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Dividende Universel : un enjeu majeur de société

Dans un précédent billet, intitulé « Piratage ou usage commun ? », je vous avais livré mon analyse sur ce qui est appelé, aujourd’hui encore, piratage. Je concluais par la nécessité de décorréler le financement des œuvres et la vente unitaire de leurs copies.

Je commence à me rendre compte que la guerre contre le partage n’est qu’une manifestation d’une problématique beaucoup plus générale, qui touche la société et l’économie dans son ensemble. Voici quelques éléments de réflexion.

Paradoxes

Satisfaction des besoins

Considérons que la population a un ensemble de besoins à satisfaire. La satisfaction d’une partie de ces besoins nécessite du travail. Par exemple, le travail des industries alimentaires donne la possibilité à la population de se nourrir (sans récolter elle-même sa nourriture), celui des industries vestimentaires lui permet de se vêtir (sans fabriquer elle-même ses vêtements), la Poste lui permet d’envoyer des colis à l’autre bout du monde sans se déplacer, etc.

Par ailleurs, la population active peut effectuer une quantité de travail limitée (le nombre de personnes multiplié par le nombre d’heures). On peut distinguer 3 cas.

Dans le premier cas, il y a trop de besoins à satisfaire, la population active ne peut réaliser qu’une partie de tout ce travail. Ou plutôt, elle va le réaliser sur un période plus importante. Dans cette hypothèse, c’est le plein emploi, la situation économique est merveilleuse durant de nombreuses années, affichant une croissance impressionnante, comme par exemple durant les Trente Glorieuses.

Dans le second cas, la population active peut tout juste effectuer le travail nécessaire. Tous les besoins sont satisfaits, et tout le monde trouve du travail. La situation économique est bonne, la croissance est importante.

Dans le troisième cas, la population active peut effectuer plus de travail que nécessaire. Les besoins sont largement satisfaits avec moins de travail. Dans le système actuel, c’est la crise. Cela signifie qu’il n’y a pas assez de travail pour tout le monde, donc un taux de pauvreté important.

Le paradoxe est criant : plus nous parvenons à satisfaire nos besoins, plus la pauvreté augmente.

Valeur ou abondance

De ce paradoxe en découle un second.

Plus nous rendons nos outils de production efficaces, plus nous sommes capables de produire en abondance, avec moins de travail. Mais alors moins ce que nous produisons n’a de valeur marchande (puisque cette production est rendue abondante). Si la quantité vendue ne compense pas la baisse des prix unitaires, la seule manière de conserver une valeur marchande est alors de restreindre artificiellement le service rendu par cette production, contre l’intérêt général, comme le décrivait très bien Frédéric Bastiat dans le premier chapitre de “Sophismes Économiques” :

On remarque qu’un homme s’enrichit en proportion de ce qu’il tire un meilleur parti de son travail, c’est-à-dire de ce qu’il vend à plus haut prix. Il vend à plus haut prix à proportion de la rareté, de la disette du genre de produit qui fait l’objet de son industrie. On en conclut que, quant à lui du moins, la disette l’enrichit. Appliquant successivement ce raisonnement à tous les travailleurs, on en déduit la théorie de la disette. De là on passe à l’application, et, afin de favoriser tous les travailleurs, on provoque artificiellement la cherté, la disette de toutes choses par la prohibition, la restriction, la suppression des machines et autres moyens analogues.

Il en est de même de l’abondance. On observe que, quand un produit abonde, il se vend à bas prix : donc le producteur gagne moins. Si tous les producteurs sont dans ce cas, ils sont tous misérables: donc c’est l’abondance qui ruine la société. Et comme toute conviction cherche à se traduire en fait, on voit, dans beaucoup de pays, les lois des hommes lutter contre l’abondance des choses.

Au passage, nous reconnaissons ici le cas particulier du partage de fichiers, avec les restrictions numériques de lecture et la tentative de prohibition de l’utilisation d’outils de partage. La guerre contre le partage n’est qu’une lutte contre l’abondance, qui vise à restaurer la rareté afin de satisfaire une demande solvable.

Nous pouvons résumer ces deux paradoxes ainsi : plus nous rendons efficace notre production, moins ce que nous produisons n’a de valeur marchande (à cause de l’abondance) et plus la pauvreté augmente (à cause du manque de travail).

Une fois passé le cap d’une production abondante nécessitant peu de travail, on s’aperçoit que les politiques de recherche du plein emploi et de restriction de l’abondance (dans le but de conserver une valeur marchande) sont une lutte contre l’efficacité et l’intérêt général.

Conséquences

Supposons que l’on parvienne à une efficacité de production telle que l’emploi de 5% de la population active suffise à satisfaire les besoins de tous : nous serions dans une société qui n’a jamais été aussi productive et riche. Pourtant, nous aurions un taux de chômage de 95%. Si les revenus étaient exclusivement issus du travail rémunéré, une écrasante majorité de la population n’aurait aucun revenu. Restaurer une situation de plein emploi, impossible en pratique, serait très critiquable en théorie : il s’agirait d’imposer à de nombreuses personnes l’occupation d’un emploi utile ni pour elles, ni pour la société.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans une situation si extrême (ça pourrait ne pas tarder, vraiment), mais force est de constater qu’en raison de l’informatisation et de l’automatisation de la production, le plein emploi ne peut plus être atteint. Devons-nous le regretter ? Je ne pense pas. Je pense même que c’est une chance : cela signifie que nous produisons plus efficacement des richesses.

Pour s’en rendre compte, il suffit de comprendre que le travail humain n’est pas un but, mais un moyen : il permet de surmonter les obstacles à la satisfaction des besoins. Regretter la trop grande facilité avec laquelle les obstacles sont franchis (car alors il y a moins de travail pour y parvenir), c’est vouloir combattre le but pour préserver le moyen ; c’est confondre l’obstacle et la cause.

Dans la situation actuelle, il semble donc inévitable de rompre le lien strict entre emploi et revenu. En effet, la monnaie correspondant aux richesses créées par les machines doit être, d’une manière ou d’une autre, distribuée à la population. Sans cela, nous nous trouvons dans une situation aberrante où il y a abondance de richesses réelles et pénurie de monnaie pour y accéder, et nous ne pouvons faire autrement que d’accepter avec fatalité les conséquences négatives de l’amélioration de la société (sic).

C’est ce que propose le Dividende Universel.

Dividende universel

Le Dividende Universel (plus connu maintenant sous le nom de revenu de base), désigne le versement inconditionnel d’un revenu à chaque citoyen (son montant varie généralement, selon les propositions, entre 300€ et 1500€), de la naissance à la mort, qui se cumule aux autres revenus (issus de l’emploi par exemple).

Si c’est la première fois que vous entendez parler de ce concept, vous êtes sans doute sceptique, comme je l’ai été quand je l’ai découvert : cela semble utopique, irréalisable. Et pourtant…

J’ai introduit le sujet par la nécessité de dissocier l’emploi et le revenu, suite à la raréfaction de l’emploi (qui, contrairement aux idées reçues, est une bonne chose). Mais d’autres arguments, que je trouve encore plus pertinents, confortent les fondements de l’instauration d’un Dividende Universel.

Création monétaire

Le plus évident est l’injustice du fonctionnement actuel de la création monétaire (je détaille dans un autre billet), un des bugs fondamentaux de notre société : des acteurs privés (les banques) créent de l’argent à partir de rien, par le mécanisme du prêt. C’est la magie de “l’argent dette”. En effet, lorsqu’une banque vous accorde un prêt pour acheter une maison par exemple, elle vous prête de l’argent qu’elle n’a pas ! La population se trouve alors lésée plusieurs fois :

  • ces acteurs privilégiés créent de l’argent pour le prêter à ceux qui vont devoir travailler pour le récupérer ;
  • ils vont recevoir des intérêts sur l’argent ainsi créé (puisqu’il s’agit d’un prêt) ;
  • ils dévaluent la monnaie déjà en circulation (car la masse monétaire augmente).

Thierry Crouzet résume cette situation en une phrase :

Pendant que vous avez travaillé, ils ont fabriqué l’argent pour vous payer.

Le mécanisme est très bien expliqué par les vidéos pédagogiques de Paul Grignon (même si la forme est critiquable sur certains aspects) : L’Argent Dette, puis L’Argent Dette 2. La première vidéo a d’ailleurs fait l’objet d’une émission d’Arrêt sur Images.

Pour mettre fin à cette injustice, le Dividende Universel propose donc simplement que l’augmentation de la masse monétaire soit distribuée équitablement entre tous les citoyens, plutôt qu’elle ne soit réservée qu’à une poignée d’acteurs privés privilégiés au détriment de tout le reste de la population. C’est le point fondamental de cette proposition. Tous les autres arguments ne sont que des interprétations de la signification de cette nouvelle forme de distribution ou des analyses de ses conséquences.

Création libre et non marchande

Une part importante du travail effectué par la population est non marchand. Par exemple, dans le domaine qui m’intéresse, on peut citer la création de logiciels libres, qui sont à la base du fonctionnement d’Internet, ou encore la participation à Wikipedia, qui permet un partage de connaissance inégalé jusqu’à présent. Nous ne pouvons pas nier que ces créations ont une valeur immense pour la société (sans compter qu’elles bénéficient également au secteur marchand). Une part essentielle de cette valeur réside justement dans leur adoption par le plus grand nombre, d’autant plus rapidement qu’elles sont accessibles à tous, sans restrictions.

Le Dividende Universel peut être vu comme une valorisation de ces activités non marchandes, qui sont bénéfiques pour la société.

Propriété de la zone Euro

Chaque citoyen est co-propriétaire de la Zone Euro. Le Dividende Universel correspond donc simplement à la reconnaissance de la co-propriété de la zone économique pour chaque citoyen.

Héritage de richesses

Nous héritons d’une richesse provenant des architectures et des outils construits par nos ancêtres. Il serait légitime que cette rente bénéficie à tous.

Yoland Bresson met en évidence cette richesse :

Prenons deux jumeaux parfaits, identiques en tout, particulièrement dans leurs compétences, supposons-les travaillant au même poste, dans un même processus de production (une usine de jeans par exemple) mais l’un situé en France et l’autre en Tunisie. Celui qui travaille en France recevra à l’évidence une rémunération plus élevée que son jumeau en Tunisie. Pourquoi ? Parce que les revenus ne résultent pas des seuls caractéristiques et mérites individuels ; que dans l’évaluation de ce que chacun produit, et dont il perçoit une part, celui qui vit en France bénéficie de tout un potentiel productif beaucoup plus performant, les infrastructures, les réseaux d’échange et d’information, les habitudes de communiquer, etc., c’est-à-dire du milieu dans lequel il est plongé et dont il profite inconsciemment. On peut dire qu’il existe un “champ économique” comme il existe un “champ magnétique” qui nous inonde d’une énergie potentielle. Si cette énergie est plus grande en France qu’en Tunisie, c’est qu’elle provient de tout le capital matériel et humain que nos parents ont lentement construit en France. Une part des revenus que nous obtenons est le produit de ce capital social. Nous héritons de cette rente.

Suppression des désincitations au travail

Le Dividende Universel aurait aussi d’autres effets positifs. Par exemple, les prestations sociales actuelles découragent les individus de chercher un emploi rémunéré. En effet, lorsque les revenus du travail augmentent, les prestations sociales sont diminuées voire supprimées, menant à des situations absurdes où l’individu a parfois financièrement intérêt à ne pas accepter un travail.

De par sa nature inconditionnelle, le Dividende Universel supprimerait ces désincitations.

Théorie Relative de la Monnaie

Si vous désirez approfondir le Dividende Universel, je vous recommande la Théorie Relative de la Monnaie, de Stéphane Laborde. La version 2.0 de la TRM est disponible.

Par analogie au principe de relativité d’Einstein (“les lois physiques s’expriment de manière identique dans tous les référentiels”), il postule que “la monnaie, en tant que code qui régit les échanges économiques, doit fonctionner de manière identique dans tous les référentiels”, et en analyse les conséquences. Il décrit également brièvement les problèmes fondamentaux du système actuel et ses effets.

Les défenseurs des libertés informatiques apprécieront certaines analogies, comme celle-ci :

On peut comparer le système monétaire encore actif en 2010 à l’ancien réseau informatique Français du Minitel, un réseau centralisé, où la création de services nécessitait un avis du propriétaire monopolistique ainsi que le partage des revenus de l’activité. Tandis qu’un système d’émission de monnaie symétrique dans l’espace-temps tel que le Dividende Universel est comparable à un internet neutre où chaque citoyen de la zone économique est considéré comme égal devant la création monétaire, et donc susceptible d’échanger en “peer-to-peer”, de personne à personne, sans permission spéciale d’une autorité centrale.

Je remercie particulièrement son auteur pour la relecture de ce billet, ainsi que pour ses réponses rapides et ses remarques pertinentes ;-) Je vous recommande son blog pour suivre l’actualité sur le sujet.

Conclusion

Avec le passage d’un monde de rareté à un monde d’abondance, nous sommes dans une période charnière où nous devons faire des choix de société cruciaux. La tentative de restauration de la rareté artificielle, que ce soit pour redonner une valeur marchande à la copie de fichiers ou pour prolonger le mythe du plein emploi, doit être combattue.

Tous les hommes sont égaux. Mais une poignée de privilégiés a le pouvoir de créer la monnaie, au détriment de tous les autres. La création monétaire est un enjeu majeur, trop souvent ignoré, dont dépendra profondément la société de demain.

La suite de la réflexion : L’abondance contre l’économie.

Commentaires

[…] This post was mentioned on Twitter by Carole_Fabre and Gatitac, Stéphane Laborde. Stéphane Laborde said: Rom’s Blog “Dividende Universel : un enjeu majeur de société” http://tinyurl.com/692qvlp […]

belle synthèse, bravo et merci :-)

Très intéressant merci.

Je pense que je vais me pencher un peu plus sérieusement sur la question.

Pakalatak

Le raisonnement me semble relativement faux d’un point de vue mathématique.

D’un point de vue philosophique, le moins que l’on puisse dire est que l’approche n’est pas fouillée. Je ne retrouve pas du tout dans ce texte ce qui fait que j’aime mon travail et qu’il est important pour moi.

Après sur la solution proposée, c’est relativement proche du système en France et ça peut marcher. Il faut clairement ne pas oublier que les gens ne peuvent pas rester chez eux à rien faire, il est indispensable qu’ils aient des occupations qui leur permettent de se réaliser.

@Pakalatak

C’est ce qu’on peut appeler dans le nouveau paradigme la négation de liberté de choix de ce qui est valeur ou pas. Ou autrement dit “ne rien faire” n’a pas le même sens pour tout le monde, ni “faire des choses négatives”… Autrement dit personne n’a à définir pour autrui de ce qu’il doit faire ou ne pas faire pour “se réaliser”…

Il est ainsi probable que ce fait @Pakalatak est une activité nulle voire à résultat négatif (pire que le “rien faire”) pour tout un tas de Citoyens Libres.

La Relativité est un concept difficile à comprendre pour qui n’en a pas compris les fondements…

®om

@Pakalatak

Je ne retrouve pas du tout dans ce texte ce qui fait que j’aime mon travail et qu’il est important pour moi.

Tu as tout à fait raison. Et tu montres avec cette remarque que ce qui nous motive vraiment, une fois que nous avons de quoi subvenir à nos besoins, ce n’est pas d’avoir plus d’argent, mais c’est l’autonomie et le développement personnel. Autrement dit, dans un cas extrême (fictif) où chacun aurait de quoi subvenir à ses besoins sans aucun travail, nous aurions quand même une activité. D’ailleurs, nous pouvons l’observer très simplement : de nombreuses personnes ont tellement de revenus qu’elles n’auraient pas besoin de travailler… Et pourtant, elles travaillent, et souvent dur.

Par contre, aujourd’hui encore, certains ont un travail qu’ils considèrent comme une corvée, qui ne leur procure aucun plaisir mais qui leur est nécessaire simplement de subvenir à leurs besoins primaires. S’ils n’avaient pas à se soucier de leur subsistance, ils pourraient se réaliser dans des activités choisies qui les intéresse davantage.

Heureusement, ce n’est pas mon cas, j’ai la chance d’avoir un emploi qui correspond à ma passion (ingénieur en informatique).

@Pakalatak

Il faut clairement ne pas oublier que les gens ne peuvent pas rester chez eux à rien faire, il est indispensable qu’ils aient des occupations qui leur permettent de se réaliser.

Évidemment. Mais le choix entre l’emploi et “rester chez soi à ne rien faire” est un faux dilemme.

La question est de savoir si ces occupations doivent être choisies ou subies. Lorsqu’il y avait le “plein emploi”, c’est-à-dire qu’il y avait beaucoup de travail à réaliser pour répondre aux besoins de la population, il pouvait y avoir une raison à imposer une participation de chacun à la production.

Par contre, en aucun cas il n’est juste que la création monétaire soit le privilège de quelques uns. Et si le travail manque (dans le cas où la production abonde), quel motif légitime pourrait-il y avoir à imposer une activité subie en conditionnant la subsistance à l’occupation d’un emploi ? Dans ces conditions, deux solutions sont possibles : soit proposer l’occupation d’emplois inutiles créés pour l’occasion, soit exclure définitivement ceux qui ont perdu au jeu de la chaise musicale des emplois. Tout ça pour avoir le droit à un revenu que d’autres créent sans travailler…

Attention, il reste encore beaucoup emplois (10% de chômage, ça fait toujours 90% de la population active qui occupe un emploi). L’instauration du dividende universel ne supprimerait pas les emplois existants. D’abord parce que beaucoup ne se contenteraient pas de 300€ à 400€ par mois (même pour une famille à 4 personnes, 1200€ à 1600€ par mois, c’est pas énorme). Mais aussi comme tu l’as dit parce que la motivation d’un travail rémunéré n’est pas uniquement le salaire. Certains garderaient leur emploi tel quel (ceux pour qui il est un plaisir), d’autres le garderaient à temps partiel (pour laisser plus de temps à d’autres activités à côté, par exemple pour réaliser un travail qui n’est pas un emploi), d’autres changeraient d’emploi…

Mais surtout, et c’est le point fondamental, la distribution de la création monétaire serait plus juste.

Cela rejoint les propos de Bernard Friot

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article3528

… qui dit que le modèle de la Retraite est a appliquer a tout le monde, dés 16 ans ! Salaire a vie, evalué selon ses compétences, et non pas en fonction de sa production (si j’ai bien compris…)

A+

Stephane

Il y a un problème: Si chaque personne reçoit un versement annuelle, une seule chose est guarantie: l’inflation.

Je ne suis pas sûr si l’emploi devient ou deviendra plus rare à cause de progres tecnologique. Ce qui est plus sûr, c’est qu’on aura tous beaucoup plus de contrôle vis à vis nourriture, energie, etc par consequence de la localization des méthodes de production (énergie: à la maison, nourriture, etc: par région ou même par quartier ou rue). Les méthodes de fabrication deviennent de plus en plus democratiques: matières simples et abondantes, imprimantes 3D, plans open-source.

Ce qui est aussi certain, c’est que beaucoup de choses vont changer. Quelle rôle est-ce que l’argent va jouer dans nôtre avenir?

lekant

Superbe article. Vraiment. Il y a des choses à discuter, je prendrai le temps de te répondre (j’espère).

Il y a une autre réponse au fait que l’on répond à plus besoins avec moins de ressources : la création de nouveaux besoins.

Regardez toutes ces technologies qui sont apparues ces dernières décénies, et qui sont devenus des besoins presque essentiels.

En inventant le téléphone fixe, puis mobile, l’ordinateur et bien d’autres choses, on a créé les besoins qui allaient avec, et généré une économie et des emplois pour y répondre.

Finalement, la “société de consommation” si décriée ne vient-elle pas de cette course à la création de nouveaux besoins, elle-même provoquée par l’amélioration de la production ?

lekant

Sur ce dernier commentaire : Tout n’est pas non plus magiquement issu de la société de consommation + capitalisation.

C’est d’abord une histoire de planification au niveau économique. La plupart des recherches fondamentales sur lesquelles l’industrie s’appuie sont issues des programmes public (même quand ils sont conjoints, les entreprises ne prennent pas le risque insensé de partir à partir de rien dans une simple idée) L’iphone/ipad existe parce que des moyens techniques existent et qu’un certain nombre de recherches fondamentales ont été réalisées d’abord, puis exploitées par Apple. Free qui fait tant de bien à la France ne serait rien sans les investissements de départ de l’opérateur publique et historique (même s’il a fini par réaliser lui même des travaux équivalents).

Et puis pour tous ces biens, il y a des matières premières à extraire ; et la société d’abondance montre justement un souci au niveau de la gestion de ces matières premières (par exemple le pétrole et les minerais utilisés pour les écrans tactiles) et donc de la pérennité des innovations!

Donc, très simplement, sans planification, l’innovation est limitée dans le temps. [oui ça marche aussi pour le papier]

Et puis sur le côté indispensable des “besoins” d’aujourd’hui, on peut se poser une vraie question : sans iPhone, internet, électricité, on redevient tous des sauvages ennuyeux? vraiment?

On est pas obligés de changer d’iPhone tous les ans. D’accord ça permet à Apple de réinvestir pour créer de nouveau produits… mais à part l’iPhone 1, je ne vois pas qu’elle est la réelle innovation d’Apple à part avoir su créer un besoin (j’ai un téléphone tout à fait normal et je ne vis pas dans la rue pour autant).

Qu’est ce qui empêche de dire : “ah bah super Steeve, il est top ton téléphone ; bon maintenant, on va essayer de pas en produire trop pour pas avoir à se retrouver comme des idiots dans 10 ans sans matière première”…

oui, utopique, j’imagine la tête de Steeve (déjà qu’il pète pas la forme). Mais finalement, pourquoi aller plus loin? il est déjà rentré à la postérité et ces ingénieurs sont forcément couverts de gloire pour y avoir participer…

®om

@Stephane

Si chaque personne reçoit un versement annuelle, une seule chose est guarantie: l’inflation.

L’inflation est un problème dans le système actuel, car la monnaie n’est créée qu’au bénéfice de quelques uns, diminuant la valeur de celle que tous les autres.

Mais si cette création est distribuée entre tous, l’inflation n’est pas un problème.

La seule conséquence visible sera l’augmentation de la valeur numérique de la monnaie. Si chaque citoyen reçoit 5% de la masse monétaire par an, la masse monétaire va doubler tous les 14,2 ans (ln(2)/ln(1,05)), et être multipliée par 100 tous les 94,4 ans (ln(100)/ln(1,05)). Il suffira alors tous les 95 ans de diviser par 100 la valeur numérique, comme cela a été fait avec le passage des anciens francs aux nouveaux francs.

®om

@Nath

Il y a une autre réponse au fait que l’on répond à plus besoins avec moins de ressources : la création de nouveaux besoins.

Tu as raison, c’est le moteur du système actuel. Mais 3 remarques.

Tout d’abord, il n’y a pas de raison que la production répondant à ces nouveaux besoins ne bénéficie pas de l’augmentation de l’efficacité permise par l’automatisation et l’informatisation.

Ensuite, nous ne pouvons que nous étonner de vivre dans un système où la subsistance ne dépend plus de la satisfaction des besoins, mais de la création de nouveaux besoins. Je ne suis pas contre la création de nouveaux besoins, qui est globalement positive (notamment avec les exemples que tu cites), mais notre subsistance ne doit pas en dépendre. Car si tel est le cas, alors une période sans création de nouveaux besoins a des conséquences catastrophiques, alors même que nous parvenons à satisfaire les besoins que nous avons déjà ; ceci paraît totalement illogique et insensé. Et pour à tout prix y parvenir, il est nécessaire de créer des “faux besoins”, par exemple par l’obsolescence programmée (ce qui rejoint des problématiques écologiques), qui ne procure qu’une illusion de richesse.

Enfin, ce n’est pas une réponse à l’injustice de la création monétaire (c’est même une incitation à l’injustice). Pour le comprendre, prenons le cas de la vente pyramidale. Pour maintenir ce système en vie, il faut recruter de plus en plus de nouvelles personnes ; autrement dit, il faut une croissance du nombre de personnes toujours plus importante. Ce système est voué à s’effondrer, mais ceux qui sont en haut de la pyramide sont sûrs de toucher le jackpot. Le système monétaire actuel est une chaîne de Ponzi mondiale : ceux qui sont au haut de cette pyramide aspirent mécaniquement de plus en plus rapidement les richesses créées par ceux qui sont en bas, à qui l’on explique qu’ils doivent travailler davantage afin de produire plus, pour le bien de l’économie (c’est-à-dire pour maintenir ce système en vie le plus longtemps possible).

Realistic

Si seulement plus de nos concitoyens pouvaient lire ce genre de posts… Cela ouvrirais enfin un vrai débat!

Si vous avez un lien vers ces vidéos dans un format lisible (sans Flash), je suis intéressé.

Il semble que ces vidéos ne soient pas disponibles en ogg sur Dailymotion avec l’option HTML5 active… :-(

Sur vimeo il est possible de les télécharger à condition d’y avoir un compte.

Il semble cependant que les deux documentaires sont disponibles sur blip.tv : http://blip.tv/file/4333844/

Sur bittorrent, pas grand chose… http://isohunt.com/torrents/?ihq=argent+dette (mais ça, ça ne dépend que de nous)

Tu dois lire dans mes pensées.

[…] Dividende Universel : un enjeu majeur de société 17 février 2011, 18 h 26 min […]

lagasse christian

Article très didactique que je vais réutiliser(c’est permis!)

Juste une remarque: quand je parle autour de moi des “prêts” bancaires, je précise qu’il s’agit d’une faute de français puisqu’on ne peut prêter que ce dont on dispose; et précisément, les banques n’ont pas cet argent, donc on ne fait pas un prêt auprès de sa banque mais un emprunt ou une ouverture de crédit. Cela fixe bien les choses dans les têtes.

Bonne continuation.

Stephane Dubois

Il y a tellement d’absurdites dans cet article que cela en est rigolo.

Recommendation: evitez l’economie et la politique et concentrez vous sur unbuntu.

®om

@Stephane Dubois

Il y a tellement d’absurdites dans cet article que cela en est rigolo.

Il y a tellement d’arguments dans ce commentaire que cela en est intéressant.

Article intéressant. Si vous voulez approfondir la question du revenu universel, vous pouvez lire le livre de Baptiste Mylondo “Un revenu pour tous”.

Pour ceux que ça intéresse, j’ai fait un compte rendu d’une conférence-débat à Grenoble avec cet auteur : http://www.pyvotons.org/?p=58&lang=fr

Par exemple, vous parlez d’un montant qui correspond plutôt à la proposition de droite pour “fluidifier le marché du travail” : avec ce niveau de revenu, on ne peut pas vivre à long terme en France. Il s’agit alors de permettre aux gens de survivre tout en dérégulant le marché du travail pour que les entreprises puissent proposer des micro-contrats (2h de boulot) sans aucune contrainte liée à un CDD. La version proposée par Mylondo correspond à une vision dans laquelle les gens peuvent vivre avec ce revenu et réaliser les activités qu’ils souhaitent (ils travaillent, mais ils n’ont pas un emploi).

®om

@MB

Par exemple, vous parlez d’un montant qui correspond plutôt à la proposition de droite pour « fluidifier le marché du travail » : avec ce niveau de revenu, on ne peut pas vivre à long terme en France. Il s’agit alors de permettre aux gens de survivre tout en dérégulant le marché du travail pour que les entreprises puissent proposer des micro-contrats (2h de boulot) sans aucune contrainte liée à un CDD. La version proposée par Mylondo correspond à une vision dans laquelle les gens peuvent vivre avec ce revenu et réaliser les activités qu’ils souhaitent (ils travaillent, mais ils n’ont pas un emploi).

À première vue, on pourrait penser qu’il y a deux propositions bien distinctes de dividende universel, qui se basent sur deux principes différents : l’un sur l’égalité de tous devant la création monétaire, l’autre sur le fait que le revenu doit être suffisant pour vivre. Mais je me demande dans quelle mesure le premier ne garantit pas le second, voire s’il n’est pas préférable pour “éradiquer la pauvreté” (même si ce n’est qu’un effet de bord).

Pour le comprendre, il faut bien voir que si je possède 10 de monnaie et qu’il y en a 100 en circulation, c’est la même chose que si j’en ai 50 et qu’il y en a 500 : ce qui est important, c’est la “part” que je possède en pourcentage de la masse monétaire. Par conséquent, être prélevé d’un impôt de 20% (je possède 100, on m’impose de 20, il me reste 80, donc un ratio 80/M3), ou augmenter la masse monétaire de 25% (je possède 100, il me reste 100 mais M3 a augmenté de 25%, soit 100/1,25M3 = 80/M3), c’est la même chose.

Ainsi, considérons qu’on augmente la masse monétaire (M3) de 5% / an, en donnant une part égale à chacun. Cette opération est équivalente à ne pas augmenter la masse monétaire, à prélever 5/105 (= 1/21, c’est-à-dire environ 5%) sur la quantité de monnaie que possède de chaque citoyen, et à redistribuer cette part équitablement entre tous.

Si N est le nombre de citoyens, alors la monnaie en possession de chaque citoyen (notons-la x) l’année a devient, l’année a+1, égale à y = (20/21)x + (1/21)(M3/n). De manière peut-être plus parlante : y = x + (M3/n - x) / 21 (pour chaque citoyen, on ajoute à chaque itération 1/21e de la différence entre la quantité de monnaie moyenne par citoyen et la monnaie que possède le citoyen en question).

Concrètement :

  • pour ceux qui possédaient x = M3/n, ça ne change rien (y = x) ;
  • pour ceux qui possédaient x < M3/n (les plus pauvres), ils y gagnent un peu (y > x) ;
  • pour ceux qui possédaient x > M3/n (les plus riches), ils y perdent un peu (y < x).

Vu sous cette angle, c’est une (petite) redistribution des riches vers les pauvres. Sauf qu’au lieu de prélever et de redistribuer, ce système a l’avantage d’être beaucoup plus simple, d’éviter la mise en place d’une usine à gaz pour les redistributions (il n’est pas si simple de connaître la quantité de monnaie que possède chacun pour leur en prélever 1/21 pour le distribuer à tous), et d’éviter les fraudes. C’est la redistribution la plus “pure” possible : pas de paradis fiscaux, pas d’impôts sur tels ou tels machins choisis arbitrairement, et ça s’applique à tous équitablement.

En appliquant le même raisonnement, on s’aperçoit d’ailleurs que le système actuel est une redistribution quasiment intégrale (mais différée dans le temps) qui va de la population vers les banques : presque tout l’argent est créé par les banques et doit en plus leur être remboursé (et avec des intérêts), que ce soit directement ou indirectement (par les crédits, les impôts, les salaires ou les prix). De plus, l’augmentation de la masse monétaire (l’argent créé par les banques à leur seul profit) n’est rendue possible que par la production effectuée par la population (sans quoi il n’y a pas de croissance ni de prêts). On remarque donc qu’avec le travail de quelqu’un, quelqu’un d’autre crée de l’argent : ne serait-ce pas une forme d’esclavage ?

Le but de rétablir l’égalité devant la création monétaire est de supprimer cette redistribution absurde. Une fois cette injustice corrigée, pour une même masse monétaire, 400 € auraient un “pouvoir d’achat” beaucoup plus important que nos 400 € “dettes” actuellement (puisqu’ils ne devraient pas être remboursés).

Pour résumer, le passage du système actuel vers un système à dividende universel changerait deux choses :

  • il supprimerait l’énorme redistribution des richesses de la population vers les banques ;
  • il instaurerait une petite redistribution des riches vers les pauvres.

Il me semble aberrant de commencer à en chercher les financements dans un impôt sur tel ou tel truc, si on laisse en place le système de création monétaire actuel (cette redistribution de toutes les richesses vers les banques).

Stephane Dubois

On me reproche le manque d’arguments.

Prenont ce simple premier paragraphe:

Dans le premier cas, il y a trop de besoins à satisfaire, la population active ne peut réaliser qu’une partie de tout ce travail… Dans cette hypothèse, c’est le plein emploi, la situation économique est merveilleuse durant de nombreuses années.

Prenez l’example de Haiti. je crois qu’il y a beaucoup de besoins a satisfaire a Haiti. Pourtant la situation economique n’y est pas merveilleuse et c’est loin d’etre le plein emploi.

Votre hypothese de besoins = emplois semble donc un peu simpliste.

Et tout le reste de votre argument en decoule.

®om

@Stephane Dubois

Prenont ce simple premier paragraphe:

Dans le premier cas, il y a trop de besoins à satisfaire, la population active ne peut réaliser qu’une partie de tout ce travail… Dans cette hypothèse, c’est le plein emploi, la situation économique est merveilleuse durant de nombreuses années.

Prenez l’example de Haiti. je crois qu’il y a beaucoup de besoins a satisfaire a Haiti. Pourtant la situation economique n’y est pas merveilleuse et c’est loin d’etre le plein emploi.

Votre hypothese de besoins = emplois semble donc un peu simpliste.

Sur la forme, vous avez raison : il n’est évidement pas vrai qu’il suffit d’avoir des besoins pour avoir de l’emploi (il faut avoir les moyens d’y répondre). Par contre la réciproque (et c’est ce qui nous intéresse ici) est valide : sans besoins pouvant être satisfaits par l’emploi (comprendre “sans suffisamment de besoins pour occuper toute la population”), il n’y a pas assez d’emploi. Que ça soit du fait du manque de besoins ou de la trop grande efficacité de production.

Stephane Dubois

Vous dites

sans besoins pouvant être satisfaits par l’emploi (comprendre « sans suffisamment de besoins pour occuper toute la population »), il n’y a pas assez d’emploi.

Vous avez l’air d’assumer (ou de vouloir?) un monde fini et statique, dans lequel l’initiative et l’invention individuelle ne joue pas un role ‘createur’ at ‘remplisseur’ de besoins. Vous semblez ignorer aussi le fait que l’efficacite de production elle meme remplie des besoins (vous appellez cela une “reduction de la valeur marchande”). Sans reductions de couts associes avec l’efficacite de production, la plupart des besoins (ex:vaccins a grande echelle) ne serait jamais remplie.

Bien sur l’invention de la voiture a mis tous les fabricants de carioles et tous les marechals-ferrants au chomage. Et alors? En quoi cela justifirait-il le l’idee de donner un dividende universel aux fabricants de carioles et marechals-ferrants?

Vous semblez aussi ignorer que la production industrielle ne represente plus que 20% de la valeur creee dans nos societes. L’efficacite de production ne peut donc a elle meme pas justifier la pauvrete et donc surement pas la notion de dividende universel.

rendos

L’auteur Baptiste Mylondo a déjà été cité dans les commentaires mais j’ajouterai ceci : son livre “Ne pas perdre sa vie à la gagner. Pour un revenu de citoyenneté” est une très bonne introduction au sujet et traite de biens des aspects (philosophique, social, économique, …)

Je le recommande à toute personne souhaitant se faire son idée :)

z-os

Jeremy Rifkin propose dans son livre ‘la fin du travail’ de développer un nouveau secteur économique basé sur le social justement pour compléter les secteurs publics et économiques.

(Ses autres ouvrages sont aussi très intéressants)

luinil

Je suis d’accord en partie avec cet article. Il est annormal que la création nécéssaire de monaie profite aux banques et non aux citoyens.

Il faudrait donc distribuer la monaie crée aux citoyens. Par contre je ne pense pas que cela passe par un revenu fixe.

La masse monétaire doit être adaptée au marché. Si elle est crée continuement par un revenu fixe comme dans votre article, elle ne fera qu’augmenter sans aucune relation avec l’économie, et entrainerait de l’inflation.

Il faut que chaque mois la quantité nécéssaire de masse monétaire soit estimée, puis un dividende versé, ou non, en fonction des évolutions.

La masse monétaire doit augmenter = dividende pour tout le monde.

La masse monétaire n’a pas besoin d’augmenter = rien pour personne.

Le problème serait quand la masse monétaire doit diminuer (ça arrive). Il faut prévoir un mécanisme de diminution de la masse monétaire.

Mais je pense qu’un système comme celui ci serait le plus juste, et ne fonctionnerait pas moins bien que l’actuel.

®om

@@luinil

Le dividende pourrait en effet ne pas représenter un pourcentage fixe de la masse monétaire, mais plutôt un pourcentage fixe du PIB (c’est d’ailleurs ce que préconise la Théorie Relative de la Monnaie).

Par contre, dans le cas d’un système à dividende universel, dans quel cas la masse monétaire devrait ne pas augmenter voire diminuer ? Par ailleurs, il faut faire attention à ne pas défavoriser (vis-à-vis de la création monétaire) les générations suivantes par rapport aux générations précédentes (voir la TRM à partir de la page 28).

[…] revenu universel un enjeu majeur de société : http://blog.rom1v.com/2011/02/dividende-universel-un-enjeu-majeur-de-societe/ […]

Quelques articles de références : […] Dividende universel : un enjeu majeur de société […]

francis

merci pour votre effort d’analyse mais je crois humblement que votre 1er paradoxe est faut.

Pour dire d’où je parle je connais l’argent dette et suit partisant du sociétalisme que vous devez connaitre.

L’explication de la crise de la demande pour aller vite est celle à la base de la théorie Keynésienne.

Je pense au contraire que nous avons une crise de la rentabilité qui entraine la suraccumulation entrainant le passage du système productif à un système financier (cycle long du capitalisme) avant que celui-ci n’explose, c’est-à-dire que la création monétaire pèse trop sur l’économie concrète les intérets devenants dispendieux (les dividendes équivaux à des intérets à la puissance n). La baisse de la rentabilité maintennant est lié au rapport richesse produite (monnaie) / emprunt, soit le surendettement qui bloque peu à peu l’économie réelle et entraine une pauvreté croissante (collectif, individus) pendant que les détenteurs de capital (les fauts emprunteurs/monnayeurs) se gavent. voir pour plus de détail : http://www.fauxmonnayeurs.org/

Maintenant je pense que le dividende universel est une fausse bonne idée. Il y a tant de travail à réaliser pour passer à une société juste, soutenable… qu’il faut pas encourager la rente, fusse t’elle d’un patrimoine national. De plus ça découple la valeur du merrite, c’est pour ça que certains libéraux n’y sont pas opposé. Non, il faut encourager l’initiative sociétal (jugé bénéfique dans cette révolution à accomplir) par une création monétaire d’état, ça c’est sûr pour que toute cette masse de promesse de rembourssement soit détenue par l’état (qui peut en gérer la masse) et c’est là que l’on se rejoint.

Très bon article, Romain :-)

®om

@francis

Je vous accorde que l’augmentation de l’efficacité (et donc la rationalisation) n’est pas la seule cause du chômage, mais elle en est indéniablement un facteur : nombre d’emplois sont remplacés par des machines ou par l’informatique (et encore une fois, c’est tant mieux !). Et le système, au-delà d’un certain seuil, est un frein au progrès : supposons qu’il soit possible d’obtenir toute l’énergie dont nous avions besoin sans pétrole et sans nucléaire. Cette technologie ne verrait pas le jour avant des décennies, les intérêts privés liés au pétrole et au nucléaire étant trop important. Comme l’invention de la radio FM qui concurrençait la AM.

Il faut bien voir que pour la société, l’abondance, l’efficacité et la viabilité des produits sont évidemment des bénéfices. Mais pour l’économie et les profits, c’est le contraire, ce sont la rareté et l’obsolescence qui sont bénéfiques. Et c’est l’économique qui dirige la société…

@francis

Maintenant je pense que le dividende universel est une fausse bonne idée. Il y a tant de travail à réaliser pour passer à une société juste, soutenable… qu’il faut pas encourager la rente, fusse t’elle d’un patrimoine national. De plus ça découple la valeur du merrite

Je pense au contraire que le dividende universel est l’opposé de la rente. Il supprime la redistribution des richesses vers quelques privilégiés (donc supprime une rente) et redistribue une petite partie des plus riches vers les plus pauvres (comme je l’explique ici).

Mais ta remarque est intéressante, car elle fait référence à une idée souvent défendue par ceux qui sont opposés au dividende universel. Selon eux, il ne faut pas donner de l’argent sans condition d’emploi à la population, car alors les gens ne feraient plus rien.

Ce raisonnement suppose que l’argent doit être la motivation du travail. Sous-entendu, il ne peut pas en être autrement. Mais c’est faux, l’argent n’est pas ce qui nous motive vraiment (voir mon précédent commentaire). Internet en est d’ailleurs une preuve : nombre de personnes passent des heures à écrire des contenus et des logiciels, sans but lucratif. Les associations travaillent également, sans que l’argent ne soit leur motivation.

De plus, il est intéressant de connaître la valeur ignorée des métiers :

À force d’évaluer toutes choses et toutes gens à l’aune de leur rendement monétaire — que rapportez-vous aux actionnaires ? —, il était fatal qu’on retournât un jour la question aux évaluateurs, mais posée d’un autre point de vue : que rapportez-vous à la société ?

Mais quand bien même, supposons que l’argent soit la seule motivation du travail (ce qui n’est pas le cas), et que nous possédions et produisions suffisamment de richesses pour satisfaire les besoins de tout le monde. Faudrait-il volontairement priver une majorité de la population de leurs richesses (en les redistribuant à quelques privilégiés) afin qu’ils n’aient plus suffisamment pour survivre et ainsi les obliger à occuper un emploi ?

À lire aussi : Qu’est-ce que le travail ?.

Voici un article très intéressant. J’ai tout de même une interrogation, il y a des métiers qui, s’ils ne sont pas motivés exclusivement par le revenu qu’ils permettent, ne seront pas motivants à exercer : s’il n’y a plus la motivation de l’argent, quel intérêt aurions-nous à être éboueur, balayeur, femme ou homme de ménage, etc… bref des métiers souvent pénibles mais qui sont indispensables à la société… Qui les fera (en attendant que des machines puisse les faire!)

®om

@Gwenael

J’ai tout de même une interrogation, il y a des métiers qui, s’ils ne sont pas motivés exclusivement par le revenu qu’ils permettent, ne seront pas motivants à exercer : s’il n’y a plus la motivation de l’argent, quel intérêt aurions-nous à être éboueur, balayeur, femme ou homme de ménage, etc… bref des métiers souvent pénibles mais qui sont indispensables à la société… Qui les fera (en attendant que des machines puisse les faire!)

Un passage de cet article répond bien à ta question :

Une autre objection immanquablement suscitée par le revenu de base, « Mais qui fera les sales boulots ? », constitue à elle seule un aveu terrible, fait-elle remarquer : « La poser, c’est admettre qu’il nous faut une catégorie de population suffisamment vulnérable pour ne pas pouvoir refuser les boulots dont nous ne voulons pas. » Les solutions possibles données par les partisans du revenu garanti varient assez peu. Il y en a trois : les faire soi-même, les automatiser et les rationaliser, ou enfin reconnaître leur utilité sociale et les payer en conséquence, de façon à les rendre attractifs sur le plan financier.

Vous allez voter pour celui qui vous persuadera qu’il peut créer de l’emploi mais l’ère de l’emploi est révolue ! Arrêtons d’obliger les gens à chercher des emplois qui n’existent pas et qui font actuellement la honte de l’humanité !

L’état se doit de participer à la survie de ses citoyens qui ne doivent pas être que des vaches à lait et cela passera inévitablement par un revenu universel suffisant sans condition !

L’incitation des états de la natalité (pour supporter toujours plus de dettes) est un génocide à petit feu.

Ne pas mettre en place le revenu d’existence est une responsabilité de non assistance à humanité en danger !

Découvrez http://www.lepost.fr/article/2011/03/05/2424995_remboursez-nous-ou-nous-prenons-l-elysee.html

pottofil

@®om

La petite redistribution des riches vers les pauvres est quand même très ténue. La monnaie n’est qu’une petite partie de la richesse globale.

®om

@pottofil

La petite redistribution des riches vers les pauvres est quand même très ténue. La monnaie n’est qu’une petite partie de la richesse globale.

Tu as raison, ce n’est qu’une redistribution de la monnaie.

La partie essentielle, d’après moi, est de supprimer la redistribution vers les banques.

Mais dans ce cas, on pourrait penser à simplement empêcher la création monétaire et donc ne plus faire augmenter la masse monétaire du tout.

Une des raisons pour laquelle je pense qu’il faut toujours créer de la monnaie, c’est pour respecter l’égalité entre les citoyens dans l’espace-temps, et non seulement dans l’espace. C’est ce qui est expliqué dans la Théorie Relative de la Monnaie (2.0) (à partir de la page 38).

En gros les nouvelles générations seraient désavantagées par rapport aux anciennes si elles ne profitaient pas de la création monétaire.

pottofil

@®om

Je suis d’accord, à mon avis la redistribution, dans un système monétaire à dividende universel, est surtout une redistribution temporelle sur le long terme(l’espérance de vie ou de demi-vie) de pouvoir d’achat.

Un système monétaire à dividende universel, je crois, ne redistribue quasiment pas de richesse des riches vers les pauvres. Ce rôle doit être dévolu à la généralisation de l’impôt de la fortune, à mon avis.

100% d’accord sur tout le reste.

Très bon post. ;)

PS : Je répondais à :

Vu sous cette angle, c’est une (petite) redistribution des riches vers les pauvres.

Lu ici.

[…] blog nous propose « Dividende Universel un enjeu majeur de société » dans un blog très épuré, que j’aime beaucoup, où les mises à jour sont peu fréquentes, […]

Christian

Bonsoir,

Rien de bien nouveau.

Le réel mal du système, c’est le crédit!!!…. D’état ou individuel.

Permettre à un individu, une société ou un état d’acheter sans avoir d’argent.

On ne peut pas reprocher aux banques de permettre à des individus de posséder immédiatement des biens matériels…… (Services, qu’elles facturent en intérêts)

Si les consommateurs (entreprises, états) ne dépensaient que lorsqu’ils ont l’argent, tout seraient différents. Ils seraient libres!!

Un individu endetté est quelqu’un d’asservi, qui n’a plus la possibilité se se révolter.

Un appartement sur vingt ans (au moins) Plus une voiture sur cinq, sans parler des vacances et du frigo…. Vous avez là le gros du problème (Idem pour les états)

Ajouter à cela une main d’œuvre extérieur, nombreuse et sous payé… Plus une mécanisation à outrance de la production (ce que n’avait pas prévu Marx)

Mais la suppression du crédit, personne n’est pour (les fabricants, les commerçant et les banques) Et pour le clampin de base, ne pas pouvoir avoir son Ipod tout de suite, parait insupportable… Même, s’il coûte cinq fois le prix au final…….

Bon courage.

Christian

®om

@Christian Mais si tout l’argent est créé par le crédit, comment pouvez-vous reprocher aux ménages et aux États de s’endetter ? Sans crédit, il n’y pas d’argent… (cf l’injustice monétaire)

ferdinand

je me suis arrete a :

Au passage, nous reconnaissons ici le cas particulier du partage de fichiers, avec les restrictions numériques de lecture et la tentative de prohibition de l’utilisation d’outils de partage. La guerre contre le partage n’est qu’une lutte contre l’abondance, qui vise à restaurer la rareté afin de satisfaire une demande solvable.

Comment peut-on comparer l’abondance ou la valeur de marchandise a des fichiers ou des copies numeriques d’oeuvres intellectuelles? Sans soulever d’autres questions avant?

C’est comme laisser entendre que le prix des oeux baisse parque on trouve plein de photos d’oeufs sur google.

La guerre contre le partage sur internet a peut etre un fond ideologique qui serait interessant a traquer chez tous les neo conservateurs bourgeois ou actionnaire de sony (notamment) MAIS on ne peut pas comparer les deux problemes dans un meme paragraphe.

Je suis d’accord avec la conclusion, il faut un debat dans cette “periode charniere”.

++

®om

@ferdinand

Comment peut-on comparer l’abondance ou la valeur de marchandise a des fichiers ou des copies numeriques d’oeuvres intellectuelles?

Une fois crée, une œuvre contenue dans un fichier numérique est disponible en abondance (absolue) : on peut en créer une nouvelle instance sans efforts pour un coût nul.

@ferdinand

C’est comme laisser entendre que le prix des oeux baisse parque on trouve plein de photos d’oeufs sur google.

Si on était capable de “copier” des œufs physiquement, oui, leur prix serait nul. De même que si on pouvait copier sans efforts et gratuitement une voiture, le prix des voitures serait nul.

ferdinand

Mon commentaire tentait de souligner que la question est peut etre posee d’une maniere inadequate :

Je commence à me rendre compte que la guerre contre le partage n’est qu’une manifestation d’une problématique beaucoup plus générale, qui touche la société et l’économie dans son ensemble. Voici quelques éléments de réflexion.

Non, on ne peut pas partir du specifique de l’economie numerique et etendre a l’economie dans son ensemble. Cette demarche est a la fois le probleme, le risque et probablement le futur dangereux dans lequel nous avons deja beaucoup avance. Non un oeuf n’est pas encore duplicable, c’est d’ailleurs bien la raison pour laquelle on ira pas du specifique numerique au general de l’Economie. Mais c’est aussi un peu la tentation des economies de marche, qui nient ouvertement la realite du travail humain et de la notion de richesse, et au fond, nient toute la realite qui n’est pas encore virtuelle. Si l’economie numerique doit faire quelque chose, peut etre elle doit le faire seul.

®om

@ferdinand

Non, on ne peut pas partir du specifique de l’economie numerique et etendre a l’economie dans son ensemble.

C’est pourtant ce que j’ai essayé de montrer : ce qu’il se passe spécifiquement pour l’immatériel n’est que le comportement asymptotique de ce qu’il se passe dans le monde matériel.

Pour résumer, plus nous pouvons rendre la production efficace, moins produire (ou rendre un service) ne nécessite de travail (cf Foxconn et ses robots), et plus le coût marginal est faible. À partir d’un certain point, les moyens de production sont tellement accessibles et le coût marginal tellement faible que chaque individu a la possibilité de produire lui-même une nouvelle instance du produit (ou de se rendre le service lui-même), rendant de plus en plus difficile toute tentative de vendre ce produit ou ce service (l’offre est disponible en abondance et la demande est forcément limitée).

La copie de fichiers n’est que le cas extrême où le coût marginal n’est pas seulement faible, il est juste nul, et sa duplication est accessible à tous. Si j’ai un fichier chanson.oga, et que je fais :

for i in {1..1000}; do cp chanson.oga $i.oga; done

Alors j’ai 1000 nouvelles instances de la chanson. Instantanément et gratuitement.

Faire de même à distance pour la partager avec 1000 personnes différentes n’est pas plus coûteux.

Dit autrement et plus directement, la cause profonde de la guerre contre le partage de fichiers et de la lutte contre le progrès technologique afin de conserver des emplois est la même.

@ferdinand

Non un oeuf n’est pas encore duplicable, c’est d’ailleurs bien la raison pour laquelle on ira pas du specifique numerique au general de l’Economie.

Un œuf, peut-être pas, mais les objets matériels commencent à l’être, grâce à l’autofabrication (comme l’impression 3D).

Il est déjà possible de créer des pièces de rechange, rendant potentiellement caduque l’achat de ces pièces en passant par un intermédiaire.

@ferdinand

Si l’economie numerique doit faire quelque chose, peut etre elle doit le faire seul.

Ce que tu mets en évidence, en voulant traiter différemment l’économie numérique et le reste, c’est que mettre en place un système dans un monde où il existe à la fois la rareté et l’abondance est problématique. C’est ce que j’évoque ici :

Je pense que nous devrions réserver l’économie aux domaines où elle fonctionne, lorsqu’elle améliore la société, c’est-à-dire quand nous devons gérer la rareté. Le reste des échanges – lorsqu’il y a abondance – doit être hors-marché, car sinon l’économie tenterait d’y restaurer une rareté artificielle.

L’équilibre entre l’abondance et la rareté évolue. Dans un monde de rareté, l’économie peut fonctionner. Dans un monde d’abondance absolue, l’économie telle que nous la connaissons serait contre-productive, et à la limite il n’y aurait pas besoin d’argent (aurions-nous inventé l’argent si rien n’était rare ?). Mais le problème se pose lorsque le monde est composé à la fois de domaines d’abondance et de rareté

bedin

Bonjour,

je crois qu’il faut abandonner tous ces calculs d’apothicaire, et se baser sur ce que nous vivons, et ce que nous vivons, c’est l’évolution avec ce qu’il apporte et ce qu’il apporte le progrès technologique qui dans un futur de plus en plus proche fera de tel sorte que toutes les entreprises et autres même petits artisans s’automatiseront, la seule possibilité des pays à la pointe du progrès de faire encore des affaires se trouve dans les pays émergents, mais nous avons vu ce que deviennent ces pays émergents, Chine Inde, qui ont bénéficié des avancées des pays à la pointe du progrès, qui leur a permit de faire en 30 ans ce que les pays riches ont fait en 150 ans, conclusion la marge d’action pour faire du fric au moindre coût des entreprises et autres en occident et Am dans leur pays, se rétrécit d’années en années, et bientôt de mois en mois, nous sommes en plein dans ce contexte, ce qui fait que tous les salariés des pays à la pointe du progrès subissent les conséquences de cette situation, le monde des affaire en Occident et Amérique, n’ont pas de solution, que celle de faire circuler l’argent d’une autre manière, et ça ils ne veulent pas, ils préfèrent essayer l’appauvrissement qui nous mènera droit au gouffre, et qui permettra à la Chine et l’Inde et d’autres comme l’Afrique de devenir nos colonisateurs.

C’est le moment idéal pour commencer à parler du revenu d’existence, universel, de base,

dommage, Papandréou avait cette possibilité comme l’Italie le Portugal l’Espagne, tous ces pays qui passeront à la trappe, même la France si nous continuons à avoir un président fantoche, tout heureux d’être à côté d’Obama, c’était lamentable comme image.

J’ai entendu pas mal d’analyse sur ce revenu, la manière de l’appliquer, mais je crois qu’on fait une erreur, de vouloir appliquer ce revenu en le ponctionnant d’une manière ou l’autre sur le système du fonctionnement du pays, je crois que c’est une erreur, pour la simple raison que, si nous le ponctionnons sur les revenus du travail, des taxes, sur les sociétés, nous serions encore toujours tributaire du bon fonctionnement du monde des affaires, ce qui ferait que nous pourrions de nouveau devoir faire face à des crises artificielles que provoquerait l’establishment dans le but de reprendre les commandes et imposer de nouvelles restrictions.

Je crois, que ce revenu devrait être créé en donnant une valeur à l’humain, sans qu’il n’aiet encore employé sa force travail, une banque appartenant à l’état qui représenterait uniquement la valeur monétaire de la population ce qu’elle représente par ce que demande sa vie pour vivre dans le fonctionnement de la machine économique faisant intégralement partie du PIB, ou le monde des affaires n’auraient plus aucun pouvoir, cet argent serait calculé d’après les besoin vitaux de l’humain, de la naissance à la fin de vie, inconditionnel, pour le moment il devrait s’élever à +/-1400 € par personne, à la naissance la moitié, à 18 ans la totalité.

Il n’y a pas d’autres porte de sortie, le progrès nous impose cette solution, même si maintenant elle semble utopique irréelle. Plus vite nous appliquerons cette solution, plus vite nous sortirons du danger de devenir les colonisés de la planète, parce que les forces qui se construisent, sont gargantuesques, rien que la Chine et l’Inde ont une population de + de 3 milliards d’êtres, ces pays savent vivre en autarcie, mais ont compris que la pauvreté est un fléau qui a retardé leur évolution, certain ne veulent pas le voir et prétendent que ces pays entretiennent la pauvreté, c’est faut, leur problème c’est d’enrichir plus d’un milliard de personne le plus rapidement possible, dans le but de laisser libre cours à l’imagination de leurs peuples.

En Chine on construit 24 heure sur 24, sans arrêt, les salaires ont augmenté du simple au double, on ne nous dis pas tout, comme dit Anne Roumanof.

Le seul moyen pour l’Occident et tous les pays à la pointe du progrès, est d’enrichir leurs peuples, leur permettre de faire fonctionner leur neurones, les libérer des soucis quotidiens

pour développer leur imagination qui est la véritable richesse d’un pays quel qu’il soit.

Que l’Establishment ne comprend pas ça, c’es sidèrent, ne savent ils pas qu’ils seront les premiers sur l’échafaud, qu’ils perdront tout finalement ? Pouvoir richesse !

Quel dirigent d’un pays aura l’intelligence de développer la question du revenu d’existence, qui seul, sauvera l’avenir des pays à la pointe du progrès ! Il n’y a pas d’autres solutions que de retomber d’où nous sommes venu si nous n’agissons pas maintenant, quant il est encore possible !

®om

@bedin

mais je crois qu’on fait une erreur, de vouloir appliquer ce revenu en le ponctionnant d’une manière ou l’autre sur le système du fonctionnement

[…]

Je crois, que ce revenu devrait être créé en donnant une valeur à l’humain, sans qu’il n’aiet encore employé sa force travail, une banque appartenant à l’état

Si je comprends bien, tu proposes que ce revenu soit financé par création monétaire. C’est ce que je souhaite. Mais pas simplement en ajoutant un nouveau type de banque capable de créer l’argent pour le distribuer à la population, mais aussi en empêchant la création monétaire par le crédit.

@bedin

en donnant une valeur à l’humain

[…]

une banque appartenant à l’état qui représenterait uniquement la valeur monétaire de la population

Je ne suis pas d’accord avec cette interprétation, car on ne donne pas de l’argent à ce qui a de la valeur, on le donne en échange de ce qui a de la valeur. Et comme on n’échange pas des êtres humains…

Par contre, l’argument de la co-propriété de la Zone Euro me semble proche et plus acceptable.

@bedin

cet argent serait calculé d’après les besoin vitaux de l’humain, de la naissance à la fin de vie, inconditionnel, pour le moment il devrait s’élever à +/-1400 € par personne, à la naissance la moitié, à 18 ans la totalité.

L’évaluation que tu fais de la somme nécessaire se base sur la valeur qu’a l’argent dans le système actuel. C’est à mon avis une erreur, ou au moins un calcul incomplet, car la valeur de la monnaie que tu possèdes est relatif à la monnaie totale en circulation (la masse monétaire).

Si le revenu de base est financé par création monétaire (comme je le souhaite), son montant doit être déterminé par la vitesse désirée d’augmentation de la masse monétaire. Le tout est alors de savoir quelle est la vitesse optimale. Ce qui est proposé dans la Théorie Relative de la Monnaie (à partir de la page 38) est qu’elle soit déterminée par l’espérance de vie.

Par ailleurs, comme je l’explique un peu plus haut, si tout l’argent en circulation n’est plus “à rendre” à la banque, x€ auront plus de valeur que ces mêmes x€ d’argent-dette (on supprime l’énorme redistribution de la population vers les banques).

Il ne me semble donc pas pertinent de déterminer le montant du revenu de base uniquement en se basant sur l’intuition “il faut actuellement 1400€ par mois pour vivre décemment”.

seb

Ce billet est rempli d’âneries invraisemblables et naïve sur le fonctionnement de notre économie.

OUI, plus la productivité augmente, plus le cout de production baisse et moins il y a besoin de gens pour effectuer le travail. C’est le mécanisme en œuvre depuis des milliers d’années.

Et depuis des milliers d’années, le temps humain “libéré” par ce mécanisme, est réinvesti ailleurs. Mais quel rapport avec l’offre et la demande ? aucun.

Si nous étions restés avec nos besoins du néolithique, soyez sûr qu’il y aurait 99.999% de chômage (si tant est qu’il puisse y avoir du chômage dans une société non capitaliste).

Vous prenez comme exemple une société imaginaire dans laquelle le travail de 5% des hommes suffit. Dans une société communiste et sans classes, c’est possible. Sauf que ce qui se passe et s’est toujours passé dans l’histoire, c’est que la classe dominante (qui choisit ce qui doit être produit) profite de cette aubaine pour faire travailler les autres 95%, et ce afin de produire des biens et services satisfaisants les seuls intérêts de cette classe dominante. Cela se traduit souvent par l’effort militaire ainsi que la production de luxe. Par conséquent l’abondance n’est jamais atteinte, et le besoin (de la classe dominante) est sans limite.

En revanche là ou vous avez raison, c’est que dans une société qui ne partage pas le travail, ceux qui ne font rien ne peuvent pas acheter les produits de ceux qui produisent.

Il existe deux solutions à ce problème : 1) répartir les richesses produites (ce qui n’empêchera pas ceux qui produisent de manger). La conséquence c’est comme vous dites, une chute des prix et un écroulement du système. Ou bien 2) maintenir les prix par la destruction de la production (comme vous l’expliquez très bien), et maintenir le système. Jusqu’à présent c’est la solution 2 qui a été mis en œuvre mais j’espère que ça changera un jour.

Vous faites tout un discourt sur la “rareté”, sous un angle totalement idéaliste. OK, qu’est ce que la rareté ? Base de la théorie économique : la rareté est simplement un synonyme de “cout de production très élevé”. Ce n’est qu’un curseur sur l’échelle du temps de production. L’or est rare car il est long à extraire.

Ce n’est pas + profitable de vendre des choses “rare”, que des choses “abondantes”, car si je mets 100 heures à extraire un gramme d’or, et 100 heures à extraire 1kg d’argent, au final je dois vendre ma production pour satisfaire mes 100h de travail. Donc mon gramme d’or a le même cout que mon kilo d’argent (et pourtant j’en ai 1000 fois +).

Pour entrer dans des sujets + sérieux, les entreprises ne cherchent pas + à vendre ce qui est “difficile” à produire que ce qui est “facile”. La seule chose qui compte c’est de pouvoir l’acheter 1, et le revendre 1+X. Que ce soit de l’or ou des cailloux, si ca peut s’acheter et se revendre, le système fonctionne et permet des bénéfices.

®om

@Stéphane Dubois

Vous avez l’air d’assumer (ou de vouloir?) un monde fini et statique, dans lequel l’initiative et l’invention individuelle ne joue pas un role ‘createur’ at ‘remplisseur’ de besoins.

@seb

Et depuis des milliers d’années, le temps humain « libéré » par ce mécanisme, est réinvesti ailleurs.

Cette objection, qui consiste à dire “le temps libéré grâce à l’augmentation de l’efficacité sera utilisé pour d’autres types d’emplois, car il y aura toujours des besoins” revient souvent par-ci par-là, je n’avais pas vraiment pris le temps d’y répondre…

Pour reprendre ce que je dis dans le billet, comparons deux situations. Dans la première, il faut beaucoup de travail pour réaliser une production P. Dans la seconde, la production P est atteinte avec beaucoup moins d’efforts. La même production P, donc.

Dans la première, c’est la croissance, le plein emploi, il y a plein d’argent, c’est merveilleux. Dans la seconde, c’est la crise, il n’y a plus de travail, plus d’argent… C’est totalement illogique : avec ce système, la situation où l’on est beaucoup plus efficace est catastrophique alors que la situation où “nous avons du mal à produire” est beaucoup plus prospère.

Votre objection est alors de dire que les effets dévastateurs du progrès seront compensés sur le long terme par le déplacement des emplois, ce qui permettra d’augmenter la production.

D’abord, nous ne pouvons que nous étonner du lien de cause à effet, ne serait-ce qu’à court ou moyen terme, entre l’amélioration de l’efficacité et la pauvreté. Que la société crée de nouveaux besoins et y réponde lorsque le progrès a permis de libérer du temps, tant mieux. Mais que ce soit une nécessité absolue, sans laquelle la population ne peut même plus survivre, ne serait-ce que dans les mêmes conditions qu’auparavant, est absurde.

Ensuite, nous remarquons que la subsistance ne dépend alors plus uniquement de la production (puisqu’à production égale, dans le premier cas c’est la prospérité, dans le second cas la catastrophe), mais de la combinaison de deux autres facteurs : l’inefficacité (toutes choses étant égales par ailleurs, l’inefficacité est préférable dans ce système) et la création de nouveaux emplois (fussent-ils inutiles). Si aucune de ces deux conditions n’est remplie, c’est-à-dire si l’efficacité s’améliore beaucoup plus vite que de nouveaux besoins et emplois se créent, c’est la catastrophe. Que faire alors pour éviter cette catastrophe ? Évidemment, rétablir au moins l’une des deux conditions. Soit diminuer l’efficacité, soit créer de nouveaux emplois. N’est-ce pas aberrant ? Ne pourrions-nous pas vivre dans une phase temporaire où l’efficacité est améliorée mais où de nouveaux emplois ne sont pas encore créés ? Parce qu’on a bien au moins la même production…

Enfin, à l’évidence, la première situation est meilleure pour la société, nous aurions beaucoup plus de temps libre. Ce n’est pas du tout un appel à la paresse : plus de temps libre… pour avoir des activités. Pour se cultiver. Pour travailler. Mais pas un emploi obligatoire inutile histoire d’avoir un taux de chômage moins élevé.

Cette situation serait d’ailleurs plus productive (pas au sens de la croissance économique, mais au sens du progrès), pour deux raisons. La première, c’est qu’avoir plus de temps libre pour se cultiver et pour essayer des choses favorise l’innovation. La seconde, c’est que la nécessite absolue de vérifier les deux conditions est un frein au progrès : par exemple, si l’on s’arrange pour ce que l’on produit ait une durée de vie limitée, de manière à devoir les reproduire le plus souvent possible, effectivement, des emplois seront conservés (voir le documentaire Prêt à jeter). Mais, naturellement, c’est une régression, pas un progrès. Sans parler des externalités négatives.

[…] dans une illusion de richesses virtuelles.Là aussi d’autres modèles sont possibles comme le dividende universel accompagné d’un revenue de vie. Mais en attendant, il faut emprunter des chemins de traverse […]

modjo

Prêt à jeter et un bon doc sur l’obsolescence programmée.

Voici d’autres liens intéressants :

C’est vrai que le revenu réel est identique entre 1100€ et 2000€ ?

Le revenu de base en France

®om

Nouvel article très intéressant publié chez Stan : La bataille de l’emploi est perdue d’avance.

Bien vu, ®om, pour :

Ce n’est pas du tout un appel à la paresse : plus de temps libre… pour avoir des activités. Pour se cultiver.

C’est tout à fait ce que dit le mathématicien-philosophe Bertand Russell dans son “éloge de l’oisiveté” ! (traduction plutôt mot à mot, pour coller au texte en)

®om

@okidor

Merci pour la référence.

PS : le texte est déjà disponible en français en pdf :

Éloge de l’oisiveté (Bertrand Russell)

(trouvé sur la page Wikipedia)

[…] Le dividende universel : un enjeu majeur de société […]

Gunt

plus nous parvenons à satisfaire nos besoins, plus la pauvreté augmente.

C’est même pire puisque nous en sommes réduits à satisfaire des besoins fictifs pour continuer d’assurer le plein emploi et la croissance à tout prix. Changer de 4x4 tous les deux ans, SERIOUSLY? Surtout, on voit bien qu’il va falloir requalifier la notion d’innovation derrière ces “besoins”, notion aujourd’hui malmenée puisqu’outillée uniquement afin de créer une valeur ajoutée sociétale quantifiable financièrement, donc de façon spéculative puisqu’intangible par essence. Très bon billet.

aurélien garcon

J’ignore d’où vous tirez ce postulat selon lequel le niveau d’emploi est défini par le besoin, thèse qu’aucun économiste n’a jamais soutenu (à moins que vous ne fassiez l’amalgame entre besoin et demande, deux concepts très différents), pour la simple raison qu’elle est fausse. Comparez les pays “occidentaux” avec le Bangladesh, Haïti, ou le Burkina Faso et vous devriez vous en rendre compte.

De plus, vous basez votre analyse de la valeur sur la rareté, vision dépassée depuis le 18e siècle, avec les économistes classiques, qui semblent être les derniers que vous ayez étudiés.

Vous êtes malheureusement l’illustration du drame de l’économie. Tout le monde se permet de donner son avis sur cette discipline sans rien y connaître, et sans même se chercher à se renseigner sur ce qui y est étudié. Vous vous fondez donc sur des arguments déjà réfutés, et à force de sophismes, vous êtes presque convaincant.

Adopteriez vous la même démarche avec l’astrophysique ? la médecine ? le droit ?

Bref, j’ai perdu mon temps, comme tous les gens qui vous ont lu… je ne parle même pas de ceux qui vous ont cru.

siegotto

@aurélien garcon

enfin la raison s’exprime sur ce post, merci !

C’est sûr qu’en partant de postulats faux, on peut déduire les raisonnements les plus extravagants.

@aurélien garcon et siegotto :

vos arguments supposés semblent prometteurs mais vous n’avez fait qu’en faire sentir l’odeur .

Condescendrez-vous à détailler à la foule des internautes béotiens en quoi précisément la demande devrait être distinguée du besoin dans le débat qui nous intérese ici ?

( Serait-il avéré - selon quelles études ou références ? - que la demande soit complètement décorélée du besoin ? - Si tel est est le cas, cela relèverait-il d’une fatalité inéluctable ou d’une idéologie ? etc …

Nota Bene : Il me semble que la plupart des intervenants ici n’ont pas la prétention de raisonner dans un absolu universel et comme s’ils vivaient au Bangladesh, en Haïti, ou au Burkina Faso …)

Pour être à votre tour convaincants, il vous reste possible de faire ici un minimum l’effort d’un partage pédagogique (ou vulgarisateur ?) de vos connaissances éclairées, en tenant compte du niveau (si désespérant ?) des élèves qui risquent de na pas vous croire seulement sur parole.

Merci

®om

À la fin de ce commentaire, j’expliquais que le dividende universel (par création monétaire) changerait deux choses :

@®om

  • (1) il supprimerait l’énorme redistribution des richesses de la population vers les banques ;
  • (2) il instaurerait une petite redistribution des riches vers les pauvres.

Le revenu de base sans dividende universel me semble “aberrant”, dans le sens où il ne s’occuperait que du point (2) tout en évitant soigneusement le (1), qui d’après moi est absolument nécessaire.

Le dividende universel me semble donc nécessaire au revenu de base.

Mais est-il suffisant ?

Autrement dit, faut-il, en plus de la création monétaire (éventuellement multipliée par la vitesse de circulation de la monnaie, cf la TRM2 page 49), ajouter un montant supplémentaire (qui donnerait plus de poids au point (2)) ?

Je ne savais pas vraiment répondre à cette question. Au début du commentaire en question, je me disais qu’il n’était pas impossible qu’il soit suffisant. Mais il me semble maintenant qu’il est insuffisant. Voici pourquoi.

Le revenu de base est justifié d’après moi par 3 raisons essentielles (c’est ce que je développe dans le billet) :

Le dividende universel (par création monétaire), tel que proposé par dans la TRM, est une réponse (d’après moi la plus “pure” possible) au point (c). Si je pense qu’il est insuffisant, c’est-à-dire qu’il serait judicieux de lui ajouter un revenu supplémentaire, c’est parce qu’il ne prend pas en compte les points (a) et (b).

Ainsi, il serait possible d’imaginer 2 sources de financement : une partie par création monétaire, une autre partie, supplémentaire, par d’autres moyens (taxes).

Mais mathématiquement, il est possible de revenir à une seule source de financement. En effet, si l’on considère qu’une augmentation de la masse monétaire répartie entre tous est strictement équivalente à taxer chacun pour redistribuer (augmenter la masse monétaire de 25% est équivalent à prélever un impôt de 20%), la partie financée par taxe peut être remplacée par de la création monétaire.

Ainsi, par rapport à la TRM, au lieu d’augmenter la masse monétaire de 5%/an, il suffirait de l’augmenter de 5+x%/an. Je ne sais pas comment déterminer x, mais il est facile d’imaginer qu’il représenterait la part nécessaire pour répondre aux points (a) et b.

x représente en fait un curseur pour donner plus ou moins d’importance au point (2).

Boni

Je suis loin d’être une économiste, mais à mon humble avis les trois postulats sont simplistes, imprécis voire complètement faux.

Les “besoins” ne sont pas la “demande” et les “besoins” ne sont pas quantifiables. On voit très bien, au cours de l’histoire, que les “besoins” des populations évoluent. Demandez à un homme du moyen âge s’il a “besoin” d’une télévision il vous répondra que non. En revanche la demande est créée par l’offre : c’est parce qu’on travaille à élaborer des produits innovants qui répondent à des besoins (fondamentaux ou futiles, peu importe) que l’on créé la demande. En travaillant on créé donc de la richesse, et plus on travaille, plus on créé de richesse.

Autrement vous estimez que les technologies du XIXème siècle suffisaient amplement à satisfaire les besoin et vous allez vivre chez les Hamish :)

Luinil

@Boni, on peut aussi considérer qu’il y a une demande constante pour de nouveaux produits, quelqu’ils soient, et que l’offre de nouveaux produits ne fait qu’y répondre, plutôt que de créer une nouvelle demande.

Vous pouvez créer toute l’offre que vous voulez, si il n’y a pas de demande qui y réponds, ça servira à rien.

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