&#8217;il soit sous son contrôle, et non sous le contrôle d&#8217;une entreprise privée ou d&#8217;une quelconque autre entité.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, le document de spécifications du logiciel HADOPI laisse penser que l&#8217;installation d&#8217;applications dans les boitiers ADSL hors du contrôle de l&#8217;utilisateur est prévu (page 9)&nbsp;:</p>
<blockquote><p>Pour le moment le parc des boitiers ADSL est très hétérogène, et les boitiers sont dimensionnés de telle manière qu&#8217;il est difficile de loger des applications supplémentaires dans ces boitiers. Pourtant, on peut réfléchir à ces solutions pour les futures générations de boitiers, dans le cadre du renouvellement général du parc.</p></blockquote>
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		<title>Partager n’est pas voler !</title>
		<link>http://blog.rom1v.com/2010/03/partager-nest-pas-voler/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 20:32:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il y a tout juste un an, durant les débats sur Hadopi, la Quadrature du Net publiait un article Partager n&#8217;est pas voler ! (chronique d&#8217;un mensonge historique). Le mois dernier, Jérémie Zimmermann, invité sur la RSR (Radio Suisse Romande), y expliquait pourquoi fondamentalement, et au-delà de son applicabilité, la «&#160;chasse aux pirates&#160;» est insensée. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2009/09/la_quadrature_du_net.png"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2009/09/la_quadrature_du_net.png" alt="" title="la_quadrature_du_net" width="130" height="130" class="alignright size-full wp-image-919" /></a><br />
Il y a tout juste un an, durant les débats sur <em>Hadopi</em>, la <em>Quadrature du Net</em> publiait un article <a href="http://www.laquadrature.net/fr/partager-nest-pas-voler-chronique-dun-mensonge-historique">Partager n&#8217;est pas voler ! (chronique d&#8217;un mensonge historique)</a>.</p>
<p>Le mois dernier, Jérémie Zimmermann, invité sur la RSR (Radio Suisse Romande), y expliquait pourquoi fondamentalement, et au-delà de son applicabilité, la «&nbsp;chasse aux pirates&nbsp;» est insensée. Après le <em>#fail</em> d&#8217;<em>Hadopi</em>, cette guerre au partage est plus que jamais d&#8217;actualité avec les négociations d&#8217;<a href="http://www.laquadrature.net/fr/ACTA">ACTA</a>.</p>
<p>Vous pouvez écouter cette intervention de 15 minutes&nbsp;:<br />
<audio src="http://dl.rom1v.com/audio/partager-voler-lq.oga" controls="controls">(votre navigateur ne supporte pas la balise audio d&#8217;HTML5)</audio><br />
Pour ceux qui ne peuvent pas lire la piste audio directement, elle est disponible sur le <a href="http://mediakit.laquadrature.net/get.php?id=515">mediakit</a> de la <em>Quadrature</em>.</p>
<p>Ce billet est également l&#8217;occasion pour moi d&#8217;utiliser pour la première fois la balise <code>&lt;audio&gt;</code> d&#8217;HTML5. Malheureusement, pour l&#8217;instant, il est impossible d&#8217;avoir une page valide car <em>WordPress</em> écrit du <em>XHTML 1.1</em> et cette fonctionnalité nécessite <em>HTML5</em>. Ça fonctionne quand même…</p>
<p><strong>EDIT 20/05/2011&nbsp;:</strong> À voir également le documentaire <a href="http://coagul.org/drupal/publication/t%C3%A9l%C3%A9chargement-documentaire-copier-nest-pas-voler">Copier n&#8217;est pas voler</a>.</p>
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		<title>Motorola Milestone avec Android 2, mes premières impressions</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jan 2010 18:10:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>®om</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je viens de recevoir mon nouveau téléphone, un Motorola Milestone, avec le système d&#8217;exploitation Android 2, que j&#8217;ai pris avec un abonnement SFR Illymythics 3G+ Full Internet. Ma ligne n&#8217;étant pas encore activée, je me suis connecté en WiFi sur mon routeur. Voici mes premières impressions de libriste. Comme vous allez le voir, il y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de recevoir mon nouveau téléphone, un Motorola Milestone, avec le système d&#8217;exploitation Android 2, que j&#8217;ai pris avec un abonnement SFR Illymythics 3G+ Full Internet. Ma ligne n&#8217;étant pas encore activée, je me suis connecté en WiFi sur mon routeur.</p>
<p>Voici mes premières impressions de libriste. Comme vous allez le voir, il y a du positif… et du négatif. Je vais commencer par l&#8217;achat et l&#8217;accès Internet, pour ensuite entrer dans le vif du sujet&nbsp;: le matériel et le logiciel.</p>
<h3>L&#8217;achat</h3>
<p>Exclusivité <em>rueducommerce</em>, ce téléphone n&#8217;était pas trouvable autre part à sa sortie&nbsp;: c&#8217;est insupportable ces exclusivités, impossible de le voir &laquo;&nbsp;en vrai&nbsp;&raquo; avant l&#8217;achat. Par contre, il était possible de choisir son opérateur (encore heureux me direz-vous, mais ça n&#8217;est pas toujours le cas).</p>
<h3>L&#8217;accès Internet</h3>
<p>Comme prévu, un internet mobile (avec un petit <em>i</em>) loin d&#8217;être neutre, comme on peut le voir dans les <a href="http://www.sfr.fr/mobile/edito/pdf/docs_juridique/181109/conditions_generales_abonnement_SFR.pdf">conditions générales d&#8217;abonnement SFR</a>&nbsp;:</p>
<blockquote><p>4.1&nbsp;: L’abonné est informé et accepte que les Offres lui soient proposées sur la base de la configuration du terminal compatible opérée par l’opérateur. Dès lors, l’abonné qui procèderait à la modification de paramétrage de son terminal compatible ne pourra plus bénéficier des Offres et tarifs en l’état.</p></blockquote>
<p>Les offres et les tarifs dépendent du matériel qu&#8217;on utilise pour aller sur internet ou téléphoner&nbsp;! Imaginez que votre accès ADSL soit plus cher si vous achetez un ordinateur Acer plutôt qu&#8217;un Asus… ou que vous changiez le système d&#8217;exploitation ou les logiciels pré-installés…</p>
<blockquote><p>4.2&nbsp;: Le peer to peer, les newsgroups, la Voix sur IP et les usages Modem sont interdits, ce que l’abonné reconnaît et accepte, SFR se réservant le droit, pour les clients Forfaits Bloqués SFR, de résilier la ligne en cas de manquement.</p></blockquote>
<p>Bon, bah là on est carrément dans le filtrage protocolaire pure et simple. Sans parler des usages &laquo;&nbsp;modem&nbsp;&raquo; qui sont interdits, comme si les fournisseurs d&#8217;accès ADSL interdisaient d&#8217;installer un routeur perso sur sa connexion…</p>
<blockquote><p>4.3 : Pour permettre à tous les clients SFR d’accéder au réseau SFR dans des conditions optimales, le débit maximum de connexion sera réduit au-delà de 1Go d’échanges de données par mois jusqu’à la prochaine date de facturation.</p></blockquote>
<p>Quand une phrase commence comme ça, en général, c&#8217;est mauvais signe… Le soi-disant &laquo;&nbsp;Internet&nbsp;&raquo; est donc limité à 1Go par mois sans réduction de débit…</p>
<p>Les cas particuliers pour les <em>iPhone</em>s sont également assez hallucinants.</p>
<p>Vivement que Free sorte ses offres mobiles…</p>
<h3>Le matériel</h3>
<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2010/01/motorola-milestone.jpg"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2010/01/motorola-milestone-300x238.jpg" alt="" title="motorola-milestone" width="300" height="238" class="aligncenter size-medium wp-image-1111" /></a></p>
<p>Rien à redire à ce niveau-là, l&#8217;écran 3,7&#8242; avec une définition de 854×480 est vraiment très confortable, la navigation sur internet est agréable. L&#8217;écran tactile fonctionne très bien, il a l&#8217;air solide et ne se raye pas. Le clavier physique est très sympa pour écrire tout en gardant l&#8217;intégralité de l&#8217;écran visible.</p>
<p>Le téléphone est peut-être un peu lourd, mais on s&#8217;y fait.</p>
<h3>Le logiciel</h3>
<h4>Mes attentes</h4>
<p>Avant de détailler ce que je pense de toute la partie logicielle, je voudrais détailler ce que j&#8217;attends du téléphone.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, je veux accéder à mes mails, à la messagerie instantanée et aux salons de discussion IRC. Je veux également pouvoir me connecter en SSH (sur mon serveur à la maison par exemple) et rediriger des ports (pour faire passer les connexions dans un tunnel, vers un réseau internet plus neutre, celui que j&#8217;ai à la maison en l&#8217;occurrence)&nbsp;; les logiciels que j&#8217;utilise doivent donc supporter la configuration d&#8217;un proxy.</p>
<p>Ensuite, je ne veux pas utiliser tous les services <em>Google</em>, en particulier je ne veux pas de Gmail, de l&#8217;agenda, de Google Talk… Plus généralement, je ne veux pas d&#8217;applications qui nécessitent un compte <em>Google</em> (mes données personnelles n&#8217;ont rien à faire chez <em>Google</em> ou chez n&#8217;importe qui d&#8217;autre).</p>
<p>Enfin, je ne veux pas passer par &laquo;&nbsp;Android Market&nbsp;&raquo; pour installer des applications. Je veux installer et désinstaller des applications à ma guise, même celles qui sont fournies avec le téléphone. D&#8217;ailleurs, je ne suis pas d&#8217;accord avec les <a href="http://www.google.com/mobile/android/market-tos.html">conditions d&#8217;utilisation</a>, entre autres&nbsp;:</p>
<blockquote><p>Si tel était le cas, Google se réserve le droit de supprimer à distance et à sa seule discrétion les Produits concernés de votre Mobile, sans vous en informer au préalable.</p></blockquote>
<p>D&#8217;une part, je considère que c&#8217;est abusif sur le principe, d&#8217;autre part ça signifie que techniquement le Market est une sorte de trojan à partir duquel une entité extérieure peut exécuter du code à son bon vouloir. Tout simplement inacceptable. <em>Google</em> m&#8217;a beaucoup déçu sur ce point, en général j&#8217;aime bien leur politique d&#8217;ouverture, mais j&#8217;avoue avoir été désagréablement surpris par leurs conditions, qui font malheureusement penser à celles d&#8217;Apple (en moins pire, certes, mais quand même)…</p>
<p>Certains me demanderont alors &laquo;&nbsp;mais pourquoi donc as-tu choisi un Android&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Pour moi, Android a beaucoup d&#8217;attraits&nbsp;: le système d&#8217;exploitation est sympa, on peut rajouter des applications sous licence libre sans forcément passer par le Market, on peut se connecter directement en USB à l&#8217;ordinateur, j&#8217;aime bien l&#8217;interface, etc. Avoir accès facilement à mes données personnelles offertes gracieusement à <em>Google</em> est loin d&#8217;être ma priorité… Et je rajouterais que faute de mieux, Android est le moins pire au niveau ouverture…</p>
<h4>Que de déceptions&nbsp;!</h4>
<p>Tout d&#8217;abord, lorsqu&#8217;on allume le téléphone, on se rend compte qu&#8217;il y a quelques applications installées dont on n&#8217;a pas besoin (&laquo;&nbsp;Agenda&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Agenda d&#8217;entreprise&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Annuaire d&#8217;entreprise&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Gmail&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Motonav&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Phone Portal&nbsp;&raquo;, sans compter &laquo;&nbsp;Market&nbsp;&raquo; puisque j&#8217;ai dit que je ne comptais pas m&#8217;en servir). Après tout, ce n&#8217;est pas gênant, sur Ubuntu <em>Empathy</em> est pré-installé, moi j&#8217;utilise <em>Gajim</em>, il me suffit de désinstaller <em>Empathy</em> et d&#8217;installer <em>Gajim</em>.</p>
<p>Mais là, non&nbsp;! Il est tout simplement impossible de désinstaller les applications pré-installées, certaines ressemblant plus à des crapwares qu&#8217;à des applications utiles (ça me fait penser aux pauvres utilisateurs de Windows qui achètent un ordinateur avec Norton pré-installé et difficile à retirer)…</p>
<p>En fait, il faut attendre que le téléphone soit rooté pour pouvoir faire ce que l&#8217;on veut sur sa machine. Et là vient encore une nouvelle déception vis-à-vis de <em>Google</em> (à moins que ça ne soit la faute de <em>Motorola</em>&nbsp;?)&nbsp;: pourquoi n&#8217;est-il pas proposé par défaut la fonctionnalité de passer root sur la machine&nbsp;? Pourquoi est-ce considéré comme du &laquo;&nbsp;piratage&nbsp;&raquo; de rooter son téléphone, comme pour le jailbreak de l&#8217;<em>iPhone</em>&nbsp;? Imaginez-vous acheter un ordinateur et qu&#8217;on vous empêche d&#8217;être root dessus&nbsp;? Pourquoi serait-ce différent pour un téléphone&nbsp;?</p>
<p>Ça commence mal, mais ce n&#8217;est pas très grave, je me dis que je vais ignorer ces applications, elles prennent juste un peu de place en mémoire et surtout dans le menu principal… Après tout, je peux installer les logiciels libres que je veux en les téléchargeant sur le site en <strong>.apk</strong> et en les copiant sur la carte mémoire, non&nbsp;? Pas tout-à-fait, car par défaut, le téléphone ne sait pas installer les <b>.apk</b>… Ça aurait été plus utile que les bidules pré-installés, non&nbsp;?</p>
<p>Parce que du coup, il faut installer un logiciel qui s&#8217;appelle <em>appsInstaller</em> (non libre) <em>(EDIT: je vous conseille plutôt le gestionnaire de fichiers libre <a href="http://www.openintents.org/en/download">OI File Manager</a>)</em>. Comment? En passant par le <em>Market</em>. Ce qui implique d&#8217;accepter les conditions disant <em>&laquo;&nbsp;ce programme est un trojan, voulez-vous accepter&nbsp;?&nbsp;&raquo;</em> (je caricature à peine). Et qui implique de renseigner un compte Gmail dans le téléphone, qui sera utilisé par toutes les autres applications.</p>
<p>J&#8217;accepte donc les conditions et crée un compte bidon (jeneveuxpasdecompte at gmail.com). Une fois <em>appsInstaller</em> installé, je tente de supprimer ce compte de mon téléphone, &laquo;&nbsp;Impossible de supprimer ce compte&nbsp;&raquo;. <strong>sudo supprimer ce compte</strong>, non ça n&#8217;est pas possible&nbsp;? Décidément, on n&#8217;est pas maître de la machine tant qu&#8217;on n&#8217;est pas root&nbsp;!</p>
<p><em><strong>EDIT 10/01/2009&nbsp;:</strong> C&#8217;est en fait possible d&#8217;installer une application <code>.apk</code> sans jamais configurer un comte gmail ni passer par le market&nbsp;: <a href="http://blog.rom1v.com/2010/01/installer-une-application-apk-sur-android-a-partir-dun-pc/">Installer une application .apk sur Android à partir d’un PC</a>.</em></p>
<h4>Du positif quand même</h4>
<p>Malgré tout cela, il y a des choses qui fonctionnent bien.</p>
<p>Par exemple la connexion USB qui permet d&#8217;accéder directement au contenu la carte SD, quelque soit le système d&#8217;exploitation. Ou la musique Ogg Vorbis qui se lit très bien avec le lecteur par défaut… La gestion des notifications est également sympa (un peu à la manière d&#8217;<em>indicator-applet</em> dans Ubuntu).</p>
<p>Le GPS fonctionne bien en extérieur (par contre en intérieur, il fait n&#8217;importe quoi chez moi).</p>
<p>Voici quelques retours d&#8217;expérience sur les programmes &laquo;&nbsp;de base&nbsp;&raquo; (mails, messagerie, ssh, jabber).</p>
<p><strong>Si vous connaissez d&#8217;autres logiciels libres sympa, n&#8217;hésitez pas à partager.</strong></p>
<h5>Mail</h5>
<p>Le client mail par défaut se connecte sans problème à mon serveur perso en utilisant IMAP/TLS et SMTP/TLS. Il n&#8217;offre par contre pas un super affichage pour les dossiers IMAP (une liste de noms &laquo;&nbsp;bruts&nbsp;&raquo; comme &laquo;&nbsp;INBOX.forums.ubuntu-fr&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;INBOX.mailing-list.april&nbsp;&raquo;…). il ne gère pas le PUSH (pour recevoir son mail aussitôt) et a un peu de mal avec les pièces jointes.</p>
<p>J&#8217;ai installé <a href="http://code.google.com/p/k9mail/">k9mail</a> (Apache License 2.0), qui est un peu plus complet, et qui gère le PUSH et les pièces jointes. Par contre, il n&#8217;est qu&#8217;en anglais.</p>
<h5>Messagerie instantanée</h5>
<p>Pour utiliser la messagerie instantanée <em>Jabber</em>, j&#8217;utilise le client <a href="">Beem</a> qui fonctionne très bien&nbsp;:<br />
<img alt="Beem" src="http://www.beem-project.com/screenshot_rc1/contact_list.png" title="capture d'écran de Beem" class="aligncenter" width="320" height="480" /></p>
<h5>Identi.ca</h5>
<p>Pour tweeter sur <em>identi.ca</em>, j&#8217;ai installé <a href="http://macno.org/mustard/">mustard</a>. Très sympa (sauf qu&#8217;il rafraîchit les flux à chaque fois qu&#8217;on le lance, même si le dernier chargement a eu lieu il y a 15 secondes).</p>
<h5>SSH</h5>
<p>L&#8217;application <a href="http://code.google.com/p/connectbot/">connectbot</a> (GNU/GPLv3), permet de se connecter en SSH à un serveur. Elle gère les paires de clés publique/privée et la redirection de ports.</p>
<p>En particulier, je l&#8217;utilise pour lancer <a href="http://www.irssi.org/">irssi</a> (un client IRC en ligne de commande) dans un <a href="http://doc.ubuntu-fr.org/screen">screen</a> sur un serveur. Cela permet de pouvoir déconnecter et reconnecter le client sans se déconnecter des salons et ni perdre le fil de discussion…</p>
<p>Malheureusement, le navigateur internet par défaut ne permet pas de configurer de proxy (pour utiliser un tunnel SSH). Si vous en connaissez un bien en attendant <em>Fennec</em>, je suis preneur. D&#8217;autant que le navigateur intégré ne fonctionne pas correctement sur <a href="http://tt-rss.org/">tt-rss</a> (quand je clique sur un flux, il considère que je clique sur toute la colonne de gauche).</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Le téléphone et le système sont de jolis jouets technologiques.</p>
<p>Mais je m&#8217;attendais, de la part de <em>Google</em>, à ce que ça soit quand même plus ouvert que ça… Là on est obligé d&#8217;accepter des conditions inacceptables, d&#8217;utiliser un compte <em>Google</em> alors qu&#8217;on n&#8217;a rien demandé, on ne peut pas désinstaller les crapwares… On se sent un peu limité, on n&#8217;a pas la maîtrise totale de la machine tant qu&#8217;elle n&#8217;aura pas été rootée, je trouve que c&#8217;est vraiment dommage.</p>
<p>Attendons donc qu&#8217;elle soit rootée…</p>
<p><em>PS: Quelques trolls se sont malencontreusement glissés dans ce billet, saurez-vous les retrouver&nbsp;? <img src='http://blog.rom1v.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </em></p>
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		<title>Paquet telecom : neutralité du Net en danger !</title>
		<link>http://blog.rom1v.com/2009/09/paquet-telecom-neutralite-du-net-en-danger/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 11:42:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>®om</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce court billet a pour but de relayer l&#8217;annonce publiée sur la Quadrature du Net&#160;: «&#160;Il est crucial de préserver la neutralité du net&#160;». Pour résumer, le «&#160;paquet telecom&#160;» (les directives européennes qui réglementent le marché des télécommunications) contient des dispositions contre la neutralité du Net. Heureusement, ce projet a été bloqué par l&#8217;adoption du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2009/09/la_quadrature_du_net.png"><img src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2009/09/la_quadrature_du_net.png" alt="la_quadrature_du_net" title="la_quadrature_du_net" width="130" height="130" class="alignright size-full wp-image-919" /></a></p>
<p>Ce court billet a pour but de relayer l&#8217;annonce publiée sur <strong>la Quadrature du Net</strong>&nbsp;: «&nbsp;<a href="http://www.laquadrature.net/fr/il-est-crucial-de-preserver-la-neutralite-du-net">Il est crucial de préserver la neutralité du net</a>&nbsp;».</p>
<p>Pour résumer, le <em>«&nbsp;paquet telecom&nbsp;»</em> (les directives européennes qui réglementent le marché des télécommunications) contient des dispositions contre la <strong>neutralité du Net</strong>. Heureusement, ce projet a été bloqué par l&#8217;adoption du fameux amendement 138, et les parties concernant la neutralité du Net peuvent encore être renégociées. C&#8217;est pourquoi il est important d&#8217;agir&nbsp;: tout est expliqué dans le paragraphe <em>«&nbsp;Comment nous sauverons la neutralité du Net&nbsp;»</em>.</p>
<p>Par ailleurs, pour faire le lien avec <a href="http://blog.rom1v.com/2009/08/hebergez-vos-mails-sur-ubuntu-server-et-liberez-vous/">mon précédent billet</a>, si vous êtes chez Orange par exemple, vous ne pouvez pas héberger votre propre serveur mail à cause du blocage du port 25&nbsp;: c&#8217;est une atteinte à la neutralité du Net, car votre réseau n&#8217;est pas <em>égal</em> aux autres, vous ne pouvez pas envoyer de mails (sans passer par un serveur tierce). Ce n&#8217;est pas acceptable, <a href="http://blog.rom1v.com/2009/08/hebergez-vos-mails-sur-ubuntu-server-et-liberez-vous/#comment-28515">faites-le savoir</a>.</p>
<p>EDIT 03/10/2009: Finalement, <a href="http://www.laquadrature.net/fr/le-parlement-europeen-saisira-t-il-sa-derniere-chance-de-sauver-les-libertes-dans-le-paquet-telecom">les dispositions portant atteinte à la neutralité du Net ne seront pas renégociées</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Hébergez vos mails sur Ubuntu Server (et libérez-vous)</title>
		<link>http://blog.rom1v.com/2009/08/hebergez-vos-mails-sur-ubuntu-server-et-liberez-vous/</link>
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		<pubDate>Sun, 16 Aug 2009 22:52:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>®om</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir acheté un petit serveur pour y héberger ce dont j&#8217;avais besoin, mon objectif est d&#8217;héberger TOUT ce qui n&#8217;a rien à faire ailleurs. Et comme l&#8217;explique Benjamin Bayart dans sa désormais célèbre conférence Internet libre ou Minitel 2.0, toutes nos données personnelles entrent dans cette catégorie. Mon blog est un bon exemple d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2009/08/mail.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-872" title="mail" src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2009/08/mail-150x150.png" alt="mail" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Après avoir acheté un petit serveur pour y héberger ce dont j&#8217;avais besoin, mon objectif est d&#8217;héberger TOUT ce qui n&#8217;a rien à faire ailleurs. Et comme l&#8217;explique Benjamin Bayart dans sa désormais célèbre conférence <a href="http://www.fdn.fr/Internet-libre-ou-Minitel-2.html">Internet libre ou Minitel 2.0</a>, toutes nos données personnelles entrent dans cette catégorie.</p>
<p><a href="http://blog.rom1v.com/2009/01/nouveau-blog-100-libre/">Mon blog</a> est un bon exemple d&#8217;un contenu qui ne doit pas être hébergé ailleurs. La liste des flux RSS que je consulte aussi (c&#8217;est pourquoi j&#8217;ai installé <a href="http://tt-rss.org/">tt-rss</a>). Mon album photos à partager avec la famille également (j&#8217;ai installé <a href="http://gallery.menalto.com/">gallery</a>). Mais il restait le plus important&nbsp;: <strong>les mails</strong>.</p>
<p>Et c&#8217;est bien moins compliqué à installer que je ne l&#8217;imaginais !</p>
<p>Je vais donc présenter comment installer son propre serveur de mails sur <strong>Ubuntu Server</strong> (si vous utilisez autre chose, ça ne devrait pas être bien dur à adapter). Ainsi, vous pourrez avoir une jolie adresse <code>login@mondomaine</code>.</p>
<h3>Prérequis</h3>
<p>Je supposerai que vous avez déjà un nom de domaine et que vous savez ajouter des enregistrements <code>A</code> et <code>MX</code> (généralement dans l&#8217;interface fournie par votre registrar).</p>
<h3>Présentation</h3>
<p>Pour mettre en place un serveur mail complet, nous avons besoin de deux choses&nbsp;: un serveur SMTP (qui gère le transport du courrier) et un serveur IMAP ou POP3 (permettant de se connecter à sa boîte aux lettres).</p>
<p>J&#8217;ai choisi respectivement <strong>postfix</strong> et <strong>dovecot</strong> (ceux par défaut dans Ubuntu Server).</p>
<p>Il est possible de faire tout un tas de choses compliquées, ici je vais aller au plus simple. Au final on obtiendra donc un compte mail par utilisateur système (avec son mot de passe système), un serveur SMTP et un accès IMAP, le tout sécurisé sur TLS. Le serveur SMTP ne pourra relayer les mails envoyés qu&#8217;à partir du réseau local.</p>
<h3>Configuration DNS</h3>
<p>Rajoutez deux records de type <code>A</code> à votre fichier de zones DNS (<code>smtp</code> et <code>imap</code> – histoire de faire comme tout le monde, mais vous mettez ce que vous voulez –), et ajoutez un record de type <code>MX</code> qui pointe vers votre enregistrement <code>smtp</code> (<code>smtp.rom1v.com.</code> – n&#8217;oubliez pas le <code>.</code> à la fin –).</p>
<p>Il faut bien sûr ouvrir les ports sur le routeur et dans le pare-feu…<br />
Pour rappel&nbsp;:</p>
<ul>
<li>SMTP = 25</li>
<li>POP = 110</li>
<li>POP3S = 995</li>
<li>IMAP = 143</li>
<li>IMAPS = 993</li>
</ul>
<h3>Serveur</h3>
<h4>postfix</h4>
<p>Si vous n&#8217;avez pas déjà les paquets installés&nbsp;:</p>
<pre>sudo apt-get install postfix dovecot-imapd</pre>
<p>Si vous aviez déjà postfix&nbsp;:</p>
<pre>sudo dpkg-reconfigure postfix</pre>
<p>Vous obtenez un écran de configuration <em>debconf</em> qui va vous prendre par la main pour la configuration&nbsp;:<br />
<a href="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2009/08/postfix-debconf.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-840" title="postfix-debconf" src="http://blog.rom1v.com/wp-content/uploads/2009/08/postfix-debconf-300x211.png" alt="postfix-debconf" width="300" height="211" /></a></p>
<ol>
<li><strong>Configuration type du serveur de messagerie :</strong> Site Internet</li>
<li><strong>Nom de courrier :</strong> votre nom de domaine (<code>rom1v.com</code> pour moi)</li>
<li><strong>Destinataire des courriels de « root » et de « postmaster » :</strong> votre login sur le serveur (<code>rom</code> pour moi)</li>
<li><strong>Autres destinations pour lesquelles le courrier sera accepté :</strong> rajoutez votre nom de domaine dans la liste (<code>rom1v.com</code>)</li>
<li><strong>Forcer des mises à jour synchronisées de la file d&#8217;attente des courriels :</strong> non (laisser par défaut)</li>
<li><strong>Réseaux internes :</strong> <code>127.0.0.0/8, 192.168.0.0/24</code> si votre réseau local est <code>192.168.0.x</code></li>
<li><strong>Utiliser procmail pour la distribution locale :</strong> non (allons au plus simple)</li>
<li><strong>Taille maximale des boîtes aux lettres (en octets) :</strong> à vous de choisir, moi j&#8217;ai mis 5Gio (5368709120) <em>(les créateurs de logiciels qui proposent 50Mio ne doivent pas recevoir des mails de gens n&#8217;y connaissant rien qui envoient en triple des photos en 10 mégapixels)</em></li>
<li><strong>Caractère d&#8217;extension pour les adresse locales :</strong> <code>+</code> (laisser par défaut)</li>
<li><strong>Protocoles internet à utiliser :</strong> <code>all</code></li>
</ol>
<p>Vous avez alors un fichier <code>/etc/postfix/main.cf</code> qui ressemble à ceci (sauf la dernière ligne)&nbsp;:</p>
<pre>myhostname = rom1v.com
alias_maps = hash:/etc/aliases
alias_database = hash:/etc/aliases
mydestination = rom1v.com, rom-eeebox, localhost.localdomain, localhost
relayhost =
mynetworks = 127.0.0.0/8, 192.168.0.0/24
mailbox_size_limit = 5368709120
recipient_delimiter = +
inet_interfaces = all
myorigin = /etc/mailname
inet_protocols = all
home_mailbox = Maildir/</pre>
<p>Ajoutez donc la dernière ligne (c&#8217;est très important pour faire fonctionner IMAP).</p>
<p><ins datetime="2010-11-08T00:00:00+01:00">Par défaut, les mails sont limités à 10Mio (ce qui paraît normal). Cependant, il arrive toujours que quelqu&#8217;un dans votre entourage vous envoie 10 photos de 3Mio chacune. Pour cela il faut ajouter dans <code>/etc/postfix/main.cf</code> la ligne suivante (pour 50Mio)&nbsp;:</ins></p>
<pre>message_size_limit = 52428800</pre>
<p>Voilà, le serveur SMTP est prêt&nbsp;:</p>
<pre>sudo /etc/init.d/postfix restart</pre>
<p>Il ne sera possible d&#8217;envoyer un mail qu&#8217;à partir des réseaux définis dans <strong>mynetworks</strong> (c&#8217;est pour cela qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;authentification par défaut).</p>
<p><ins datetime="2010-01-02T00:00:00+01:00">Pour mettre en place une authentification plutôt que de limiter l&#8217;accès à une liste de réseaux, lisez <a href="http://blog.rom1v.com/2010/01/ajouter-lauthentification-smtp-sur-un-serveur-mail/">ce billet</a>.</ins></p>
<h4>dovecot</h4>
<p>Il y a deux choses à changer dans le fichier <code>/etc/dovecot/dovecot.conf</code>, tout d&#8217;abord pour activer le protocole IMAP&nbsp;:</p>
<pre>protocols = imap</pre>
<p>Ensuite pour choisir le répertoire de stockage des mails pour les utilisateurs (forcément <code>~/Maildir</code>)&nbsp;:</p>
<pre>mail_location = maildir:~/Maildir</pre>
<p>Enfin, il faut préparer ce répertoire en exécutant la commande&nbsp;:</p>
<pre>maildirmake.dovecot ~/Maildir</pre>
<p>Voilà, c&#8217;est fini&nbsp;:</p>
<pre>sudo /etc/init.d/dovecot restart</pre>
<h3>Client</h3>
<p>Le serveur est configuré, nous pouvons maintenant l&#8217;utiliser.</p>
<h4>mailtutils</h4>
<p>Commençons par le tester grâce au paquet <strong>mailutils</strong> qui permet d&#8217;envoyer des mails en ligne de commande&nbsp;:</p>
<pre>sudo apt-get install mailutils</pre>
<p>Directement sur le serveur&nbsp;:</p>
<pre>$ mail login@mondomaine
Cc:
Subject: Mon premier serveur
Ça y'est, j'ai configuré mon premier serveur !</pre>
<p><em>(terminer avec une nouvelle ligne suivi de Ctrl+D)</em><br />
Le mail a dû arriver dans <code>~/Maildir/new</code>.</p>
<h4>Un vrai client</h4>
<p>Comme pour n&#8217;importe quelle adresse e-mail, il suffit de configurer le client (Evolution par exemple) en renseignant les champs demandés.</p>
<h5>Réception</h5>
<p>Type de serveur&nbsp;: IMAP<br />
Serveur&nbsp;: <code>imap.rom1v.com</code> <em>(à adapter avec votre nom de domaine)</em><br />
Nom d&#8217;utilisateur&nbsp;: <em>votre login sur le serveur</em><br />
Sécurité&nbsp;: Chiffrement TLS<br />
Type d&#8217;authentification&nbsp;: Mot de passe</p>
<h5>Envoi</h5>
<p>Type de serveur&nbsp;: SMTP<br />
Serveur&nbsp;: <code>smtp.rom1v.com</code> <em>(à adapter avec votre nom de domaine)</em><br />
Nom d&#8217;utilisateur&nbsp;: <em>votre login sur le serveur</em><br />
Sécurité&nbsp;: Chiffrement TLS<br />
Pas d&#8217;authentification.</p>
<h3>Sauvegardes</h3>
<p>Bien entendu, maintenant que vous hébergez vos mails, vous êtes responsables de leur stockage, et donc des backups. Mais j&#8217;imagine que cela ne vous posera pas de problèmes, car vous avez bien évidemment déjà mis en place un système (au moins <code>rsync</code>) qui sauvegarde vos données sur une autre machine&nbsp;: il suffira donc de rajouter le répertoire <code>~/Mailbox</code> à la liste des répertoires sauvegardés.</p>
<h3>Disponibilité</h3>
<p>Si le serveur est déconnecté moins de 48 heures, ce n&#8217;est pas catastrophique, les mails ne seront probablement pas perdus, la majorité des serveurs SMTP tentent de renvoyer le courrier après un échec. Évidemment, si le serveur est éteint durant un mois, il n&#8217;y a pas de magie&nbsp;: pas de serveur, pas de mails…</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Cette étape est pour moi un pas de plus vers un internet libre…</p>
<p>J&#8217;ai présenté le minimum vital, mais vous pouvez trouver des fonctionnalités à mettre en place (un webmail tel que <a href="http://blog.rom1v.com/2009/11/installer-un-webmail-roundcube-sur-ubuntu-server/">RoundCube</a>, un <a href="http://blog.rom1v.com/2010/03/filtrer-les-spams-sur-un-serveur-mail-spamassassin/">anti-spam</a>, le <a href="http://blog.rom1v.com/2010/01/trier-ses-mails-directement-sur-le-serveur-procmail/">tri des mails sur le serveur</a>, une <a href="http://blog.rom1v.com/2010/01/ajouter-lauthentification-smtp-sur-un-serveur-mail/">authentification SMTP</a>…).</p>
<p>Amusez-vous bien !</p>
]]></content:encoded>
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